La publicité de SaudiaBEYOND mettant en scène le TikTokeur Khaby suscite des réactions négatives dans tout le Royaume

La publicité a été remplacée après avoir suscité la colère des internautes. (Photo, AFP)
La publicité a été remplacée après avoir suscité la colère des internautes. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

La publicité de SaudiaBEYOND mettant en scène le TikTokeur Khaby suscite des réactions négatives dans tout le Royaume

  • La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par la compagnie aérienne Saudia montre le TikTokeur Khaby expliquant à un passager saoudien comment commander de la nourriture en utilisant l’écran tactile à bord de l’avion
  • La publicité a été vivement critiquée par les utilisateurs de Twitter, qui ont considéré qu’elle donnait une fausse image des Saoudiens

LONDRES: Une publicité de la compagnie aérienne Saudia vantant les mérites de son système de divertissement en vol, Beyond, a suscité de vives réactions sur Twitter, plusieurs utilisateurs saoudiens la jugeant offensante.

La publicité, qui a maintenant été supprimée, fait partie d’une campagne sur les réseaux sociaux lancée par la compagnie aérienne nationale du Royaume. Elle met en scène l’influenceur TikTok sénégalo-italien Khabane Lame, alias Khaby, qui montre à un passager saoudien comment  commander de la nourriture à l’aide de l’écran tactile qui se trouve devant lui, une tâche très simple.

La publicité n’a pas été bien accueillie par les utilisateurs de Twitter, ce qui a incité Saudia à la remplacer par une autre montrant un passager, apparemment originaire d’Asie de l’Est, réveillé par l’hôtesse de l’air alors qu’il tentait de s’assoupir. Khaby aide l’homme en activant la fonctionnalité «Ne pas déranger» de Beyond.

Le journaliste Samar al-Mogren, basé à Riyad, fait partie de ceux qui ont exprimé leur mécontentement sur Twitter. «Saudia a eu tort de dépeindre un Saoudien comme “incompétent” et un étranger comme “compétent”. Allons-nous un jour nous défaire de cette mauvaise image irréaliste de nous-mêmes?», écrit-il.

Un autre utilisateur de Twitter, Rakan, s’est étonné de voir la compagnie aérienne montrer un étranger apprenant à un Saoudien comment utiliser la technologie sur un vol Saudia, ajoutant que les rôles auraient dû être inversés.

Quant à Anwar al-Moulhim, il a réagi en demandant: «Quel est l’intérêt de cette publicité ratée?». Ahmad Barakat, consultant en marketing numérique basé à Jérusalem, a tweeté: «Imaginez une entreprise qui débourse une grosse somme d’argent pour créer une publicité et qui la supprime en si peu de temps! C’est ce qu’a fait Saudia.»

Toutefois, Tarek al-Ahmari, universitaire saoudien spécialisé dans la communication, ne partage pas le même point de vue sur la publicité. Tout en reconnaissant qu’il n’était pas correct de dépeindre un Saoudien comme étant «technologiquement illettré», il fait valoir que «la comédie fait partie des types de contenus médiatiques très délicats, en particulier lorsqu’elle est utilisée par des agences gouvernementales ou par le secteur privé, car elle est très proche de la satire et les destinataires peuvent l’interpréter de diverses manières imprévisibles.»

Il a également souligné que l’utilisation de la tenue traditionnelle saoudienne aurait été une bonne idée si elle avait été utilisée correctement, et que la musique agrémentait le contenu lié au voyage.

M. Al-Ahmari a déclaré que si les rôles de Khaby et du passager saoudien avaient été inversés, la publicité aurait été un succès. Khaby est l’un des créateurs de contenu les plus populaires sur la plate-forme vidéo chinoise TikTok. Il est suivi par plus de 159,5 millions d’abonnés et, en 2022, Forbes l’a classé parmi les meilleurs créateurs, affirmant qu’il était le TikTokeur le plus suivi au monde.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.