A Paris, une Fashion week très VIP avec les débuts de Pharrell Williams

Avec sa première collection pour Louis Vuitton, l'artiste touche-à-tout Pharrell Williams lance mardi la Fashion week à Paris avec le défilé le plus attendu de l'année. (AFP)
Avec sa première collection pour Louis Vuitton, l'artiste touche-à-tout Pharrell Williams lance mardi la Fashion week à Paris avec le défilé le plus attendu de l'année. (AFP)
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Publié le Dimanche 18 juin 2023

A Paris, une Fashion week très VIP avec les débuts de Pharrell Williams

  • Le premier défilé de «Pharrell» ouvre la semaine du prêt-à-porter, traditionnellement réservé à la jeune création, et devrait attirer quantité de célébrités
  • Le PDG du LVMH, Bernard Arnault, qui a vu les premières ébauches de la collection, a dit que cela avait «l'air très, très intéressant»

PARIS: Avec sa première collection pour Louis Vuitton, l'artiste touche-à-tout Pharrell Williams, connu pour son tube planétaire "Happy", lance mardi la Fashion week à Paris avec le défilé le plus attendu de l'année.

En guise d'annonce, il a publié en ligne une photo de lui devant le musée d'Orsay, sur lequel est accroché un gigantesque panneau montrant Rihanna, enceinte, porter des sacs colorés avec le logo LV.

"C'est du jamais vu pour une marque de ce niveau-là, arriver avec une première campagne pour les collections homme avec une femme. (...) Il nous donne un avant-goût" de sa vision, a déclaré à l'AFP Pierre Alexandre M'Pelé, directeur éditorial de GQ France.

La star de 50 ans au look d'adolescent a déjà collaboré par le passé avec des grandes marques dont Chanel... et Louis Vuitton, mais a la lourde tâche de succéder à Virgil Abloh, brutalement décédé en novembre 2021, devenu star des millenials pour avoir habilement marié luxe et streetwear.

Le premier défilé de "Pharrell" ouvre la semaine du prêt-à-porter, traditionnellement réservé à la jeune création, et devrait attirer quantité de célébrités, à commencer par les très nombreuses égéries de la marque dont l'actrice Zendaya ("Dune, la série "Euphoria").

Musicien, DJ, producteur, styliste qui collabore aussi bien avec l'artiste Takashi Murakami qu'avec le rappeur Jay-Z, Pharrell Williams "est une star de la culture populaire" avec une "cohorte d'admirateurs de tous les âges", résume pour l'AFP Alexandre Samson, responsable des départements haute couture et création contemporaine au Palais Galliera.

Le PDG du LVMH, Bernard Arnault, qui a vu les premières ébauches de la collection, a dit que cela avait "l'air très, très intéressant".

"C'est une des collections les plus attendues de la Fashion week et un moment très marquant pour l'histoire de la mode", estime Alexandre Samson.

Il anticipe quelque chose "d'extrêmement séduisant et joyeux, très design et facilement identifiable pour tout le monde".

«Caméléon»

Pharrell Williams incarne "la pluralité, la transversalité. C'est quelqu'un d'extrêmement talentueux. Il est une sorte de caméléon, une égérie avec d'autres qualités qui étaient demandées au directeur artistique avant", souligne pour la part Pascaline Wilhelm, consultante mode et textile.

Son profil atypique et toutes les célébrités qu'il amènera dans son sillon donnent encore plus d'envergure à la Fashion week masculine, qui vole presque la vedette à la semaine du prêt-à-porter féminin.

"L'évolution de la mode homme, qui a mis des années à trouver un terrain d'expression, est plus visible que celle de la mode féminine. Le questionnement sur le genre, la masculinité et la féminité lui permet aujourd'hui d'avoir des expressions beaucoup plus créatives sans être caricaturales", note Pascaline Wilhelm.

L'un des créateurs à suivre incarnant ces valeurs est le Français d'origine turque Burc Akyol, qui intègre le calendrier officiel avec sa marque éponyme créée en 2018.

Diplômé de l'Institut français de la mode et formé auprès de John Galliano chez Dior et Nicolas Ghesquière chez Balenciaga, il a séduit Cate Blanchett et Cardi B avec son élégance sensuelle pour hommes et femmes. Son défilé aura lieu mardi, avant celui de Pharrell Williams.

"Il y a plusieurs talents à Paris qui s'inscrivent dans cette idée de la mode non genrée. De toute façon, les vêtements n'ont pas de genre. Il y a quelques siècles, les hommes portaient des jupes et des hauts talons", souligne Pierre Alexandre M'Pelé.

Saint Laurent et Celine sont les deux grands absents de cette Semaine de la mode.

A l'exception de la dernière Fashion week homme où le défilé a eu lieu à Paris, Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent, a toujours délocalisé la présentation de ses collections masculines. Le dernier défilé a eu lieu lundi à Berlin après New York, Malibu, Venise ou Marrakech.

Hedi Slimane, considéré comme l'un des créateurs les plus influents de la mode masculine, présente lui aussi ses collections en dehors du calendrier officiel. Son prochain défilé aura lieu le 3 juillet à Paris.


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
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  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."