Barrage sur le Nil: les négociations vont « traîner », selon Sissi

L’Egypte et le Soudan veulent un accord global sur le barrage, notamment sur la manière dont il est géré, mais l’Ethiopie y est réticente. (Yirga MENGISTU/Adwa Pictures/AFP)
L’Egypte et le Soudan veulent un accord global sur le barrage, notamment sur la manière dont il est géré, mais l’Ethiopie y est réticente. (Yirga MENGISTU/Adwa Pictures/AFP)
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Publié le Mardi 28 juillet 2020

Barrage sur le Nil: les négociations vont « traîner », selon Sissi

  • Le président égyptien a dit « espérer » que les discussions aboutissent
  • Selon lui, la peur des Egyptiens est « légitime et naturelle », mais il s'est montré réticent aux « menaces » d'une action militaire qui fleurissent sur les réseaux sociaux

LE CAIRE: Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé mardi que les négociations avec l'Ethiopie et le Soudan sur la construction controversée d'un barrage sur le Nil allaient « traîner », mais espère qu'elles aboutiront à un accord.

Le Grand barrage de la Renaissance (Gerd), construit par l'Ethiopie sur le Nil Bleu (qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil), est source de fortes tensions entre les trois pays depuis près d'une décennie.

« Nous négocions, c'est une bataille et ça va traîner », a déclaré le président égyptien à la télévision, ajoutant « espérer » que les discussions aboutissent.

Toutes les négociations concernant le fonctionnement et le remplissage de ce barrage, appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique, ont échoué.

La semaine dernière, l'Ethiopie a annoncé avoir atteint son objectif de remplissage du réservoir du barrage prévu pour la première année, suscitant l'inquiétude au Soudan et en Egypte.

Selon M. Sissi, la peur des Egyptiens est « légitime et naturelle », mais il s'est montré réticent aux « menaces » d'une action militaire qui fleurissent sur les réseaux sociaux.

« Il faut faire attention... Nous sommes en négociation », a-t-il dit lors de l'ouverture d'un parc industriel au Caire.

L’Ethiopie, qui a commencé la construction du barrage en 2011, estime que le Gerd est essentiel pour son développement économique, alors que l'Egypte --dont l'irrigation et l'eau potable dépendent à 90% du Nil-- le considère comme une menace vitale.

De son côté, le Soudan a mis en garde en juin contre des « grands risques » pour la vie de millions de personnes.

L’Egypte et le Soudan veulent un accord global sur le barrage, notamment sur la manière dont il est géré, mais l’Ethiopie y est réticente. L’Egypte invoque également « un droit historique » sur le fleuve garanti par des traités conclus en 1929 et 1959. Mais l’Éthiopie s'appuie sur un traité signé en 2010 et boycotté par l’Egypte et le Soudan autorisant des projets d'irrigation et de barrages sur le fleuve.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com