NEW YORK : Groupe mythique pour les photographes, Eastman Kodak va se lancer dans la fabrication d'ingrédients pour la pharmacie avec l'aide d'un prêt gouvernemental de 765 millions de dollars censé aider à réduire la dépendance des laboratoires américains aux fournisseurs étrangers. A Wall Street, mardi, cette annonce a fait le flamber le titre de l'entreprise de plus de 200%.
Kodak doit en effet produire des composants essentiels pour la pharmacie mais en pénurie régulière aux Etats-Unis, détaille dans un communiqué mardi l'agence accordant le prêt, la DFC.
L'objectif est que la société produise au total jusqu'à 25% des principes actifs nécessaires à la préparation des médicaments génériques produits aux Etats-Unis, une activité qui devrait permettre de créer 360 emplois.
"C'est un chiffre important, 25%", s'est félicité le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse. "Il s'agit d'une étape décisive dans le rapatriement de la fabrication de produits pharmaceutiques aux États-Unis", a-t-il relevé.
Une première
C'est la première fois que la DFC finance un projet dans le cadre d'un partenariat avec le ministère de la Défense visant à lutter contre la pandémie de Covid-19 au titre du "Defense Production Act". Ce texte permet au gouvernement fédéral de mobiliser le secteur industriel privé pour les besoins de la sécurité du pays.
"En tirant parti de notre vaste infrastructure, de notre expertise approfondie dans la fabrication de produits chimiques et de notre héritage d'innovation et de qualité, Kodak jouera un rôle essentiel dans le retour d'une chaîne fiable d'approvisionnement pharmaceutique aux Etats-Unis", a affirmé le président du conseil d'administration du groupe, Jim Continenza.
"Si nous avons appris quelque chose de la pandémie mondiale, c'est que les Américains sont dangereusement dépendants des chaînes d'approvisionnement étrangères pour leurs médicaments essentiels", a aussi souligné Peter Navarro, conseiller de Donald Trump pour le commerce.
Ce projet est un nouveau revirement pour Kodak, un groupe créé en 1888.
Faute d'avoir pris à temps le virage de la photographie numérique, le fabricant surtout connu pour ses pellicules avait déposé le bilan début 2012 avant de se recentrer sur les services d'impression et d'emballage et sur certains produits chimiques et films à usage industriel.
Le prêt gouvernemental devrait permettre d'accélérer l'arrivée sur le marché des nouveaux produits pharmaceutiques de Kodak en aidant la société à reconvertir et étendre ses sites de production à Rochester, dans l'Etat de New York et à St. Paul, dans le Minnesota.
Kodak prévoit de "se coordonner de près avec l'administration et les laboratoires pharmaceutiques pour identifier et donner la priorité aux produits les plus essentiels aux Américains et à la sécurité nationale des Etats-Unis".
Vers 9H40 (heure de paris) le CAC 40 cédait 0,76% à 8.155,97 points, soit un recul de 62,32 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait perdu 0,32%.
"Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank.
Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur et les espoirs de Donald Trump d'arriver à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Deux mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire dans une guerre qui dure depuis 100 jours, la région menace de s'embraser une nouvelle fois, malgré les appels du président américain à la retenue adressés à Israël.
Jérusalem s'est réveillé au son des explosions et des alertes, ont constaté des journalistes AFP. L'armée a fait état de deux nouveaux barrages de missiles iraniens visant le pays, après deux premières salves la veille.
Quelques heures plus tôt, la télévision d'Etat iranienne avait rapporté des explosions à Téhéran et dans les villes de Tabriz (nord-ouest) et Ispahan (centre), au moment où l'armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé "des cibles militaires".
Comme à chaque regain de tension dans la région, le prix du brut augmente: vers 9H40, le baril de Brent, référence européenne, gagnait 4,95% à 97,70 dollars, et celui de West Texas Intermediate, son équivalent américain, prenait 4,58% à 94,69 dollars.
Les taux d'intérêt étaient orientés à la hausse: le rendement de la dette allemande à dix ans, référence en Europe, atteignait 3,06%, contre 3,04% vendredi soir. Son équivalent français atteignait 3,82%, contre 3?80% vendredi soir.
TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétrole
Le groupe énergétique français TotalEnergies (+0,80% à 77,99 euros) profite de la nouvelle hausse des prix du brut.
Sanofi, un traitement anticancereux approuvé par l'UE
Le géant pharmaceutique français Sanofi (-0,56% à 77,51 euros) a annoncé lundi avoir obtenu l'approbation de la Commission européenne de son traitement anticancéreux Sarclisa en formulation sous-cutanée, via un injecteur portable, pour traiter le myélome multiple.








