Près d'un réfugié ukrainen sur deux installé en Allemagne veut s'y installer

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'adresse à la presse après avoir organisé un sommet avec des chefs d'État sur la politique d'accueil des réfugiés à la Chancellerie, le 10 mai 2023 à Berlin. (AFP).
Le chancelier allemand Olaf Scholz s'adresse à la presse après avoir organisé un sommet avec des chefs d'État sur la politique d'accueil des réfugiés à la Chancellerie, le 10 mai 2023 à Berlin. (AFP).
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

Près d'un réfugié ukrainen sur deux installé en Allemagne veut s'y installer

  • Au total, 44 % d'entre eux a l'intention de rester quelques années de plus ou même pour toujours en Allemagne, même si leur séjour est actuellement limité à mars 2024, selon une étude publiée par l'institut DIW à Berlin
  • Depuis le début de la guerre d'agression russe en février 2022, plus d'un million de personnes ont fui l'Ukraine vers l'Allemagne, pour la plupart des femmes et des enfants

FRANCFORT : Près de la moitié du million de réfugiés ukrainiens arrivés en Allemagne depuis le début de l'invasion russe ont l'intention de s'y installer, bien que les conditions pour leur séjour prolongé restent floues, selon une étude publiée mercredi.

Au total, 44 % d'entre eux a l'intention de rester quelques années de plus ou même pour toujours en Allemagne, même si leur séjour est actuellement limité à mars 2024, selon une étude publiée par l'institut DIW à Berlin.

Depuis le début de la guerre d'agression russe en février 2022, plus d'un million de personnes ont fui l'Ukraine vers l'Allemagne, pour la plupart des femmes et des enfants.

La situation familiale des réfugiés joue un rôle majeur dans l'intention de rester : ceux qui ont un partenaire à l'étranger ont beaucoup moins l'intention de rester en Allemagne pour toujours.

Par ailleurs, les réfugiés qui veulent apprendre l'allemand et se sentent les bienvenus dans ce pays sont plus susceptibles de vouloir rester, note l'étude co-écrite avec l'Office fédéral des migrations et des réfugiés et le Centre de recherche sur le marché du travail (IAB).

Début 2023, trois réfugiés ukrainiens sur quatre ont déjà suivi au moins un cours d'allemand ou d'intégration.

Cette forte participation fait que dans le même temps le taux d'emploi reste faible : 18% des 18 à 64 ans avaient un emploi début de 2023, un point de plus que lors de la dernière enquête menée à l'été 2022.

Sur un panel de 7 000 réfugiés interrogés, plus des deux tiers n'ayant pas encore d'emploi rémunéré au début de 2023 voulaient néanmoins rapidement en décrocher un.

Cela devrait avoir un effet positif sur le revenu mensuel de ces ménages s'élevant en moyenne à 850 euros au moment de l'enquête.

Malgré ces résultats encourageants, "ce n'est pas un succès infaillible", commente Yuliya Kosyakova,de l'IAB à Nuremberg.

Aux responsables politiques, les auteurs de l'étude recommandent de décider rapidement s'il faut prolonger la protection temporaire des réfugiés ukrainiens au-delà de mars 2024 ou de créer d'autres perspectives de résidence à long terme.

Les réfugiés "ont besoin d'une sécurité de planification pour savoir s'ils sont autorisés à rester en Allemagne à long terme – même lorsque la guerre est terminée", ajoute Mme Kosyakova.

Des perspectives qui sont "extrêmement importantes, surtout pour apprendre l'allemand et trouver un emploi", selon elle.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.