Immigration: Les députés LR appellent à dénoncer l'accord avec l'Algérie

Le député français de droite Les Républicains Eric Ciotti et le député Les Républicains Olivier Marleix à l'Assemblée nationale à Paris dénoncent l'accord avec l'Algérie sur l'immigration (Photo, AFP).
Le député français de droite Les Républicains Eric Ciotti et le député Les Républicains Olivier Marleix à l'Assemblée nationale à Paris dénoncent l'accord avec l'Algérie sur l'immigration (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 juin 2023

Immigration: Les députés LR appellent à dénoncer l'accord avec l'Algérie

  • Les Républicains à l'Assemblée appellent à dénoncer l'accord franco-algérien sur l'immigration, et ont déposé une proposition de résolution en ce sens
  • Aux termes de cet accord, les Algériens bénéficient d'avantages sur certains points par rapport à d'autres ressortissants étrangers

PARIS: Après la révision prônée par Edouard Philippe, Les Républicains à l'Assemblée appellent à dénoncer unilatéralement l'accord franco-algérien sur l'immigration, et ont déposé une proposition de résolution en ce sens, a-t-on appris mercredi auprès du groupe parlementaire.

Cette proposition appelle "à la dénonciation, par les autorités françaises, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968", qui crée un statut particulier pour les ressortissants algériens en matière de circulation, de séjour et d'emploi en France, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de RMC et du JDD.

Aux termes de cet accord, les Algériens bénéficient d'avantages sur certains points par rapport à d'autres ressortissants étrangers (notamment en matière de regroupement familial), sur d'autres ils sont perdants (notamment pour les étudiants).

"Ces dérogations forment ce que l'on pourrait presque qualifier d’un droit automatique à l'immigration", affirme la proposition de résolution, qui estime qu'"aucun motif ne justifie désormais que les ressortissants algériens bénéficient d'un tel statut juridique".

Les députés rejettent une résolution LR pour limiter les soins aux sans-papiers

Les députés ont rejeté mercredi, par 120 voix contre et 77 pour, une proposition de résolution LR appelant à restreindre l'Aide médicale d'Etat (AME) qui permet aux étrangers en situation irrégulière d'accéder aux soins.

La députée LR Véronique Louwagie, auteure du texte, a déploré le "dérapage devenu complètement incontrôlable" de l'AME qui est selon elle "en train de devenir un scandale démocratique et une très grande injustice sociale".

La proposition appelait notamment à recentrer l'AME "sur les seuls soins urgents", à "modifier la protection santé des demandeurs d'asile des pays d’origine sûrs" et à restreindre les titres de séjour pour soins.

Les auteurs de la résolution déplorent également que les autorités algériennes n'aient "pas démontré leur volonté de coopérer de manière effective" avec la France sur les expulsions "par la délivrance des laissez-passer consulaires".

Jugeant que "l'hypothèse d’une simple renégociation ne paraît pas aujourd’hui envisageable", le texte rédigé par le président de LR Eric Ciotti, sa secrétaire générale Annie Genevard et le patron des députés Olivier Marleix appelle les autorités "à dénoncer" unilatéralement cet accord.

Mercredi matin déjà, le président LR du Sénat Gérard Larcher avait prôné de "réexaminer" l'accord conclu dans le sillage de la fin de la guerre d'Algérie, estimant sur France Inter que "55 ans après, les conditions ont changé".

L'idée d'une révision, serpent de mer à droite, a été relancée par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, lui-même ex-LR.

"Le maintien aujourd’hui d'un tel dispositif avec un pays avec lequel nous entretenons des relations compliquées ne me paraît plus justifié", a-t-il estimé dans une interview à L'Express publiée lundi.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".