L1: Pour Nasser Al-Khelaïfi, le cas Mbappé «est non négociable» pour le Paris SG

Le président qatari du Paris Saint Germain, Nasser al-Khelaifi, prend la parole lors d'une conférence de presse pour annoncer la présentation du nouvel entraîneur et s'exprime au sujet de Kylian Mbappé (Photo, AFP).
Le président qatari du Paris Saint Germain, Nasser al-Khelaifi, prend la parole lors d'une conférence de presse pour annoncer la présentation du nouvel entraîneur et s'exprime au sujet de Kylian Mbappé (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 06 juillet 2023

L1: Pour Nasser Al-Khelaïfi, le cas Mbappé «est non négociable» pour le Paris SG

  • «Il ne peut pas partir gratuitement» a déclaré au sujet de Kylian Mbappé le président Nasser Al-Khelaïfi
  • «Je ne veux pas revenir là-dessus. J'ai donné notre position: nous voulons qu'il reste, nous pouvons le répéter deux ou trois fois»

POISSY: Prolonger ou être vendu dès cet été, la situation de Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain "est non négociable", assure le président Nasser Al-Khelaïfi dans un entretien accordé mercredi à l'AFP et trois autres médias.

"Il ne peut pas partir gratuitement", ajoute-t-il en marge de la présentation du nouvel entraîneur Luis Enrique, lors de laquelle le patron du club de la capitale avait déjà évoqué le cas de la superstar française.

Q: Votre réponse sur l'avenir de Mbappé a été courte en conférence de presse, mais c'est un sujet important...

R: "Je ne veux pas revenir là-dessus. J'ai donné notre position: nous voulons qu'il reste, nous pouvons le répéter deux ou trois fois. Mais il ne peut pas partir gratuitement. Et c'est l'accord verbal que nous avions avec lui, et il avait d'ailleurs dit dans des interviews qu'il ne partirait pas libre. Et c'est non négociable. J'étais vraiment choqué d'apprendre qu'il était prêt à partir gratuitement. Je connais bien Kylian, c'est un joueur fantastique, un garçon fantastique, un gentleman, mais ce n'est pas lui, cela ne lui ressemble pas, de faire du tort ainsi au grand club français, à son pays. Ce n'est pas Kylian."

Q: Il ne reste pas beaucoup de temps pour trouver un accord.

R: "C'est pourquoi il doit décider, d'ici la semaine prochaine, dix jours, maximum deux semaines. S'il ne veut pas re-signer, la porte est ouverte, bien sûr. A lui comme aux autres, personne n'est plus grand que le club, aucun joueur, absolument aucun, et moi non plus."

Q: Légalement il pourrait effectuer sa dernière année de contrat et partir libre, il n'est pas obligé d'accepter une offre de transfert cet été...

R: "Mais dans les standards du football, vous n'avez jamais vu un des meilleurs joueurs du monde partir gratuitement d'un club, ce n'est jamais arrivé."

«Il y a trop d'attentes autour de la Ligue des champions»
Q: Quelle est l'importance du style de jeu dans le choix de Luis Enrique ?

R: "Nous l'avons choisi pour sa philosophie de jeu. Nous devons jouer un football offensif, nous avons les joueurs pour cela, nous n'avons pas des joueurs pour défendre. Les supporters veulent voir leur équipe pratiquer un beau football, moi aussi je veux me régaler en voyant jouer mon équipe. Pour les résultats, bien sûr que nous perdrons des matches. Mais nous devons travailler à partir de la base, avec le football que nous voulons implémenter depuis les équipes de jeunes jusqu'à l'équipe première, c'est aussi pour cela que nous avons ce beau centre d'entraînement (à Poissy)."

Q: Où en est le projet de faire venir des joueurs français ?

R: "Nous serions fiers d'accueillir quelques footballeurs français, certains arrivent, et avec ce centre d'entraînement nous espérons avoir beaucoup de joueurs français à l'avenir, de Paris et ses environs. C'est pour cela que je dis que ce centre est un de nos meilleurs investissements. A la dernière Coupe du monde, le lieu d'où venaient le plus grand nombre de joueurs, c'était Paris et sa région, 29 joueurs, contre 13 pour le deuxième lieu, Londres et sa région, je crois. Nous avons énormément de talents ici, nous devons en tirer parti."

Q: Vous aviez dit cela il y a un an, qu'est-ce qui n'a pas marché avec Galtier ?

