La pause est finie, la Fed s'apprête à reprendre les hausses de taux

Traders au New York Stock Exchange pendant les échanges matinaux le 06 juillet 2023 à New York City. (Michael M. Santiago/Getty Images/AFP)
Traders au New York Stock Exchange pendant les échanges matinaux le 06 juillet 2023 à New York City. (Michael M. Santiago/Getty Images/AFP)
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Publié le Dimanche 23 juillet 2023

La pause est finie, la Fed s'apprête à reprendre les hausses de taux

  • La décision sera annoncée mercredi à 14H00 (18H00 GMT), par un communiqué qui sera suivi d'une conférence de presse du président de la Fed
  • Les taux étaient à zéro pour stimuler l'économie pendant la crise du Covid, jusqu'en mars 2022, lorsque la Fed a commencé à les relever, face à une inflation au plus haut en plus de 40 ans

WASHINGTON: Le temps de la pause est terminé, pour la banque centrale américaine (Fed): elle devrait renouer cette semaine avec les hausses de taux, et procéder à un relèvement d'un quart de point, afin de s'assurer de faire ralentir l'inflation durablement.

Les responsables de la Fed se réunissent mardi et mercredi.

«Si je devais parier, je dirais qu'ils augmenteront les taux de 25 points de base», soit un quart de point de pourcentage, a indiqué à l'AFP Joseph Gagnon, économiste au Peterson Institute for International Economics (PIIE) et ancien de la Fed.

Du côté des acteurs du marché, c'est aussi cette hypothèse qui fait la quasi-unanimité, selon l'évaluation de CME Group.

La décision sera annoncée mercredi à 14H00 (18H00 GMT), par un communiqué qui sera suivi d'une conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell.

Les taux étaient à zéro pour stimuler l'économie pendant la crise du Covid, jusqu'en mars 2022, lorsque la Fed a commencé à les relever, face à une inflation au plus haut en plus de 40 ans.

Elle a procédé à dix hausses, avant de marquer une pause lors de sa dernière réunion, mi-juin, maintenant les taux dans la fourchette de 5,00 à 5,25%, afin de prendre le temps d'observer les effets de ces hausses, et d'éviter de faire plonger l'économie dans la récession.

Gregory Daco, chef économiste pour EY Parthenon, anticipe lui aussi un relèvement d'un quart de point, et pense qu'il s'agira du dernier: «cela marquera plus que probablement la fin d'un cycle de resserrement historique».

Il estime néanmoins que Jerome Powell se gardera bien d'être affirmatif sur la question, «la dernière chose que souhaitent les responsables (de la Fed), c'est que les marchés commencent à parier sur (...) des baisses de taux rapides en 2024, ce qui entraînerait des conditions financières plus souples et des risques à la hausse pour la demande et l'inflation».

- L'économie est forte -

L'objectif de ces hausses: ramener l'inflation dans les clous, c'est-à-dire autour de 2% sur un an.

Celle-ci a fortement ralenti en juin, tombant à son plus bas niveau depuis mars 2021, 3,00% sur un an, selon l'indice CPI. La Fed privilégie, elle, une autre mesure, l'indice PCE, dont les données pour juin seront publiées à la fin du mois, mais qui s'était établie en mai à 3,8% sur un an.

Joseph Gagnon estime, lui, que la Fed ne s'arrêtera pas en si bon chemin, et voit «plus de chances» que les taux soient relevés trois, voire quatre fois, d'un quart de point d'ici la fin de l'année.

En effet, «l'économie est si forte, le marché du travail est si fort, l'inflation est en baisse mais elle est encore assez loin de l'objectif. Et elle ralentit beaucoup plus lentement qu'ils ne l'avaient prédit», anticipe-t-il.

Mais la messe est loin d'être dite pour les actions futures de la Fed: «nous avons eu un mois de bonnes nouvelles sur l'inflation. Et si nous en obtenons un ou deux de plus, je pourrais me tromper», a-t-il cependant reconnu.

Jerome Powell a répété ces dernières semaines que plusieurs hausses étaient envisagées, «au moins deux, possiblement d'affilée», avait-il assuré fin juin.

Lors de la réunion de juin, la majorité des responsables de la Fed voyaient les taux grimper jusqu'à 5,50-5,75%.

Outre-Atlantique, la Banque centrale européenne (BCE), qui se réunira un jour après la Fed, est elle aussi déterminée à continuer à relever ses taux.

Ces hausses rendent le crédit plus onéreux pour les ménages et les entreprises, et sont, ainsi, très efficaces pour décourager la consommation et l'investissement, et, donc, desserrer la pression sur les prix.

Mais leurs pleins effets mettent du temps à se faire sentir, et, à trop faire ralentir l'économie, peuvent la faire plonger dans la récession.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.