"Les institutions n'ont pas su protéger" Samuel Paty, selon l'avocate de la famille 

Un portrait du professeur d'histoire assassiné, Samuel Paty, dans une rue de Paris. (AFP).
Un portrait du professeur d'histoire assassiné, Samuel Paty, dans une rue de Paris. (AFP).
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Publié le Vendredi 11 décembre 2020

"Les institutions n'ont pas su protéger" Samuel Paty, selon l'avocate de la famille 

  • Ce professeur d'histoire-géographie de 47 ans avait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet, lors d'un cours sur la laïcité, qui avait créé la polémique auprès de certains parents
  • Côté renseignements, l'avocate de Samuel Paty estime qu'il "y a eu une erreur grave et manifeste d'appréciation de la situation" alors que "tous les marqueurs étaient au rouge"

PARIS: "Les institutions n'ont pas su protéger", malgré de multiples alertes, Samuel Paty, l'enseignant assassiné mi-octobre à Conflans par un Tchétchène radicalisé, estime dans un entretien au Monde l'avocate de la famille Me Virginie Le Roy.


Ce professeur d'histoire-géographie de 47 ans avait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet, lors d'un cours sur la laïcité, qui avait créé la polémique auprès de certains parents. Dix jours plus tard, il a été assassiné par un Tchétchène radicalisé, à la veille des vacances.


L'avocate décrit tout une série de manquements : de la part de l'Education nationale, tout d'abord.


Un rapport de l'inspection générale de l'Education publié début décembre évoque notamment "la maladresse que (Samuel Paty) avait pu commettre en croyant bien faire de proposer aux élèves musulmans de quitter la salle s'ils craignaient d'être choqués".


L'avocate de la famille juge qu'"alimenter une telle polémique" est "indécent" : "les récits sur le fameux cours sont divergents" mais ce rapport, critique-t-elle, "se permet de conclure aussi radicalement qu'il a désigné les élèves musulmans alors que ce n'est pas le cas."


Côté renseignements, Me Le Roy estime aussi qu'il "y a eu une erreur grave et manifeste d'appréciation de la situation" alors que "tous les marqueurs étaient au rouge".


Une note du renseignement territorial des Yvelines du 12 octobre "explique en outre qu'après la gradation de la première semaine, les choses se calment. Or c'est faux, il se passe des choses structurantes la deuxième semaine" avant l'assassinat, souligne-t-elle.


"Partir du postulat que cet attentat ne pouvait pas être prévu ferme des portes qui peuvent être très dérangeantes (...). Est-ce que Samuel Paty a été protégé ? Non. Est-ce qu'il aurait dû l'être ? Sans aucun doute, oui. Samuel Paty n'aurait pas dû mourir", insiste-t-elle.


Sur l'enchainement des événements avant la mort de Samuel Paty, l'avocate rappelle que "toute cette histoire est bâtie sur un mensonge".


Il s'agit "d'une manipulation opérée par le père de famille Brahim Chnina et par l'agitateur islamiste Abelhakim Sefrioui". Les deux hommes ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste".


Dans une lettre ouverte adressée en novembre au chef de l'Etat et à divers responsables politiques et judiciaires, Me Antoine Alexiev a de son côté affirmé que son client, M. Sefrioui, avait été "choqué par cet "effroyable acte de barbarie", "acte impensable qu'il n'a jamais souhaité".


L'avocat s'indignait également du "viol" de la présomption d'innocence de son client, "stigmatisé" et "désigné sans nuance ni réserve comme l'un des instigateurs de l'assassinat" alors que sa vidéo "n'avait suscité aucune réaction après avoir été postée et qu'elle était connue de tous".


Dans ce dossier, quatorze personnes font déjà l'objet de poursuites, dont six collégiens. Et depuis lundi matin, cinq hommes sont en garde à vue.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.