L'OCDE révise à la hausse les perspectives de croissance de l'Arabie saoudite à 2,9% pour 2023

L'Arabie saoudite reste un pôle d’attraction dans une économie mondiale en apparence morose, alors que les pays luttent contre une inflation élevée et un ralentissement de la demande (Photo, Shutterstock).
L'Arabie saoudite reste un pôle d’attraction dans une économie mondiale en apparence morose, alors que les pays luttent contre une inflation élevée et un ralentissement de la demande (Photo, Shutterstock).
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Publié le Lundi 10 juillet 2023

L'OCDE révise à la hausse les perspectives de croissance de l'Arabie saoudite à 2,9% pour 2023

  • L'Arabie saoudite a dépassé le taux de croissance anticipé par l'agence de notation Moody's
  • L'OCDE s'attend à ce que l'économie mondiale se redresse en 2024 pour atteindre 2,9%

RIYAD: L'économie de l'Arabie saoudite devrait croître à un rythme plus élevé que la moyenne mondiale. En effet, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a revu à la hausse les perspectives de croissance économique du Royaume, les portant à 2,9% en 2023.   

Dans son rapport intérimaire de mars, l'OCDE prévoyait une croissance du produit intérieur brut (PIB) du Royaume de 2,6%.   

Selon le dernier rapport sur les Perspectives économiques de l'OCDE publié le 7 juillet 2023, la croissance du PIB mondial devrait atteindre 2,7% cette année, soit le taux annuel le plus bas depuis la crise financière mondiale, avec une légère amélioration à 2,9% attendue pour 2024.

«La baisse des prix de l'énergie et de l'inflation globale, l'atténuation des goulets d'étranglement de l'offre et la réouverture de l'économie chinoise, associées à un niveau d'emploi solide et à la résistance relative des finances des ménages, sont autant de facteurs qui contribuent à la reprise prévue. Néanmoins, la reprise sera faible par rapport au passé», note Clare Lombardelli, économiste en chef de l'OCDE, dans le rapport. 

Dans le même temps, le rapport de l'OCDE prévoit que l'Arabie saoudite atteindra une croissance du PIB de 3,6% en 2024, soit une légère baisse par rapport à la projection précédente de 3,7% annoncée en mars.   

Le Royaume reste néanmoins un pôle d’attraction dans une économie mondiale en apparence morose, alors que les pays continuent de lutter contre une inflation élevée et un ralentissement de la demande.    

Avec les dernières prévisions de l'OCDE, l'Arabie saoudite a dépassé le taux de croissance anticipé par l'agence de notation Moody's Investors Service au début du mois de mars.   

Dans ses perspectives macroéconomiques pour les économies du G20, Moody's a relevé le taux de croissance du Royaume à 2,5% en 2023, contre une prévision précédente de 1,7% annoncée en novembre.   

Elle a également porté la croissance en 2024 à 3%, contre une prévision précédente de 2,6%.   

Bien que les prévisions de croissance du Royaume soient inférieures à celles de 2022 (8,7%), celui-ci continue de figurer parmi les cinq pays qui dépasseront le taux de croissance mondial moyen, qui devrait tomber à 2,7% en 2023, contre 3,3% l'année dernière.   

Réouverture de la Chine

Les taux de croissance de l'Inde, de la Chine, de l'Indonésie et de la Turquie devraient également dépasser la moyenne mondiale en 2023 pour atteindre respectivement 6%, 5,4%, 4,7% et 3,6%.   

Toutefois, l'OCDE s'attend à ce que l'économie mondiale se redresse en 2024 pour atteindre 2,9%.   

«Cette prévision de reprise, bien que pratiquement inchangée par rapport à nos projections intérimaires de mars, maintient les perspectives légèrement plus optimistes qui avaient été prédites et que nous voyons maintenant se concrétiser», a déclaré le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann.   

Ces prévisions optimistes s’appuient sur la baisse des prix de l'énergie qui allège la pression sur les budgets des ménages.

Le redressement du climat des affaires et de la consommation ainsi que la réouverture de la Chine ont également stimulé l'activité mondiale, ajoute le rapport.   

Selon M. Cormann, il est nécessaire que les responsables politiques limitent l'inflation et assouplissent le soutien budgétaire général en ciblant des mesures fiscales efficaces.   

«Tout en continuant à répondre aux défis économiques immédiats, il reste important de donner la priorité aux réformes structurelles pour stimuler la productivité, notamment en encourageant la concurrence, en relançant l'investissement, en augmentant la participation des femmes à la main-d'œuvre et en atténuant les contraintes d'approvisionnement, tout en garantissant les transformations vertes et numériques de nos économies», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Carburant: le gouvernement ne doit pas céder au «chantage» de TotalEnergies, dit Olivier Faure

TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
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  • "Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi
  • "Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible"

PARIS: TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.

Alors que le PDG du groupe TotalEnergies Patrick Pouyanné a menacé mardi d'arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les "superprofits", le patron du PS Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était "un profiteur de crise comme d'autres".

Un profiteur de guerre? "Bien sûr", mais "à l'insu de son plein gré. Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale", a poursuivi le patron du PS, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires.

"Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi.

"Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible", a martelé le chef des socialistes.

"Total dit qu'il plafonne les prix, ce qui est vrai", a reconnu M. Faure, mais le groupe "vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires" et "a augmenté son profit de 51%". "Ce n'est pas normal", a-t-il insisté.

Quand Total et d'autres font des superprofits, "ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier", a-t-il ajouté, jugeant "normal que celles et ceux qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer".

Olivier Faure a dit maintenir sa proposition de loi. "Le patriotisme, c'est ça".

Pour sa part, David Lisnard, candidat libéral à la présidentielle, a jugé sur FranceInfo que les marges de Total semblaient être "tout à fait dans la norme", c'est-à-dire "celle du marché".

Le président de l’Association des maires de France (AMF) a réitéré sa proposition de "suspension provisoire des certificats d'économie d'énergie" qui à ses yeux constitue "la seule mesure générale qui est possible sans dégrader les comptes publics".


Le fonds de garantie des dépôts français quasi stable, à 7,7 milliards d'euros

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
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  • Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros
  • Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet

PARIS: Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel.

"Nous consolidons ces réserves financières", s'est félicité le président du directoire du FGDR Anthony Requin lors d'un entretien avec l'AFP.

Le FGDR est chargé d'intervenir en cas de défaillance d'un établissement financier: chaque Français est couvert à hauteur de 100.000 euros par ce fonds.

Sont éligibles les comptes courants, comptes à terme, livrets jeunes, comptes épargne logement, plan d'épargne logement ou encore les comptes espèces attachés à un compte titres ou à un plan épargne en actions (PEA).

Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros.

Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet.

La concentration du système bancaire, autour de six grands établissements (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) confère à la France ce ratio si faible.

D'autres digues, positionnées en amont, sont là pour éviter les faillites bancaires: un contrôle régulier et poussé par le superviseur, des exigences réglementaires fortes en matière de fonds propres notamment, un mécanisme de résolution et un fonds européen de près de 80 milliards d'euros.

Au sein de chaque banque existent "des réserves qui sont là pour absorber des chocs", souligne M. Requin.

Le FGDR, créé en 1999, disposait fin 2024 d'un montant à peine plus faible, de 7,732 milliards d'euros.

La différence s'explique notamment par de nouvelles contributions au titre de la garantie des services de gestion ainsi que le produit d'amendes prononcées par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le FGDR compte 1.134 établissements adhérents, au titre de sa garantie des dépôts, mais aussi des titres ou des cautions.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu.