Arrivée de Geoffroy Lejeune: nombreux soutiens à la rédaction du JDD pour sa grève, nouveau vote mercredi

Le journaliste français Geoffroy Lejeune (Photo, AFP).
Le journaliste français Geoffroy Lejeune (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 28 juin 2023

Arrivée de Geoffroy Lejeune: nombreux soutiens à la rédaction du JDD pour sa grève, nouveau vote mercredi

  • Au JDD, Geoffroy Lejeune succède à Jérôme Béglé, lui-même nommé directeur général de la rédaction de Paris Match
  • L'annonce de la nomination de M. Lejeune a suscité de nombreuses réactions

PARIS: En grève pour protester contre l'arrivée à sa tête de Geoffroy Lejeune, la rédaction du Journal du dimanche (JDD) n'a pas été "rassurée" mardi par la venue pour défendre ce choix de son propriétaire Arnaud Lagardère, avant de se prononcer mercredi sur la reconduite du mouvement.

De la soirée organisée par Reporters sans frontières (RSF) à la tribune signée par plus de 650 personnalités de tous horizons, les initiatives de soutien aux journalistes de l'hebdomadaire se sont multipliées, sans pour autant pousser M. Lagardère à renoncer à cette nomination.

"Arnaud Lagardère n'a pas rassuré la rédaction. Il a démontré sa méconnaissance du profil de Geoffroy Lejeune, personne dont les valeurs sont en contradiction totale avec celles du journal", a indiqué dans un communiqué la Société des journalistes (SDJ), qui s'oppose à l'arrivée de ce journaliste marqué à l'extrême droite, ancien directeur de la rédaction de Valeurs actuelles.

"Arnaud Lagardère dit qu'il ne changera pas d'avis sur la nomination de M. Lejeune, nous non plus. Mais nous restons ouverts à la construction d'un projet alternatif sans Geoffroy Lejeune", a ajouté la SDJ, qui "maintient sa grève et se réunira mercredi matin pour voter de nouveau sur la poursuite du mouvement".

Mardi soir, devant près d'un millier de personnes lors d'une soirée de mobilisation "pour l'indépendance des médias" organisée à Paris par RSF, plusieurs responsables politiques ou syndicaux et des personnalités des médias ont rendu hommage à la rédaction gréviste.

"Nous allons dire non à un ogre qui dévore les médias d'information (...) et les transforme en médias d'opinion", a lancé à la tribune Christophe Deloire, secrétaire général de l'organisation.

Proposition de loi 

A tour de rôle, des journalistes du JDD ont lu un texte dans lequel est notamment écrit: "Nous ne baissons pas les bras".

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a, elle, appelé à mettre en place de nouveaux outils pour protéger la liberté de la presse, estimant que ceux existants était "insuffisant".

Sur cet enjeu, la députée de l'opposition Clémentine Autain (LFI) a évoqué le dépôt prochain d'une proposition de loi pour donner plus de pouvoir aux rédactions lors de la nomination de leur direction.

"Il ne revient pas à l'Etat aujourd'hui d'interférer dans le choix d'une rédaction du domaine privé", avait un peu plus tôt affirmé Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, à l'Assemblée nationale.

Les médias d'information "sont tous soutenus par les pouvoirs publics". "Plus que ça: ils sont chéris, ils sont protégés. Parce que, même quand ils racontent des choses qui ne nous plaisent pas, même quand il y a des journalistes qui ne nous reviennent pas, ils font leur travail de journalistes et c'est l'honneur de la démocratie que de les respecter", avait-il insisté.

Cette soirée de soutien est venue s'ajouter à une tribune intitulée "Le JDD ne peut devenir un journal au service des idées d'extrême droite" publiée mardi matin dans Le Monde et signée par plus de 650 personnalités.

Face aux contestations nées dès l'arrivée au JDD de Geoffroy Lejeune évoquée dans la presse, M. Lagardère a assuré lundi au Figaro que cette nomination procédait d'un "choix économique, et pas du tout idéologique".

Beaucoup y voient la main du milliardaire Vincent Bolloré, aux opinions réputées ultra-conservatrices.

Cette nomination intervient en effet juste après le feu vert donné sous conditions par la Commission européenne à Vivendi, le groupe de M. Bolloré, pour avaler Lagardère.

"J'ai pris cette décision seul. Ni Vincent Bolloré, ni quiconque de Vivendi, n'a été impliqué", a nié dans Le Figaro Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe du même nom, qui possède le JDD.

Pour que la prise de contrôle de Lagardère par Vivendi soit effective, ce dernier doit encore vendre le groupe d'édition Editis et le magazine Gala, selon les conditions fixées par Bruxelles.

"Je ne choisis pas Geoffroy dans le but de changer la ligne éditoriale, mais bien évidemment, le JDD doit aussi savoir s'adapter aux évolutions du monde comme nous l'avons toujours fait par le passé", a également expliqué M. Lagardère au Figaro.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.