Bangladesh: Les recruteurs préparent les travailleurs à se lancer en Arabie saoudite

L'Arabie saoudite a été le premier pays d'origine des envois de fonds vers le Bangladesh au cours de l'année fiscale 2022-2023 (Photo, AFP).
L'Arabie saoudite a été le premier pays d'origine des envois de fonds vers le Bangladesh au cours de l'année fiscale 2022-2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 18 juillet 2023

Bangladesh: Les recruteurs préparent les travailleurs à se lancer en Arabie saoudite

  • Plus de 225 000 Bangladais ont émigré en Arabie saoudite au premier semestre de l'année 2023
  • Le Bangladesh et l'Arabie saoudite ont lancé un programme de vérification des compétences au début de l'année

DHAKA: Les recruteurs bangladais ont déclaré lundi être prêts à saisir les opportunités en Arabie saoudite, alors qu'ils se préparent à former des travailleurs pour combler les postes vacants dans le Royaume.

Plus de 225 000 Bangladais ont émigré en Arabie saoudite au cours du premier semestre de l'année 2023, selon les données officielles. Cette tendance se poursuit depuis 2022, période à laquelle la moitié des travailleurs migrants embauchés par les employeurs en Arabie saoudite étaient des Bangladais.

Le Royaume s'apprête en effet à recruter des travailleurs qualifiés du Bangladesh dans le cadre d'un programme de vérification des compétences lancé par les deux pays au début de l'année, qui vise à améliorer les compétences professionnelles des employés sur le marché du travail saoudien.

«Conformément à l'accord signé en début d'année, le Royaume a demandé une main-d'œuvre plus qualifiée», a déclaré à Arab News Shameem Ahmed Chowdhury Noman, secrétaire général de l'association bangladaise des agences de recrutement internationales.

«Nous y travaillons et le processus de formation de travailleurs qualifiés certifiés est en cours dans plus de 150 centres de formation technique répartis dans tout le pays», a-t-il ajouté.

«Cette opération est ambitieuse et nécessite la construction d'infrastructures supplémentaires, l'embauche de formateurs, etc. Son exécution prendra donc un certain temps.»

Selon M. Noman, la collaboration entre les secteurs public et privé est essentielle pour «accélérer le processus et exploiter les opportunités».

«Les employeurs d'Arabie saoudite font davantage confiance à nos migrants, car cela fait environ 45 ans que nous (en y) envoyons. Nos travailleurs bénéficient donc d'une bonne image» en Arabie saoudite, a-t-il indiqué. «Maintenant, nous devrions préparer nos travailleurs et nous concentrer sur des emplois à plus forte valeur ajoutée.»

L’Arabie saoudite, terre d’opportunités

Le Royaume a également été le premier pays d'origine des envois de fonds vers le Bangladesh au cours de l'année fiscale 2022-2023, les travailleurs ayant transféré près de 3,8 milliards de dollars, selon un rapport publié au début du mois par la Banque du Bangladesh.

Abdul Motaleb, originaire de la ville de Cumilla, à une centaine de kilomètres de Dhaka, fait partie de ceux qui se préparent à trouver un emploi en Arabie saoudite. Ce jeune homme de 29 ans suit les traces de ses cousins, qui travaillent à Djeddah depuis quelques années.

«Mes cousins m'ont suggéré d'acquérir des compétences, car cela me permettrait d'avoir un meilleur revenu», a expliqué M. Motaleb à Arab News.

Il suit actuellement des cours et obtiendra son certificat dans trois mois.

«Je me suis inscrit dans un centre de formation technique et j'apprends les techniques de soudage, car le Royaume a besoin d'un grand nombre de travailleurs qualifiés pour construire de nouvelles villes», a-t-il ajouté. 

Dans sa recherche d'opportunités à l'étranger, Nazmul Ahsan, 24 ans, a choisi en premier lieu l'Arabie saoudite.

«Je n'ai pas assez d'opportunités dans ma ville natale. Chercher un emploi en tant que travailleur migrant est donc la meilleure opportunité à laquelle j'ai pu penser», a indiqué M. Ahsan à Arab News. «L'Arabie saoudite est mon premier choix, car c'est une terre sainte pour moi en tant que musulman.»

M. Ahsan a indiqué qu'il avait contacté une agence de recrutement à l'étranger à Dhaka, qui l'a aidé à trouver un emploi dans le Royaume.

«On m'a annoncé que j'ai été embauché en tant que maçon», a-t-il ajouté. «J'espère obtenir mon visa d'ici le mois prochain.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.