Les pays du CCG et la Russie soucieux de renforcer leur coopération

Sixième réunion ministérielle conjointe du dialogue stratégique entre les pays du Golfe et la Russie. (AFP).
Sixième réunion ministérielle conjointe du dialogue stratégique entre les pays du Golfe et la Russie. (AFP).
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Publié le Mardi 11 juillet 2023

Les pays du CCG et la Russie soucieux de renforcer leur coopération

  • Les deux parties insistent sur l’importance de soutenir l’économie mondiale et de préserver la stabilité du marché mondial du pétrole, selon un communiqué conjoint
  • Le secrétaire général du CCG soutient que la coopération avec la Russie au sein de l’Opep+ avait eu une incidence positive sur le marché pétrolier

MOSCOU: Les ministres des États du Golfe et de la Russie mettent en lumière l’importance des efforts concertés pour parvenir à la paix, à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité dans le monde, peut-on lire dans un communiqué conjoint publié lundi par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et la Russie.

Le communiqué intervient à la suite de la sixième réunion ministérielle conjointe du dialogue stratégique entre les pays du CCG et la Russie qui s’est tenue à Moscou.

Les pays du CCG ont l’intention de renforcer toutes les formes de coopération avec la Russie, déclare le secrétaire général du CCG, Jassim al-Budaiwi.

Les deux parties insistent sur l’importance de soutenir l’économie mondiale et de préserver la stabilité du marché mondial du pétrole, selon le communiqué.

Les pays du Golfe et la Russie ont également salué les efforts fructueux des nations de l’Opep+ à cet égard, affirmant qu’une coopération continue entre tous les États participants pour adhérer à l’accord de l’Opep+ en servant les intérêts de l’économie mondiale était nécessaire.

Le secrétaire général du CCG soutient que la coopération avec la Russie au sein du groupe l’Opep+ avait eu une incidence positive sur le marché pétrolier.

La position du CCG sur la guerre russo-ukrainienne est conforme aux conventions et principes de l’ONU, ajoute M. Al-Budaiwi.

Il ajoute que les États arabes du Golfe soutiennent le principe de non-ingérence de l’ONU dans les affaires intérieures des États, ainsi que tous les efforts de médiation pour mettre fin au conflit.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, fait part de l’accueil favorable de son pays au rapprochement entre les États du Golfe et l’Iran, ainsi qu’à la réintroduction de la Syrie dans la Ligue arabe.

«Nous avons une position unifiée avec les États du Golfe en ce qui concerne l’unité et la souveraineté de la Syrie sur ses terres. Par ailleurs, le retour de la Syrie dans la Ligue arabe a eu un effet positif sur la région», précise-t-il.

Il souligne également la nécessité de trouver une solution aux crises soudanaise et yéménite. «Nous saluons les efforts des États du Golfe pour mettre fin à la crise au Yémen et entamer un dialogue national global», conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.