R: "Galtier est quelqu'un de fantastique, il a fait de son mieux, il était très respectueux avec tout le monde, je dis bien tout le monde. Je ne lui cherche pas d'excuses, mais c'était vraiment une saison difficile, avec la Coupe du monde. Ce n'est pas une nouvelle ère à chaque fois, mais avec Luis Enrique c'en est une. Je ne vais pas parler de trophées mais de la façon dont nous allons jouer au football."

Q: Où en est votre relation avec le conseiller du football Luis Campos, on a entendu beaucoup de choses ces derniers temps...

R: "Moi aussi j'ai entendu beaucoup de choses (rire). Luis fait un travail fantastique, je lui parle quatre à cinq heures par jour, des fois il m'appelle à minuit, une heure du matin. Nous sommes très contents de son travail."

Q: Pourquoi serait-il possible de gagner la Ligue des champions avec Luis Enrique ?

R: "Je n'ai jamais dit qu'il fallait gagner la Ligue des champions avec lui, j'ai été très clair, ce que je veux, c'est jouer un bon football. Il y a trop d'attentes autour de la Ligue des champions. Je vous pose la question: combien de clubs peuvent la gagner, ont investi, ont travaillé pour la gagner ? Il n'y a pas que le PSG, il y en a beaucoup. Bien sûr que nous avons de l'ambition, à 100%, mais de l'ambition avec de la logique, nous avons tout le temps pour travailler, les feux sont au vert, on ne s'occupe pas des résultats immédiats. C'est la nouvelle ère du PSG. Ça change. Vous les médias, vous nous avez mis dans la tête que nous devions gagner la C1, mais tout le monde veut gagner, moi aussi. Mais nous devons d'abord construire les bases."

Q: Cherchez-vous des investisseurs ?

R: "Mais nous en avons, nous discutons avec eux, si vous en connaissez de nouveaux dites-le nous (rire). Mais ils sont obsédés par la question du stade. Tout le monde veut un stade, partout les grands clubs possèdent leur stade."

Q: Il n'y a pas d'évolution sur ce sujet ?

R: "Personne ne m'a contacté, pourtant la maire (Anne Hidalgo) a mon numéro."


La France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle

Un homme passe devant une fenêtre recouverte d'une couverture de survie durant la canicule, à Nantes (ouest de la France), le 23 juin 2026. Face à la chaleur record, les habitants improvisent des solutions pour se rafraîchir. (AFP)
Un homme passe devant une fenêtre recouverte d'une couverture de survie durant la canicule, à Nantes (ouest de la France), le 23 juin 2026. Face à la chaleur record, les habitants improvisent des solutions pour se rafraîchir. (AFP)
  • Un 3ᵉ épisode de canicule est attendu en France dès ce week-end, avec des températures dépassant 35°C
  • Les autorités craignent un impact accru sur la santé, les hôpitaux et les infrastructures

PARIS: Les températures ont à peine commencé à descendre en France que déjà Météo-France annonce à partir de ce weekend un troisième épisode de fortes chaleurs en à peine plus d'un mois, risquant d'éprouver davantage des organismes et des infrastructures déjà mises à mal.

La France va connaître "sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce weekend", a indiqué mardi à l'AFP le prévisionniste de Météo-France Patrick Galois, sans toutefois pouvoir en estimer pour le moment la durée ou l'intensité.

"A partir de vendredi et du weekend prochain, on s'attend à nouveau à des températures plus élevées (...), sans doute au-dessus de 35°C", avec des "conditions anticycloniques depuis le sud du pays", a-t-il dit. "Toutes les régions ne seront pas forcément concernées", a-t-il précisé.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait évoqué lundi "la perspective d'une reprise d'un épisode caniculaire", demandant à ses ministres des "décisions dans les jours qui viennent". Mardi, il a jugé "scandaleux" et "faux" le bilan de "10.000 morts" de la canicule la semaine dernière avancé par les Ecologistes, et s'est défendu de toute "inaction" face au changement climatique.

Santé publique France recense un millier de décès de plus que la normale depuis le 24 juin, et 300 "en excès" du 24 au 28 mai, date du premier pic de chaleur précoce subi par le pays. Un premier bilan sans doute appelé à s'alourdir.

- "Pas d'épisode pluvieux" -

La France traverse depuis le 17 juin une vague de chaleur historique, qui n'est toujours pas terminée, les températures ayant largement régressé mais restant au-dessus des normales saisonnières.

