La Syrie retire l'accréditation de la BBC

La Syrie a annoncé samedi qu'elle annulait l'accréditation de la BBC, une mesure rare contre un média international (Photo, Reuters).
La Syrie a annoncé samedi qu'elle annulait l'accréditation de la BBC, une mesure rare contre un média international (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 09 juillet 2023

La Syrie retire l'accréditation de la BBC

  • Le retrait de l'accréditation des représentants des médias internationaux reste rare à Damas
  • De nombreux journalistes étrangers ont quitté le pays à mesure que la guerre s'intensifiait

DAMAS: La Syrie a annoncé samedi avoir retiré l'accréditation de la BBC, l'accusant de publier des "informations et reportages biaisés", une mesure rare à l'encontre d'un média international dans ce pays déchiré par la guerre.

"En raison du non-respect par la chaîne des normes professionnelles et de son obstination à fournir des informations et reportages politisés et biaisés", le ministère de l'Information a décidé d'"annuler l'accréditation" des correspondants de la BBC et de la BBC Radio, a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Malgré les avertissements répétés" à la chaîne, elle a "continué à diffuser des informations trompeuses basées sur des déclarations (...) d'entités terroristes et hostiles à la Syrie", a accusé le ministère.

"BBC News Arabic fournit un journalisme indépendant et impartial" et s'adresse "à des personnes de tous les horizons politiques pour établir les faits", a réagi un porte-parole de la chaîne britannique.

"Nous continuerons à fournir des informations impartiales à nos audiences à travers le monde arabophone", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Depuis son déclenchement en 2011, la guerre civile en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts et déplacé plusieurs millions de personnes.

De nombreux journalistes étrangers ont quitté le pays à mesure que la guerre s'intensifiait.

Le retrait de l'accréditation des représentants des médias internationaux reste rare à Damas, où les quelques médias étrangers restants ont des correspondants locaux sur place.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.