Colombie: Les militaires disent être «très proches» de retrouver les enfants disparus dans la jungle

Un soldat sur le site de l'accident d'avion dans la forêt amazonienne, municipalité de Solano, département de Caqueta, Colombie, le 23 mai 2023 (Photo, AFP).
Un soldat sur le site de l'accident d'avion dans la forêt amazonienne, municipalité de Solano, département de Caqueta, Colombie, le 23 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 31 mai 2023

Colombie: Les militaires disent être «très proches» de retrouver les enfants disparus dans la jungle

  • Originaires du groupe indigène Uitoto, les enfants sont habitués à la vie dans la jungle
  • Des technologies satellitaires sont déployées pour tenter de déterminer le chemin que les enfants auraient pu emprunter

BOGOTA: Une empreinte de pied, des fruits mâchés, un abri de fortune... avec la découverte de nouveaux indices, l'armée colombienne assure être "très proche" de retrouver les quatre enfants rescapés d'un accident d'avion et disparus maintenant depuis près de trente jours dans la jungle du sud de la Colombie.

Ces derniers indices retrouvés "confirment deux choses", a expliqué à une radio locale le général Pedro Sanchez, en charge des recherches. "La première est qu'ils (les enfants) sont vivants, et la deuxième est que nous sommes très proches", a assuré le général Sanchez, à la tête de près de 160 militaires aidés de 70 indigènes qui ratissent cette zone de forêt entre les départements de Caqueta et Guaviare.

Ces quatre enfants, de 13, 9, 4 ans et 11 mois (l'aîné et la plus petite sont des filles), errent seuls dans la jungle colombienne depuis près d'un mois après l'accident, le 1er mai, du Cessna 206 à bord duquel ils voyageaient avec leur mère et deux autres proches. Les trois adultes sont décédés dans l'accident, et leurs corps ont été retrouvés par l'armée sur le site du crash.

Originaires du groupe indigène Uitoto, les enfants sont habitués à la vie dans la jungle et savent comment y survivre, assurent leurs proches.

Les équipes de secours, à l'aide de chiens renifleurs, cherchaient initialement la fratrie dans une zone de plus de 320 km, soit trois fois la taille de Paris intra-muros. Mais les nouvelles découvertes ont réduit la zone de recherche "à environ vingt kilomètres carrés", a expliqué le général.

L'empreinte la plus récente retrouvée pourrait, en raison de sa taille, correspondre à Lesly, l'aînée du groupe, qui, selon ses proches, se déplace dans la jungle avec facilité. Contrairement aux empreintes de sandales trouvées les jours précédents, la nouvelle trace indique que la jeune fille marche désormais pieds nus.

À environ 1,2 kilomètre au sud de cette empreinte, "nous avons trouvé une sorte d'abri. Il a probablement été utilisé par les enfants pour une ou deux nuits" pour se reposer, selon l'officier supérieur.

Espoir relancé 

Déjà lundi, le général Sanchez avait relancé l'espoir, annonçant que ses hommes avaient découvert une paire de chaussures et deux couches, dont une usagée.

Il avait même estimé que ses unités se sont trouvées "à environ cent mètres" des enfants "en corroborant les indices trouvés avec le GPS", mais que les pluies, la végétation et le terrain marécageux rendaient les recherches difficiles. "Là, à vingt mètres, on ne voit rien", a-t-il expliqué, ajoutant que "la pluie, environ seize heures par jour, efface toute trace et étouffe le bruit des mouvements".

L'armée de l'air s'est jointe à l'opération de secours baptisée "Espoir", avec trois hélicoptères. À l'aide d'un haut-parleur à bord d'un appareil, un message enregistré par la grand-mère des enfants a même été diffusé.

Dans la langue indigène Uitoto, elle dit à ses petits-enfants qu'ils sont recherchés et leur demande de rester où ils se trouvent afin qu'on puisse leur porter secours.

Des technologies satellitaires sont également déployées pour tenter de déterminer le chemin que les enfants auraient pu emprunter dans la jungle et de puissants projecteurs ont été pointés vers le ciel pour tenter de les diriger.

Le grand-père des disparus, Fidencio Valencia, dit avoir confiance en l'aînée de la fratrie, Lesly, "forte" et "intelligente", qui selon lui a réussi à mettre en sécurité ses frères et sœurs, qui sont "habitués à la jungle".

Selon l'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC), les Uitoto vivent en "harmonie" dans la jungle et conservent des traditions telles que la chasse, la pêche et la cueillette de fruits sauvages.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.