Au Bourget, Airbus frappe un grand coup avec la plus grande commande de l'histoire

La commande concerne des appareils devant être livrés entre 2030 et 2035, aussi bien des Airbus A320neo que des A321neo, d'une capacité en sièges plus importante, alors que l'Inde anticipe une explosion des voyages aériens dans le pays (Photo, AFP).
La commande concerne des appareils devant être livrés entre 2030 et 2035, aussi bien des Airbus A320neo que des A321neo, d'une capacité en sièges plus importante, alors que l'Inde anticipe une explosion des voyages aériens dans le pays (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 20 juin 2023

Au Bourget, Airbus frappe un grand coup avec la plus grande commande de l'histoire

  • L'avionneur européen Airbus a remporté lundi la plus grosse commande jamais conclue dans l'aviation civile, avec 500 avions de la famille A320neo à destination de la compagnie indienne IndiGo
  • Selon le dernier tarif connu, cette transaction pourrait atteindre 55 milliards de dollars

LE BOURGET: L'avionneur européen Airbus a remporté lundi la plus grosse commande jamais conclue dans l'aviation civile, avec 500 avions de la famille A320neo à destination de la compagnie indienne IndiGo, au premier jour du salon aéronautique du Bourget, le premier organisé depuis 2019.

Selon le dernier tarif connu, cette transaction pourrait atteindre 55 milliards de dollars. La commande concerne des appareils devant être livrés entre 2030 et 2035, aussi bien des A320neo que des A321neo, d'une capacité en sièges plus importante, alors que l'Inde anticipe une explosion des voyages aériens dans le pays.

Le président français Emmanuel Macron a passé une grande partie de la journée sur place, après une arrivée à bord d'un H160, dernier-né de la gamme d'Airbus Helicopters.

Clin d'œil appuyé de l'Elysée à la nécessaire décarbonation du secteur aérien face au changement climatique, cet appareil était avitaillé à 30% en carburant d'aviation durable (SAF de son acronyme en anglais), d'origine non fossile.

«Sobriété» écologique «raisonnable» et «non punitive»

M. Macron a ensuite assisté à de premières démonstrations aériennes. Hélicoptères, avion de combat Rafale ou encore Airbus A321 XLR, version à long rayon d'action du monocouloir européen vedette, ont enchaîné les arabesques sous un ciel nuageux.

Puis, interrogé sur les appels à réduire la place de l'avion pour des raisons écologiques, le chef de l'Etat a défendu une "sobriété" écologique "raisonnable" et "non punitive", et estimé qu'il n'était "pas raisonnable" de "renoncer à la croissance".

Dès l'aube, des visiteurs ont convergé vers cet événement rassemblant 2.500 exposants, organisé jusqu'à dimanche. Le tout en tentant de triompher d'embouteillages monstres autour de l'aéroport historique du Bourget, situé près de Paris.

Plus important au monde en nombre de visiteurs - 320.000 personnes attendues, le grand public y ayant accès à partir de vendredi -, ce salon est traditionnellement marqué par les mégacommandes d'avions, des démonstrations en vol et des présentations technologiques.

Mais au-delà, cette 54e édition est placée sous le signe de la crise du climat et des pressions sociétales qui s'exercent sur un secteur contribuant à près de 3% des émissions de CO2 mondiales.

Le rassemblement est présenté comme "le salon de la reprise", après la pandémie qui a asséché les finances des compagnies aériennes et durablement désorganisé les chaînes d'approvisionnement des fabricants.

C'est "le retour du bon vieux temps de l'excitation du salon", s'enthousiasme Guillaume Faury, patron d'Airbus et du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), l'organisateur de la manifestation.

L'affluence montre que "la passion pour l'aérien n'a pas disparu, c'est quand même une bonne nouvelle", explique à l'AFP le directeur général d'Easyjet pour la France et le Benelux, Bertrand Godinot.

«Restez au sol»

Mais pour 14 ONG de défense de l'environnement, le salon du Bourget illustre au contraire "un déni climatique". "Sans limiter le trafic aérien, nous ne pourrons pas suffisamment réduire les émissions, le bruit ou la pollution dues au secteur, dans le temps imparti", ont affirmé ces organisations réunies sous la bannière "Stay Grounded" ("restez au sol", mais aussi "soyez réaliste").

Alors que le trafic aérien mondial est en passe de retrouver son niveau d'avant-Covid, les compagnies cherchent à renouveler leurs flottes par des avions plus rentables, qui consomment moins de carburant et émettent donc moins de CO2.

Et face à des avionneurs dont les créneaux de livraisons sont quasi pleins jusqu'en 2029, les compagnies anticipent leur croissance, alors que le trafic aérien mondial devrait doubler d'ici 25 ans.

Combien d'Airbus, de Boeing? "Tout le monde va regarder les grandes commandes", estimait M. Faury avant le salon et l'annonce de la commande d'IndiGo.

Des commandes il y en aura, assurait de son côté Stan Deal, patron de la branche avions commerciaux de Boeing. "Mais notre objectif principal reste de continuer à travailler avec l'industrie pour se remettre de la Covid."

L'enjeu est majeur pour les deux avionneurs, confrontés aux difficultés de leurs chaînes de fournisseurs à suivre les remontées en cadence pour livrer les appareils.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.