Maire de Téhéran à Bruxelles: un membre du gouvernement bruxellois démissionne

La Belgique a libéré le mois dernier un diplomate iranien emprisonné pour terrorisme pour avoir projeté de faire exploser un rassemblement de l'opposition iranienne. (AFP)
La Belgique a libéré le mois dernier un diplomate iranien emprisonné pour terrorisme pour avoir projeté de faire exploser un rassemblement de l'opposition iranienne. (AFP)
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Publié le Lundi 19 juin 2023

Maire de Téhéran à Bruxelles: un membre du gouvernement bruxellois démissionne

  • Vendredi, la ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib avait accusé M. Smet d'avoir «sali l'image» de la ville en autorisant des délégations iranienne et russe à participer au «Brussels Urban Summit»
  • M. Smet, secrétaire d'Etat à l'Urbanisme au sein de l'exécutif de la région Bruxelles-Capitale, a annoncé au cours d'une conférence de presse qu'il démissionnait

BRUXELLES: Pascal Smet, membre du gouvernement de la région de Bruxelles, a démissionné dimanche après le tollé soulevé par la visite d'une délégation iranienne dirigée par le maire de Téhéran, invitée à un congrès international cette semaine à Bruxelles.

Vendredi, la ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib avait accusé M. Smet d'avoir "sali l'image" de la ville en autorisant des délégations iranienne et russe à participer au "Brussels Urban Summit", un congrès mondial qui a réuni les maires de grandes villes de lundi à jeudi à Bruxelles.

M. Smet, secrétaire d'Etat à l'Urbanisme au sein de l'exécutif de la région Bruxelles-Capitale, a annoncé au cours d'une conférence de presse qu'il démissionnait.

Il a expliqué qu'il se sentait obligé de le faire après qu'un email émanant de ses services eut révélé que le gouvernement régional bruxellois avait pris en charge les frais d'hébergement du maire de Téhéran Alireza Zakani, et de deux responsables  russes.

"Je n'ai pas commis de faute personnelle", a assuré M. Smet, expliquant qu'un des membres de son équipe avait réservé les hébergements sans qu'il le sache.

Hadja Lahbib avait accusé Pascal Smet d'avoir insisté pour l'octroi des visas à M. Zakani et aux 13 autres membres de la délégation iranienne malgré les objections émises par le ministère des Affaires étrangères qui avait jugé ce voyage "pas du tout opportun dans les circonstances actuelles".

Les relations sont tendues entre la Belgique et l'Iran.

La Belgique a dû négocier pendant des mois avec l'Iran pour obtenir le retour de l'humanitaire belge Olivier Vandecasteele, arrêté le 24 février 2022 à Téhéran puis condamné pour "espionnage" à 40 ans de prison, au terme d'une procédure jugée "arbitraire" côté belge.

M. Vandecasteele a finalement été libéré le 26 mai, en échange du retour à Téhéran du diplomate iranien Assadollah Assadi. Ce dernier avait été condamné en 2021 en Belgique à vingt ans de prison pour un projet d'attentat qui devait frapper un rassemblement d'opposants iraniens en France en 2018.

M. Zakani est considéré comme un ultraconservateur ayant des liens étroits avec les Gardiens de la Révolution.

Les deux Russes qui ont obtenu des visas pour assister au congrès sont le maire adjoint de la ville de Kazan (ouest de la Russie) et un responsable d'une organisation russe fédérant les grandes villes.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.