The Musettes: La première plateforme business dédiée aux «expat’preneures»

The Musettes: La première plateforme business dédiée aux «expat’preneures»
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Publié le Lundi 05 juin 2023

The Musettes: La première plateforme business dédiée aux «expat’preneures»

  • L’idée de fonder the Musettes est née d’une volonté de pouvoir continuer son activité à la suite de l’expatriation
  • La plateforme offre un espace d’échange et de networking, afin d’accompagner des femmes francophones, entrepreneures, dans leurs projets

DUBAÏ : Dans un entretien accordé à Arab News en franҫais, Adeline Verdier, fondatrice de « The Musettes » nous parle de la plateforme « Expat Community Lab ».

Une plateforme, un réseau professionnel, une communauté d’expatriées avec un nombre de défis en commun et une seule volonté, celle d’entreprendre, de réussir et d’apporter leur empreinte là où elle se trouve. En résumé, réussir, et aider les autres à réussir.

« The Musettes », en intermédiaire, offre un espace de rencontre et d’échange, des networking events pour guider ces entrepreneures, dans leur parcours, de l'idéation à la mise en œuvre de leurs projets, en passant par un accès à des experts dans différents secteurs pour les accompagner dans leur montée en compétence. 

Le projet : « The Musettes »

L’idée de fonder the Musettes est née d’une volonté de continuer son activité à la suite de l’expatriation. Adeline était à la recherche d'un projet non cantonné à un seul lieu. 

En tant qu'expatriée, elle ne pouvait pas mener à bien son travail de restauratrice de tableaux, après avoir quitté Paris pour Amsterdam en 2015 avant de venir s’installer à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, il y a deux ans avec sa famille.

À commencer par son nom, « The Musettes », né à Amsterdam en 2018, renvoie aux muses qui ont inspiré les artistes (écrivains, peintres, poètes etc.) au fil des siècles. Ainsi, « The Musettes » est un clin d’œil à l’activité d’Adeline dans le domaine des arts, ce qui a été aussi une source d’inspiration pour son projet.

« C’est un projet à destination des femmes expatriées francophones et entrepreneures. Les femmes expatriées entreprennent. Ce ne sont pas que des « hobbies », ce sont des entreprises avec des investissements de temps et d’argent (…) et je trouvais que c’était intéressant de les mettre en avant, de les soutenir, de les promouvoir et les aider concrètement à se développer » a affirmé Adeline.

Aujourd’hui, « The Musettes » est une communauté qui se développe à travers le monde, un réseau d’échange et de communication entre une femme entrepreneure à Dubai avec une autre au Japon.

Les défis face à l'expatriation et l'entreprenariat 

Plusieurs défis se posent lorsque nous parlons d'entrepreneuriat. La fondatrice de « The Musettes » évoque la solitude, comme l’un des principaux « challenge » dans le processus, qui découle du fait d'être dans une nouvelle ville, devoir construire un réseau social et professionnel, avec peu de repères.

La barrière linguistique est un autre défi, ainsi que l’aspect financier. Ce dernier peut aboutir à une dépendance financière (le temps que le projet commence à être rentable), plus ou moins bien (ou mal) vécue par l’entrepreneure, d’où l’importance d’offrir l’encadrement nécessaire, par l’intermédiaire de la plateforme (« The Musettes »), et le soutien de la famille, et du conjoint.

« Dans la majorité des cas, les conjoints sont très impliqués (…) mais il y a quand même un état d’esprit à avoir et la femme doit travailler là-dessus pour pouvoir vraiment s'épanouir professionnellement et aller au-delà de cette difficulté, » ajoute Adeline.

Les secteurs d'activités qui attirent le plus d’entrepreneures 

Pour Adeline, « L'entrepreneuriat, c'est un des plus beaux métiers, mais c'est un des plus durs ». D’où nécessité de s’adapter, de savoir s’entourer d’experts dans différents domaines (stratégie digitale, stratégie de marque entre autres), et développer des compétences pour piloter son projet.

« The Musettes » collabore avec des entreprises, des entités locales et des ONG, pour apporter le soutien nécessaire aux entrepreneures.

Ces entrepreneures « ont des projets à impact, à travers le monde, que ce soit environnemental, social, sociétal, culturel, » a déclaré Adeline, en soulignant l’importance de puiser ces ressources dans son environnement local, et travailler avec les communautés respectives.

« Elles utilisent des matières premières, si possible écologiques et organiques. «[Les entrepreneures] sont là pour aider la population qui travaille avec elles, les petits ateliers, ou alors elles reversent à des orphelinats les bénéfices, » a-t-elle ajouter.

Aux Emirats, les principaux types d’activités se tournent vers la joaillerie, le prêt à porter et le Wellness. Le pays offre un environnement dynamique et propice à l’expatriation et a l’entreprenariat. « Aux Émirats, il y a une bienveillance, (…) Les gens sont très investis, on est emporté par cette dynamique, cette énergie qui existe peut-être un peu moins ailleurs, » a confirmé la fondatrice de la plateforme.

Les projets à venir de « The Musettes »

Le 15 Juin, « The Musettes » se réunira pour un « networking event », qui regroupera des entrepreneures et des femmes qui travaillent dans des entreprises.

Par ailleurs, une série d’évènements en présentiel se tiendra dans différentes villes à partir de la rentrée, à Barcelone, Lisbonne, et San Francisco, pour n’en mentionner que quelques-unes.

The Musettes a pour objectif d’étendre ces activités à travers la région, aux Émirats, en particulier à Abou Dhabi et en Arabie saoudite.

« L’Arabie saoudite est en train de se développer, le but est d’aller faire des évènements là-bas, d’aller voir aux portes comment ça se passe, et de montrer qu’il y a des femmes qui font des projets très intéressants » a déclaré Adeline.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com