Quatre départements du Sud-Est restent en vigilance orange canicule jusqu'à mercredi.

Mardi, il a encore fait 39°C à Uzès, 38,8°C à Nîmes, 35,7°C à Marseille et 33,2°C à Lyon.

La nuit prochaine et la journée de mercredi devraient rester chaudes, jusqu'à 35°C sur les littoraux, et 38°C dans l'intérieur de la Provence, avant une "baisse assez sensible" des température maximales jeudi, selon Météo-France.

"Phénomène aggravant", pendant cette "transition moins chaude entre les deux" épisodes caniculaires, on n'observe pas d'"épisode pluvieux soutenu qui apporte un peu d'eau", souligne Patrick Galois.

Côté sanitaire, le gouvernement s'inquiète d'un nombre élevé de décès à domicile.

Les canicules provoquent "entre 1.000 et 7.000 morts par an", "et l'on peut supposer que cet été, on sera plus proche de 7.000 que du millier", a estimé auprès de l'AFP l'épidémiologiste Basile Chaix, directeur de recherche à l'Inserm.

Mardi, les passages aux urgences de l’AP-HP (hôpitaux publics parisiens) ont, après une baisse dimanche et lundi, rebondi de 13% pour atteindre 2.900 passages, un niveau très élevé.

Lundi soir, le directeur général de l'AP-HP, Nicolas Revel, a exprimé sur France 2 sa "préoccupation" devant cette perspective d'une remontée des températures et son effet sur les soignants. "Comme les Français, ils sont très fatigués", a-t-il indiqué.

"Je suis effaré qu'on ne retienne pas les leçons des crises", s'est insurgé mardi auprès de l'AFP Patrice Ramillon, secrétaire du CSE (Force ouvrière) de l’hôpital de Lens (Pas-de-Calais).

Dans certains locaux réservés au personnel, il a fait "jusqu'à 41°C" et "jusqu'à 35°C dans les chambres" des patients. Pour la prochaine canicule, la direction va "commander des climatiseurs mobiles notamment". Pour l'heure, l’hôpital n'en dispose que de 24.

- Equipements "pas adaptés" -

Coté infrastructures et entreprises aussi, la perspective de nouvelles chaleurs caniculaires inquiète.

Mardi soir, 8.000 clients sont toujours privés d'électricité principalement dans le Nord et à Paris.

"Ma mère, elle a 80 ans (...) elle est coupée du monde", elle vit dans un appartement au 10e étage d'un immeuble dans le XIXe arrondissement de Paris, sans ascenseur "ni eau ni électricité", relate Djamila, retraitée. "Ça me rappelle le Covid", se lamente-t-elle.

Le restaurant Le Beau Lieu à Bordeaux a, lui, subi plus de 4.000 euros de pertes à cause de l'arrêt des réfrigérateurs et chambres froides, de vendredi après-midi à dimanche soir.

Pour la prochaine canicule, "il faut étudier des solutions pour les équipements, pour l'instant, ça n'est pas adapté", souligne Stéphane Maire, conseiller d'exploitation de ce restaurant.

En Europe, si la chaleur reflue un peu, la ville de Split (Croatie) a tout de même enregistré mardi un record de température avec 39,5°C, de même que la Slovaquie avec 41,3°C à Kamenica nad Hronom.

Ailleurs dans le monde, les Etats-Unis devraient être frappés cette semaine par une intense vague de chaleur qui pourrait affecter le Mondial de football tout comme les célébrations du 250e anniversaire du pays, le 4 juillet.


Lecornu s'écharpe sur la canicule avec les Ecologistes, qui appellent à la censure

Le Premier ministre et les Ecologistes ont bataillé mardi à l'Assemblée nationale sur les décès dus à la canicule et la politique d'adaptation du gouvernement face au changement climatique, les députés verts annonçant le dépôt d'une motion de censure. (AFP)
Le Premier ministre et les Ecologistes ont bataillé mardi à l'Assemblée nationale sur les décès dus à la canicule et la politique d'adaptation du gouvernement face au changement climatique, les députés verts annonçant le dépôt d'une motion de censure. (AFP)
  • "C'est la première fois que je sors de mes gonds", a lancé le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement
  • "D'où sortez-vous ce bilan de 10.000 morts sur lequel vous et les vôtres (...) sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de trois jours, en établissant un bilan humain qui est faux ? C'est scandaleux, c'est indigne"

PARIS: Le Premier ministre et les Ecologistes ont bataillé mardi à l'Assemblée nationale sur les décès dus à la canicule et la politique d'adaptation du gouvernement face au changement climatique, les députés verts annonçant le dépôt d'une motion de censure.

