Macron présente un plan de relocalisation de la production de médicaments en France

Le président français Emmanuel Macron (C) s'entretient avec le directeur des opérations d'Aguettant Guillaume Sabatier (3G), la responsable d'Aguettant Solene Poulachon (D), à côté du PDG du Laboratoire Aguettant Eric Rougemont (G), le ministre français du Travail, de l'Emploi et de l'Intégration Olivier Dussopt ( 3e D), et le ministre de la Santé François Braun (2e G) en visite au laboratoire pharmaceutique Aguettant lors d'une visite sur le thème de la délocalisation de la production de médicaments à Champagne le 13 juin 2023. (Photo ERIC GAILLARD / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (C) s'entretient avec le directeur des opérations d'Aguettant Guillaume Sabatier (3G), la responsable d'Aguettant Solene Poulachon (D), à côté du PDG du Laboratoire Aguettant Eric Rougemont (G), le ministre français du Travail, de l'Emploi et de l'Intégration Olivier Dussopt ( 3e D), et le ministre de la Santé François Braun (2e G) en visite au laboratoire pharmaceutique Aguettant lors d'une visite sur le thème de la délocalisation de la production de médicaments à Champagne le 13 juin 2023. (Photo ERIC GAILLARD / POOL / AFP)
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Publié le Mardi 13 juin 2023

Macron présente un plan de relocalisation de la production de médicaments en France

  • Lors d'un déplacement en Ardèche, le chef de l'Etat a fait état d'une "cinquantaine de médicaments essentiels pour lesquels notre dépendance aux importations extra- européennes est avérée" et qu'il faut donc "relocaliser"
  • Il s’agit soit de médicaments produits à l’étranger, soit de médicaments déjà produits en France mais dont la production est en tension par rapport à la demande, a expliqué un conseiller de l'Elysée

CHAMPAGNE: Emmanuel Macron a annoncé mardi que la production d'une cinquantaine de médicaments, pour lesquels la France est trop dépendante des importations, devait être relocalisée sur le territoire national.

Lors d'un déplacement en Ardèche, le chef de l'Etat a fait état d'une "cinquantaine de médicaments essentiels pour lesquels notre dépendance aux importations extra- européennes est avérée" et qu'il faut donc "relocaliser".

Vingt-cinq d'entre eux "verront leur production relocalisée ou augmentée significativement (...) dans les semaines à venir", a ajouté le chef de l'Etat.

Il s’agit soit de médicaments produits à l’étranger, soit de médicaments déjà produits en France mais dont la production est en tension par rapport à la demande, a expliqué un conseiller de l'Elysée.

Huit nouveaux projets de relocalisation, représentant un investissement total de plus de 160 millions d'euros, seront soutenus par l'Etat, a-t-il précisé.

Ils portent sur l'amoxicilline - avec le renforcement des capacités du britannique GSK en Mayenne - des médicaments stratégiques pour l'anesthésie-réanimation, des antidouleurs morphiniques ou encore des anticancéreux, a détaillé l'Elysée.

L'un d'eux concerne aussi la production de médicaments stratégiques d’urgence et de réanimation par le laboratoire Aguettant, dont Emmanuel Macron a visité l'un des sites mardi à Champagne en Ardèche.

Pour les autres médicaments identifiés, un guichet sera lancé "dans les tout prochains jours" afin de soutenir les projets, avec une "première enveloppe de 50 millions d'euros", a précisé Emmanuel Macron.

Ces 50 médicaments font partie d'une liste de 450 médicaments dits prioritaires sur lesquels "on doit absolument sécuriser nos chaînes soit en relocalisant totalement soit en diversifiant et en continuant d’innover", a précisé le président.

Cette liste sera présentée dans l'après-midi par le ministre français de la Santé François Braun.

La France dépend à hauteur de 60 à 80% des importations, notamment de la Chine, pour la production de médicaments dit matures (antibiotiques, produits d'anesthésie...). Et selon une étude BVA réalisée pour France Assos Santé en mars, citée par l'Elysée, 37% des Français ont été confrontés à des pénuries en pharmacie.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.