L'Iran confirme discuter indirectement avec les Etats-Unis via Oman

Vue générale de la capitale iranienne, Téhéran, le 7 janvier 2023, avec le drapeau iranien flottant au vent. (AFP)
Vue générale de la capitale iranienne, Téhéran, le 7 janvier 2023, avec le drapeau iranien flottant au vent. (AFP)
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Publié le Lundi 12 juin 2023

L'Iran confirme discuter indirectement avec les Etats-Unis via Oman

  • La médiation d'Oman porte aussi sur un échange de prisonniers, pour lequel «les négociations se poursuivent»
  • Le programme nucléaire iranien fait depuis longtemps l'objet de surveillance de la part des puissances occidentales

TEHERAN: L'Iran continue à mener des pourparlers indirects avec les Etats-Unis par l'intermédiaire du sultanat d'Oman, notamment au sujet de l'accord nucléaire et d'un éventuel échange de prisonniers, a confirmé lundi un responsable diplomatique à Téhéran.

Les discussions menées à Mascate, la capitale du sultanat d'Oman, "n'étaient pas secrètes", a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani, interrogé sur des informations de presse faisant état d'avancées entre Téhéran et Washington.

"Afin de stimuler les pourparlers sur la levée des sanctions" américaines visant l'Iran, "nous avons salué les efforts des responsables omanais et nous avons échangé des messages avec l'autre partie par l'intermédiaire de ce médiateur", a-t-il expliqué au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.

"Les pourparlers se poursuivent dans ce cadre", a-t-il précisé.

Téhéran et Washington n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 1980 à la suite de la Révolution islamique en Iran.

Ces derniers jours, les deux capitales ont démenti des informations publiées par des médias selon lesquelles elles étaient proches de conclure un accord intérimaire pour remplacer l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, moribond depuis le retrait américain en 2018.

"Il n'y a pas d'accord temporaire pour remplacer le JCPOA (acronyme de l'accord) et une telle chose n'est pas à l'agenda", a réagi vendredi la mission de l'Iran auprès de l'ONU, citée par l'agence officielle Irna. La Maison Blanche a également qualifié de "fausse" l'information parue dans la presse.

Téhéran cherche à obtenir la levée des sanctions appliquées par les Etats-Unis depuis 2018, qui affectent durement son économie.

La médiation d'Oman porte aussi sur un échange de prisonniers, pour lequel "les négociations se poursuivent", a réaffirmé M. Kanani. "Si l'autre partie fait preuve du même sérieux que nous, nous pouvons arriver à un résultat dans un avenir proche", a-t-il ajouté.

Au moins trois Irano-Américains sont détenus en Iran, dont l'homme d'affaires Siamak Namazi, arrêté en octobre 2015 et condamné à dix ans de prison pour espionnage.

De son côté, l'Iran a fait état en 2022 de la détention "de dizaines" de ressortissants aux Etats-Unis, dont certains sont accusés d'avoir "détourné les sanctions américaines" prises contre Téhéran.

Ces dernières semaines, l'Iran a libéré six prisonniers européens et récupéré un diplomate iranien condamné pour terrorisme et incarcéré en Belgique.

Par ailleurs, M. Kanani a démenti l'annonce par la Maison Blanche que l'Iran fournissait du matériel à la Russie pour "construire une usine de drones".

"Nous rejetons toute accusation concernant l'exportation d'armes vers la Russie pour une utilisation dans la guerre contre l'Ukraine", a déclaré le porte-parole.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.