Dans un vif échange avec la cheffe de file des députés écologistes Cyrielle Chatelain, Sébastien Lecornu a jugé "scandaleux" et "faux" le chiffre de "10.000 morts" de la canicule la semaine dernière, avancé selon lui par les Ecologistes.

Ceux-ci ont démenti avoir donné ce bilan, affirmant seulement craindre une telle hécatombe.

"C'est la première fois que je sors de mes gonds", a lancé le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement. "D'où sortez-vous ce bilan de 10.000 morts sur lequel vous et les vôtres (...) sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de trois jours, en établissant un bilan humain qui est faux ? C'est scandaleux, c'est indigne".

La canicule risque de faire "10.000 morts", avait déclaré un peu plus tôt la députée écologiste Sandrine Rousseau. Quant au chef de file des sénateurs écologistes Guillaume Gontard, il a appelé le gouvernement à ne "pas attendre 10.000 morts pour agir", a-t-il dit à l'AFP.

De son côté, le directeur général de l'AP-HP, Nicolas Revel estime que le bilan de 2003 (15.000 décès) ne sera pas atteint, car "on a progressé sur plein de choses", mais qu'il sera "probablement supérieur à 2025", à savoir 5.700 morts liées à la chaleur.

Sébastien Lecornu a estimé en outre que la commission d'enquête réclamée par les députés écologistes sur la "politique d'adaptation" du gouvernement allait leur revenir "en boomerang": "On en arrivera à la conclusion qu'il n'y a pas d'inaction, mais qu'il y a un besoin évident d'accélération".

Cette commission permettra aussi "de regarder l'action dans les mairies", y compris écologistes, "dans lesquelles on ne peut pas dire que le bilan soit à ce point édifiant", a-t-il grondé.

Motion de censure 

"Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure. Vous n'êtes pas à votre place", lui a rétorqué Mme Chatelain, en annonçant peu après dans les couloirs de l'Assemblée que son groupe allait déposer ce mardi une motion de censure contre le gouvernement, pour dénoncer "son impréparation à la fois de la canicule qu'on a connue, mais surtout de la canicule qui arrive".

"Sous votre gouvernement, la canicule s'est transformée en violence politique", avait fustigé dans sa question la députée écologiste, en lui demandant de "cesser de nier (sa) responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui".

La motion de censure sera signée avec des Insoumis selon une source au groupe LFI, les Ecologistes ne disposant pas des 58 députés nécessaires pour déposer un 49.2.

Le chef du gouvernement a défendu une nouvelle fois l'action de l'État qui "tient face à chaque crise" et celle de "tous les gouvernements" qui "ont chacun à leur mesure fait quelque chose contre le réchauffement climatique". "Le nier, c'est abîmer le consensus républicain", a-t-il jugé.

A cet égard, "faire du Fonds vert le référendum de l'inaction du gouvernement, alors que nous l'avons créé, a quelque chose d'absolument absurde sur le terrain politique", a-t-il fustigé.

De nombreuses voix ont critiqué la forte baisse des crédits du Fonds vert ces dernières années, passés de 2,5 milliards d'euros en 2024 à 837,5 millions en 2026, qui sont destinés à financer les projets des collectivités territoriales pour l'adaptation au changement climatique.


L’ambassadeur Al Ruwaily, en fin de mission à Paris : les relations franco-saoudiennes continueront de se renforcer

Alruwaily et son épouse Fatima Alruwaily avec l’ancien ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et la secrétaire générale d'AFALULA, Laura Kwiatowski. (Photo fournie)
Alruwaily et son épouse Fatima Alruwaily avec l’ancien ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et la secrétaire générale d'AFALULA, Laura Kwiatowski. (Photo fournie)
  • Au fil de son intervention, l’ambassadeur a insisté sur la qualité exceptionnelle du partenariat franco-saoudien, qu’il considère comme l’un des plus solides jamais établis entre les deux pays
  • Les visites croisées du prince héritier à Paris et du président Emmanuel Macron à Riyad ont donné une nouvelle impulsion à cette relation, avec la signature d’accords structurants, dont le Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien

PARIS: C’est avec une émotion sincère que l’ambassadeur d’Arabie saoudite en France, Fahd Al Ruwaily, a fait ses adieux à Paris, au terme de plus de cinq années et demie d’une mission qui aura profondément marqué les relations entre les deux pays.

