"Faire taire les armes": les dirigeants africains évaluent les progrès sur le continent

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa lors du service funèbre de la figure anti-apartheid sud-africaine Andrew Mlangeni à Soweto, Afrique du Sud, le 29 juillet 2020. (Jerome Delay / Pool / AFP)
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa lors du service funèbre de la figure anti-apartheid sud-africaine Andrew Mlangeni à Soweto, Afrique du Sud, le 29 juillet 2020. (Jerome Delay / Pool / AFP)
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Publié le Dimanche 06 décembre 2020

"Faire taire les armes": les dirigeants africains évaluent les progrès sur le continent

  • L'Union africaine (UA), qui regroupe 55 Etats, a adopté en 2013 un plan pour que cesse le bruit des armes sur le continent d'ici 2020
  • M. Ramaphosa a condamné les actes de terrorisme et la violence extrémiste qui ravagent la région du Sahel et le nord du Mozambique

JOHANNESBURG, Afrique du Sud : Les dirigeants africains ont fait un point dimanche sur leur objectif affiché voici sept ans de "faire taire les armes" sur le continent, alors que plusieurs régions sont de nouveau en proie à la violence.

L'Union africaine (UA), qui regroupe 55 Etats, a adopté en 2013 un plan pour que cesse le bruit des armes sur le continent d'ici 2020. Quatre ans plus tard, les dirigeants ont signé une feuille de route précisant leur objectif.

Dimanche, les chefs d'Etat et de gouvernement ont tenu une réunion, en mode virtuel, pour évaluer les progrès.

"Nous ici réunis savons tous que les armes ne sont toujours pas silencieuses", a résumé d'emblée le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UA.

"Dans certaines régions, la paix a été instaurée mais nous sommes toujours confrontés à des défis considérables", a-t-il ajouté.

M. Ramaphosa a condamné les actes de terrorisme et la violence extrémiste qui ravagent la région du Sahel et le nord du Mozambique.

Le président de l'UA a également exprimé sa préoccupation concernant la situation au Sahara occidental, où des troubles ont récemment éclaté entre le Maroc et les rebelles du Front Polisario.

Il n'a néanmoins fait aucun commentaire concernant le conflit dans la région dissidente éthiopienne du Tigré, déclenché en novembre par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed qui a envoyé l'armée fédérale à l'assaut des forces du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF).

Le siège de l'Union africaine est dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba.

Si M. Ramaphosa a salué de petites victoires, il a néanmoins rappelé à ses pairs que le grand accord commercial continental qui entre en vigueur le mois prochain demeurerait compliqué tant que le continent ne sera pas stable.

Samedi, les dirigeants ont officiellement choisi la date du 1er janvier 2021 pour lancer la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), censée devenir l'espace commercial le plus peuplé du monde.

Ce marché commun ambitionne de faire progresser les échanges intra-africains pour doper les économies du continent le moins développé.

Initialement, le marché devait être actif dès le 1er juillet 2020. Mais la fermeture de la plupart des frontières à cause de la pandémie de coronavirus a entraîné le report de la date.

"Son succès ne peut être séparé d'un environnement stable et propice au commerce capable d'attirer les investissements étrangers directs", a souligné M. Ramaphosa.

 


Réunion sur Gaza vendredi à Miami entre Etats-Unis, Qatar, Egypte et Turquie

L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
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  • Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump
  • Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale

WSAHINGTON: L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain.

Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump.

Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale.

Le cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur en octobre entre Israël et le Hamas, demeure précaire, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.

Le président américain n'en a pas moins affirmé mercredi, dans une allocution de fin d'année, qu'il avait établi la paix au Moyen-Orient "pour la première fois depuis 3.000 ans."

La Turquie sera représentée à la réunion par le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan.

Dans un discours, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui affirmé que son pays se tenait "fermement aux côtés des Palestiniens".

 

 


Zelensky dit que l'Ukraine a besoin d'une décision sur l'utilisation des avoirs russes avant la fin de l'année

ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
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  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année
  • "Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord

BRUXELLES: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année, lors d'une conférence de presse à Bruxelles en marge d'un sommet des dirigeants de l'UE sur le sujet.

"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord sur l'utilisation de ces avoirs pour financer l'Ukraine. En l'absence d'accord, Kiev sera à court d'argent dès le premier trimestre 2026.

 

 


Trump impose des restrictions d'entrée à sept autres pays et aux Palestiniens

Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
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  • Donald Trump élargit les interdictions d’entrée aux États-Unis à sept pays supplémentaires, dont la Syrie, et inclut les Palestiniens munis de documents de l’Autorité palestinienne
  • La Maison Blanche invoque la sécurité nationale, tout en prévoyant des exceptions limitées, dans le cadre d’un durcissement général de la politique migratoire

WASHINGTON: Donald Trump a étendu mardi les interdictions d'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays, dont la Syrie, ainsi qu'aux Palestiniens.

Le président américain a signé une proclamation "restreignant et limitant davantage l'entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des Etats-Unis", a indiqué la Maison Blanche.

Les nouveaux pays concernés par cette mesure sont le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie, tandis que le Laos et la Sierra Leone passent de restrictions partielles à totales.

Les Palestiniens disposant de documents de voyage émis par l'Autorité palestinienne sont également visés.

L'administration Trump avait déjà imposé des restrictions totales visant les ressortissants de douze pays et des dizaines d'autres pays se sont vus imposer des restrictions partielles.

S'agissant de la Syrie, la mesure intervient quelques jours après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le centre de ce pays.

L'administration Trump dit avoir identifié des pays où les vérifications sont "tellement insuffisantes qu'elles justifiaient une suspension totale ou partielle de l'admission des ressortissants de ces pays".

La proclamation prévoit cependant des exceptions pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, certaines catégories de visas comme les athlètes et les diplomates, et les personnes dont "l'entrée sert les intérêts nationaux des Etats-Unis".

Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump mène une vaste campagne contre l'immigration illégale et a considérablement durci les conditions d'entrée aux Etats-Unis et l'octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale.

Ces mesures visent ainsi à interdire l'entrée sur le territoire américain aux étrangers qui "ont l'intention de menacer" les Américains, selon la Maison Blanche.

De même, pour les étrangers qui "pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs" des Etats-Unis.

Le président américain s'en est récemment pris avec virulence aux Somaliens, disant qu'il "ne voulait pas d'eux chez nous".

En juin, il avait annoncé des interdictions d'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (Afghanistan, Birmanie, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Erythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Yémen).

En revanche, le Turkménistan, pays qui figure parmi les plus reclus au monde, se voit accorder un satisfécit, la Maison Blanche évoquant mardi des "progrès significatifs" dans cet Etat d'Asie centrale.

Du coup, les ressortissants de ce pays pourront à nouveau obtenir des visas américains, mais uniquement en tant que non-immigrants.

Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump s'en était pris de façon similaire à certains pays, ciblant principalement des pays musulmans.