​​Jean-Luc Mélenchon appelle à répartir les migrants «d'autorité» dans les pays européens

Jean-Luc Melenchon marche lors d'une manifestation lancée par les syndicats et les partis de gauche contre la réforme des retraites âprement contestée par le gouvernement, à Marseille, dans le sud-est de la France, le 6 mai 2023 (Photo, AFP).
Jean-Luc Melenchon marche lors d'une manifestation lancée par les syndicats et les partis de gauche contre la réforme des retraites âprement contestée par le gouvernement, à Marseille, dans le sud-est de la France, le 6 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 juin 2023

​​Jean-Luc Mélenchon appelle à répartir les migrants «d'autorité» dans les pays européens

  • «Ce qui se passe en Méditerranée est abominable, le comportement des autorités grecques est atroce», a déclaré le chef de la France Insoumise
  • Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut revoir les accords de Dublin, qui laissent la prise en charge des demandeurs d'asile aux pays de première arrivée dans l'UE

PARIS: "Ce qui se passe en Méditerranée est abominable", a jugé dimanche Jean-Luc Mélenchon après le naufrage d'un bateau de migrants, estimant que les accords de Dublin doivent être revus, et les migrants répartis "d'autorité" dans les différents pays européens.

"Ce qui se passe en Méditerranée est abominable, le comportement des autorités grecques est atroce", a déclaré le chef de la France Insoumise sur BFMTV après le naufrage d'une embarcation avec des centaines de migrants au large de la Grèce, qui a fait au moins 78 morts.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut revoir les accords de Dublin, qui laissent la prise en charge des demandeurs d'asile aux pays de première arrivée dans l'UE.

"Avec les accords de Dublin, là où vous arrivez, vous restez, c'est inacceptable", a-t-il estimé.

Pour M. Mélenchon, "ce qu'a décidé l'Union européenne" lors d'un récent accord entre Etats membres qui doit encore faire l'objet de négociations avec le Parlement, "est une honte".

Il faut selon lui "répartir d'autorité" les migrants dans les pays européens.

Et si certains pays ne veulent pas? "La question n'est pas de savoir s'ils veulent ou pas, mais si c'est nécessaire ou pas. Sinon à quoi ça sert d'être l'Union européenne?", répond-il.

L'accord trouvé jeudi entre les ministres de l'Intérieur de l'UE prévoit notamment que les Etats membres soient tenus d'accueillir chacun un certain nombre de demandeurs d'asile arrivés dans un pays de l'UE soumis à une pression migratoire (en fonction de leur population et de leur PIB/habitant), ou à défaut d'apporter une contribution financière, de 20 000 euros par demandeur d'asile non relocalisé.

Pour Jean-Luc Mélenchon, "ce n'est pas une sanction. Si vous donnez 20 000 euros, vous êtes débarrassés. Cela veut dire que ceux qui ont de l'argent pour se payer le fait qu'ils ne veulent pas d'immigrés", vont payer, déplore-t-il.

Il a aussi jugé comme une "abomination", le fait "qu'on ait décidé l'expulsion vers des pays tiers sûrs".

"On va installer des camps dans les pays qui sont de l'autre côté de la Méditerranée", a-t-il dénoncé, "et ça commence avec ceux qui ne peuvent pas dire non comme la Tunisie, qui est prise à la gorge par le FMI" (Fonds monétaire international) en raison de sa situation économique, a-t-il déploré.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".