Entouré de responsables français, de diplomates, d’amis et de partenaires de longue date, il a choisi de placer cette soirée sous le signe de la gratitude, de l’amitié et de l’espoir.

arabie saoudite

L’ambassadeur Alruwaily avec le sénateur Olivier Cadic ( à droite) et le directeur Moyen-Orient et Afrique du Nord au Quai d’orsay Romaric Roignan. (Photo fournie)

Dès les premiers mots de son intervention, il a tenu à remercier chaleureusement les nombreux invités venus partager ce moment malgré la chaleur caniculaire. « Votre présence me touche profondément », a-t-il confié avec simplicité, donnant à cette réception un ton chaleureux teinté de nostalgie.

Revenant sur son arrivée en France à la fin de l’année 2020, il a évoqué les circonstances exceptionnelles de sa prise de fonctions, en pleine pandémie de Covid-19.

Paris, alors silencieuse et confinée, n’avait pas encore retrouvé le rayonnement qui fait sa réputation. C’est dans cette résidence, où s’est tenue la réception, qu’il avait présenté, le 30 décembre 2020, la copie de ses lettres de créance, marquant ainsi le début d’une mission diplomatique qui allait rapidement prendre une dimension particulière.

« Il est toujours difficile de quitter Paris », a-t-il reconnu. Étudiant, puis jeune diplomate, quelques jours passés dans la capitale française suffisaient déjà à lui laisser des souvenirs impérissables.

Après plus de cinq années passées en France, les émotions sont naturellement bien plus fortes.

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Le couple Alruwaily avec l’ancien ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et son épouse. (Photo fournie)

Cette période aura coïncidé avec une phase historique pour le Royaume d’Arabie saoudite. Al Ruwaily a rappelé que sa mission s’est inscrite dans la dynamique de la Vision 2030, vaste programme de réformes lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dix ans après son lancement, ce projet a profondément transformé le Royaume dans les domaines économique, culturel, éducatif, touristique et social, ouvrant de nombreuses perspectives de coopération avec la France.

Au fil de son intervention, l’ambassadeur a insisté sur la qualité exceptionnelle du partenariat franco-saoudien, qu’il considère comme l’un des plus solides jamais établis entre les deux pays.

Les visites croisées du prince héritier à Paris et du président Emmanuel Macron à Riyad ont donné une nouvelle impulsion à cette relation, avec la signature d’accords structurants, dont le Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien et sa feuille de route.

À ses yeux, cette coopération dépasse largement le cadre diplomatique. Elle se nourrit de convergences sur les grands dossiers régionaux et internationaux, mais également d’échanges humains, économiques, culturels, scientifiques et sécuritaires de plus en plus nombreux.

Le seul mois de juin en a offert une illustration éloquente, a souligné Al Ruwaily. Plusieurs hauts responsables saoudiens ont effectué des visites en France, tandis que d’importantes délégations françaises se rendaient au Royaume.

La réunion annuelle du Conseil d’affaires franco-saoudien, le Forum Vision Golfe ou encore la participation remarquée du Royaume au salon Eurosatory témoignent d’une relation particulièrement dynamique.

Au-delà du bilan diplomatique, le discours a surtout laissé transparaître une profonde reconnaissance envers celles et ceux qui ont accompagné cette mission.

L’ambassadeur a réservé ses premiers remerciements à son épouse, Fatimah, et à leurs enfants, saluant leur patience et leur soutien tout au long de ces années exigeantes.

Il a également rendu hommage aux équipes de l’ambassade, dont l’engagement et l’esprit de famille ont constitué, selon lui, l’une des clés des succès obtenus.

Il a ensuite exprimé sa gratitude envers les autorités françaises, les parlementaires, les responsables du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les conseillers de l’Élysée ainsi que les organisations internationales installées à Paris, avec lesquelles le Royaume entretient une coopération étroite.

Au moment de conclure, l’émotion était palpable. En quittant Paris, a-t-il confié, sa famille et lui emportent bien davantage que des souvenirs professionnels. Ils repartent avec des amitiés sincères, des expériences humaines précieuses et la conviction que les liens entre la France et l’Arabie saoudite continueront de se renforcer au service du dialogue, de la coopération et de la paix.

Selon plusieurs médias français, l’ancien ambassadeur d’Arabie saoudite en Syrie devrait succéder à Fahd Al Ruwaily à Paris.