La surpêche pousse les requins de récif vers l'extinction, s'alarme une étude

Les requins de récif sont menacés d'extinction à travers le monde par la surpêche (Photo d'illustration, AFP).
Les requins de récif sont menacés d'extinction à travers le monde par la surpêche (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Vendredi 16 juin 2023

La surpêche pousse les requins de récif vers l'extinction, s'alarme une étude

  • En matière d'impact, la perte de ces requins provoquerait un effet ricochet dans la chaîne alimentaire
  • En outre, les requins étaient absents de 14% des récifs où ils avaient été auparavant observé

WASHINGTON: Les requins de récif sont menacés d'extinction à travers le monde par la surpêche, selon une étude parue jeudi, qui souligne des risques auparavant sous-estimés pour ces squales.

Une telle disparition aurait un fort impact pour les humains, affirment les auteurs de l'étude, en raison du rôle que joue l'espèce dans la régulation des écosystèmes marins. Les requins de récif maintiennent en effet un équilibre délicat dans une chaîne alimentaire dont des millions d'êtres humains dépendent.

L'étude, publiée dans la revue Science, est le résultat d'une collaboration mondiale débutée en 2015 au sein du projet Global FinPrint, qui a récolté plus de 22.000 heures d'images vidéo des récifs d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.

Utilisant un modèle informatique, une équipe d'une centaine de scientifiques du monde entier ont estimé que les populations de cinq des espèces les plus communes de requins de récif -- requin gris de récif, requin-nourrice atlantique, requin de récif des Caraïbes, requin à pointes noires, requin-corail -- étaient 60 à 70% inférieures à celles qu'elles pourraient être sans pressions humaines extérieures.

En outre, les requins étaient absents de 14% des récifs où ils avaient été auparavant observés.

Le chercheur à la tête des travaux, Colin Simpfendorfer, de l'université James Cook et de l'université de Tasmanie, en Australie, a expliqué auprès de l'AFP qu'avant l'étude, peu d'inquiétude existait autour du sort du requin-corail, à l'inverse de celui de ses plus gros cousins.

"Mais quand on s'est posés et qu'on a regardé les résultats d'ensemble, c'était assez stupéfiant", a affirmé le scientifique.

Effet ricochet
Les conclusions de l'étude devraient aider à mettre à jour la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) au cours de l'année prochaine ou de la suivante. De nouvelles espèces devraient ainsi être classées "en danger", une étape importante vers la prise de mesures pour les sauvegarder.

Selon Colin Simpfendorfer, le facteur principal de ce déclin est la surpêche, à la fois celle ciblant spécifiquement les requins pour leurs ailerons et leur chair, mais aussi celle accidentelle.

En matière d'impact, la perte de ces requins provoquerait un effet ricochet dans la chaîne alimentaire. Les proies dont ils se nourrissent augmenteraient en nombre, mais le niveau suivant diminuerait et ainsi de suite, déclenchant des perturbations imprévisibles qui mettraient en danger la sécurité alimentaire mondiale.

D'autant plus que les requins de récif permettent de contrôler les populations d'herbivores, précise le chercheur. Et quand les herbivores augmentent en nombre, ils ingurgitent davantage d'algues, celles-ci étant un facteur important d'absorption de CO2 par photosynthèse.

"La séquestration de carbone sur les récifs coralliens sans requins est bien plus basse que sur ceux avec requins", indique Colin Simpfendorfer. Avec donc un impact sur le réchauffement climatique.

«Lieux d'espoir»
Le financement pour le projet provient de la Fondation de la famille de Paul G. Allen, qui avait notamment lancé le recensement des grands éléphants, une étude aérienne à l'échelle de toute l'Afrique.

Dans l'étude sur les requins de récif, les scientifiques ont utilisé des caméras stationnaires sous-marines, avec une petite quantité de poissons gras placés sur un bras, afin d'attirer et d'observer les requins.

Au total, ils ont étudié 391 récifs coralliens dans 67 pays et territoires, utilisant 22.756 caméras, et générant trois années d'images vidéo.

Les récifs aux populations de requins les plus saines se trouvaient dans les pays à fort revenu, disposant de réglementations plus strictes.

Mais l'équipe de chercheurs a aussi découvert certains "lieux d'espoir" dans des pays en développement, tels que l'île Sipadan en Malaisie ou le récif Lighthouse à Belize.

Autour, les populations de requins ont clairement diminué, "mais dans ces zones où vous avez d'importantes aires marines protégées et de bons moyens de les contrôler, vous avez de solides populations de requins", a déclaré à l'AFP Michael Heithaus, de l'université internationale de Floride et co-auteur de l'étude.

Une telle donnée offre un motif d'espoir que les zones où les populations de requins de récif ont été fortement appauvries puissent être repeuplées tant qu'un certain nombre y demeure et qu'un programme minutieux de gestion y est suivi.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.