Londres décroche la «giga-usine» de batteries de Tata en Europe

Le Royaume-Uni a décroché l'investissement du géant indien Tata, propriétaire du constructeur Jaguar Land Rover, dans une giga-usine de batteries électriques à "plus de 4 milliards de livres". (AFP)
Le Royaume-Uni a décroché l'investissement du géant indien Tata, propriétaire du constructeur Jaguar Land Rover, dans une giga-usine de batteries électriques à "plus de 4 milliards de livres". (AFP)
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Publié le Mercredi 19 juillet 2023

Londres décroche la «giga-usine» de batteries de Tata en Europe

  • Ce projet représente une victoire politique pour Downing Street qui négociait depuis neuf mois avec Tata pour remporter cet investissement, face notamment à l'Espagne
  • L'usine devrait générer «jusqu'à 4.000 nouveaux emplois directs et des milliers en plus dans la chaîne d'approvisionnement élargie»

LONDRES: Le Royaume-Uni a décroché l'investissement du géant indien Tata, propriétaire du constructeur Jaguar Land Rover, dans une giga-usine de batteries électriques à "plus de 4 milliards de livres", ce qui permettra d'accélérer la décarbonation de son industrie automobile.

Ce projet représente une victoire politique pour Downing Street qui négociait depuis neuf mois avec Tata pour remporter cet investissement, face notamment à l'Espagne.

L'usine devrait générer "jusqu'à 4.000 nouveaux emplois directs et des milliers en plus dans la chaîne d'approvisionnement élargie", précise le communiqué du ministère des Entreprises.

La nouvelle "giga-usine" d'une capacité de 40 Gigawatts heures, sera "l'une des plus vastes en Europe", poursuit le communiqué.

En mars, le quotidien économique FT (Financial Times) écrivait que Tata Motors avait demandé un demi-milliard de livres (575 millions d'euros) d'aides au Royaume-Uni pour y construire son usine de batteries, faute de quoi il pourrait choisir la péninsule ibérique.

L'usine doit être bâtie à Bridgewater, au sud-ouest de l'Angleterre, et la production doit y démarrer en 2026.

"Elle devrait fournir près de la moitié de la production de batteries dont le pays a besoin d'ici 2030, ce qui va donner un gros coup d'accélérateur à la transition du Royaume-Uni vers les véhicules à zéro émission" de CO2, estime le gouvernement dans son communiqué.

«Tenir les engagements»

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'est félicité d'une "marque de reconnaissance de la vigueur de notre industrie automobile". "Nous pouvons être incroyablement fiers que la Grande-Bretagne ait été choisie pour la première giga-usine de Tata Group hors d'Inde", a-t-il ajouté.

"C'est probablement le plus gros investissement jamais injecté dans l'industrie automobile de ce pays", a renchéri le ministre de l'Energie Grant Shapps sur Sky News.

Le président de Tata Sons, Natarajan Chandrasekaran, assure dans le communiqué que le conglomérat indien "est fortement engagé en faveur d'un avenir durable" et note que la nouvelle usine va "fournir en batteries électriques les futurs modèles de Jaguar Land Rover (...) avec le potentiel de fournir également d'autres constructeurs".

L'ONG écologiste Greenpeace a salué "un moment important pour l'industrie automobile au Royaume-Uni", qui "montre que le gouvernement a finalement démarré dans la course internationale pour les technologies propres, pendant que d'autres sont déjà à pleine vitesse".

Elle appelle à présent Downing Street à "tenir son objectif louable de sortir des véhicules à essence et diesel à partir de 2030, et signer les réglementations pour cela".

Pour sa part, le syndicat Unite souligne que "les Etats-Unis et l'Europe ont des plans clairs et proactifs pour l'emploi et l'investissement" et demande au gouvernement britannique de "mettre en place une stratégie industrielle de long terme".

Le centre universitaire britannique Faraday, spécialisé dans l'électrification du pays, souligne sur son site internet que "d'ici 2030, il faudra un approvisionnement d'environ 100 Gigawatt heure au Royaume-Uni pour satisfaire la demande de batteries pour" les véhicules, soit l'"équivalent de 5 giga-usines, chacune fonctionnant avec une capacité de 20 Gigawatt heure par an".

D'ici 2040 ces besoins devraient grimper à 200 Gwh soit l'équivalent de 10 giga-usines, ajoute-t-il, insistant sur la nécessité pour le pays d'accélérer ses projets d'infrastructures.

Le chinois Envision AESC construit déjà avec le constructeur japonais Nissan une "giga-usine" à Sunderland, au nord-est du pays, un projet annoncé en grandes pompes il y a deux ans.

La société britannique Britishvolt, dédiée à la construction d'une vaste usine de batteries pour voitures électriques, a pour sa part fait faillite avant d'être rachetée par l'australienne Recharge pour une somme non divulguée.

Fin juin, le CCC, l'organisme indépendant chargé de conseiller Downing Street sur le passage à la neutralité carbone, avait déploré la "lenteur inquiétante" du rythme de la transition énergétique au Royaume-Uni.

Il appelait le gouvernement à des actions "plus audacieuses et à refaire du climat une "priorité".


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.