Le chef de l'AIEA à la rencontre d'habitants de Fukushima avant le rejet des eaux de la centrale

Un militant sud-coréen portant un masque du Premier ministre japonais Fumio Kishida proteste contre le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le plan de rejet d'eau de Fukushima, sur la place Gwanghwamun à Séoul le 5 juillet 2023. (AFP)
Un militant sud-coréen portant un masque du Premier ministre japonais Fumio Kishida proteste contre le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le plan de rejet d'eau de Fukushima, sur la place Gwanghwamun à Séoul le 5 juillet 2023. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 05 juillet 2023

Le chef de l'AIEA à la rencontre d'habitants de Fukushima avant le rejet des eaux de la centrale

  • L'eau, traitée via un dispositif appelé «ALPS» pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, doit être rejetée dans l'océan sur plusieurs décennies
  • Des pays voisins comme la Chine s'opposent à ce projet, de même que certains habitants de Fukushima, notamment des pêcheurs craignant que les clients ne boudent leurs produits

IWAKI: Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), actuellement en déplacement au Japon, a rencontré mercredi des habitants de Fukushima, cherchant à les rassurer sur le prochain rejet dans l'océan des eaux de la centrale nucléaire accidentée.

L'AIEA a approuvé ce plan du gouvernement japonais pour se débarrasser - après traitement et dilution - de quelque 1,33 million de tonnes d'eau contaminée, stockée sur le site bientôt arrivé à saturation de la centrale, ravagée par la triple catastrophe séisme-tsunami-accident nucléaire du 11 mars 2011.

Le gendarme du nucléaire a estimé mardi que ce projet "satisfait aux normes internationales de sûreté" et aura un impact "négligeable sur la population et l'environnement".

Lors d'une rencontre mercredi à Iwaki, à une soixantaine de kilomètres de la centrale, le chef de l'AIEA, Rafael Grossi, a toutefois reconnu que des inquiétudes subsistaient.

"Tous ces graphiques et statistiques complexes sont une chose, mais la réalité, la réalité des gens, la réalité de l'économie, la réalité de l'humeur sociale et les perceptions peuvent être différentes", a-t-il admis devant des habitants et responsables locaux.

L'eau, traitée via un dispositif appelé "ALPS" pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, doit être rejetée dans l'océan sur plusieurs décennies.

Des pays voisins comme la Chine s'opposent à ce projet, de même que certains habitants de Fukushima, notamment des pêcheurs craignant que les clients ne boudent leurs produits.

Tetsu Nozaki, président de la fédération des coopératives de pêche de Fukushima, a affirmé que le gouvernement japonais se méprenait sur le sentiment local, fortement opposé au projet selon lui.

"Nous, pêcheurs, n'avons d'autre choix que de réagir de manière émotionnelle et de durcir notre attitude", a-t-il dit à M. Grossi.

Celui-ci a déclaré que le rôle de l'AIEA n'était pas de "couvrir" quelque chose de "mauvais". "Il ne s'agit pas d'une exception, d'un plan étrange qui a été conçu uniquement pour être appliqué ici et vous être vendu", a-t-il assuré.

"Il s'agit, comme le certifie l'AIEA, d'une pratique générale qui est acceptée et observée dans de très nombreux endroits, partout dans le monde", a-t-il ajouté, disant n'avoir pas de "baguette magique" pour apaiser les inquiétudes, mais soulignant que l'AIEA mettra en place un bureau permanent pour surveiller l'opération.

M. Grossi doit visiter mercredi la centrale de Fukushima puis se rendre dans plusieurs pays voisins dont la Corée du Sud.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Short Url
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Short Url
  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.