Attaque d'Annecy: Clémentine Autain dénonce un «procès contre l'ensemble des migrants»

Les habitants d'Annecy se rassemblent pour soutenir les victimes et leurs familles à Annecy le 11 juin 2023, suite à l'attaque d'un réfugié syrien qui a poignardé six personnes, dont quatre jeunes enfants. (Photo JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)
Les habitants d'Annecy se rassemblent pour soutenir les victimes et leurs familles à Annecy le 11 juin 2023, suite à l'attaque d'un réfugié syrien qui a poignardé six personnes, dont quatre jeunes enfants. (Photo JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)
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Publié le Lundi 12 juin 2023

Attaque d'Annecy: Clémentine Autain dénonce un «procès contre l'ensemble des migrants»

  • «Je suis en désaccord complet avec la petite musique qui s'est fait entendre sur les thèmes, sur l'agenda qui est celui de l'extrême droite», s'est indignée sur France 2 la parlementaire Insoumise
  • «J'appelle aujourd'hui toutes les voix progressistes, les voix de gauche, à dire stop à cet acharnement contre les migrants»

PARIS: La députée LFI Clémentine Autain a critiqué lundi la "politisation" sur "les thèmes d'extrême droite" de l'attaque d'Annecy par un réfugié syrien qui a fait six blessés à coups de couteau dont quatre jeunes enfants et dénoncé un "procès contre l'ensemble des migrants".

"Je suis en désaccord complet avec la petite musique qui s'est fait entendre sur les thèmes, sur l'agenda qui est celui de l'extrême droite", s'est indignée sur France 2 la parlementaire Insoumise, pour qui "immédiatement on est passé au procès de l'ensemble des migrants".

"J'appelle aujourd'hui toutes les voix progressistes, les voix de gauche, à dire stop à cet acharnement contre les migrants", a-t-elle ajouté, en dénonçant les "propositions de l'extrême droite et des droites dures qui visent à chasser toujours plus les migrants".

Course sécuritaire

"Cette chasse est vaine, on n'y arrivera pas, elle est moralement contestable et enfin elle n'apportera pas de solution aux problèmes quotidiens" des Français, a-t-elle averti, assurant qu'il "n'y a pas d'issue possible dans cette course sécuritaire" après "29 lois sur l'immigration depuis 1980 (...) qui durcissent les conditions d'accueil".

L'assaillant, un réfugié syrien récemment parti de son pays d'accueil, la Suède, après des années de vie familiale, a été mis en examen pour "tentatives d'assassinat" et placé en détention provisoire samedi, sans que l'enquête n'ait encore permis de comprendre son geste.

"La responsabilité des dirigeants politiques est de ne pas exploiter la peur et l'émotion suscitées par cet événement pour en tirer des conséquences qui généralisent une forme de stigmate que l'on poserait sur la migration et sur les politiques d'asile en Europe", a mis en garde sur franceinfo l'ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017 Benoît Hamon.

"La question de l'asile est une question centrale dans la définition de la civilisation européenne, si tant est que la convention de Genève a encore du sens pour nous, que les droits de l'Homme ont encore du sens pour nous", a ajouté le directeur général de l'association Singa, qui œuvre pour l'intégration par le travail, après les remises en cause du droit d'asile par l'extrême droite.

Après Annecy, Bardella (RN) veut «restreindre le droit d'asile»

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella souhaite "restreindre le droit d'asile" et "remettre à plat" les règles de son octroi parce qu'il est selon lui "donné dans l'Union européenne de manière beaucoup trop large".

Cinq jours après l'attaque d'Annecy par un réfugié syrien, en règle, qui a fait six blessés à coup de couteau dont quatre jeunes enfants, l'eurodéputé a dénoncé sur Cnews "la conséquence du désordre migratoire" en France et en Europe.

"Le droit d'asile, ça a été la grandeur de la France pendant des décennies, ça a permis d'abriter des gens qui fuyaient des pays pour des persécutions politiques, pour des persécutions personnelles, pour des convictions religieuses ou des convictions intimes (...), mais ce n'est pas le droit inconditionnel d'accueillir tout le monde", a-t-il fustigé.

Il a notamment critiqué le principe de "la protection subsidiaire" dans les critères d'attribution, qui selon lui concernent les personnes touchées "au sens large par un conflit".

La protection subsidiaire est une protection internationale fournie à un demandeur d'asile qui ne répond pas aux critères pour devenir réfugié.

Au delà, Jordan Bardella a de nouveau défendu le principe de demandes d'asile déposées dans les ambassades et consulats des pays de départ, y compris en Syrie, où une représentation nationale aurait selon lui également "un intérêt" pour les "services de renseignement".

Il a en outre plaidé pour l'installation "sous l'égide des Nations Unies" de "camps humanitaires aux frontières des pays qui sont concernés par des conflits pour sécuriser les populations" menacées.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.