ISLAMABAD: Quatre policiers iraniens ont été tués dimanche après que des assaillants ont tiré sur une patrouille dans la province agitée du sud-est du Sistan-et-Baloutchistan, près de la frontière avec le Pakistan, rapportent les médias officiels.
«Trois policiers sont morts en martyrs dans une attaque terroriste contre une patrouille de police», indique Irna, l’agence de presse officielle. Un quatrième est décédé plus tard des suites de ses blessures, précise la télévision d’État.
Les troubles dans la province du Sistan-et-Baloutchistan impliquent des gangs de trafiquants de drogue, des rebelles de la minorité baloutche et des groupes extrémistes.
Un porte-parole de Babar Yousafzai, ministre en chef du Baloutchistan, déclare: «Nous sommes fermement opposés au terrorisme des deux côtés de la frontière.»
Il poursuit en ces termes: «Lors d’une récente visite à Téhéran, notre chef d’état-major, le général Syed Asim Munir, a demandé à son homologue iranien une stratégie conjointe pour éliminer le terrorisme des deux côtés de la frontière.»
Le porte-parole affirme que les forces de sécurité pakistanaises «ont également été témoins d’attaques similaires par le passé. Nos soldats ont été tués parce que les terroristes ne connaissent ni frontières ni pays et n’appartiennent à aucune religion. Ce ne sont que des terroristes».
Les autorités du Pakistan et du Baloutchistan «sont très strictes en matière de sécurité aux frontières. Nous adoptons une position claire selon laquelle le commerce est possible à travers la frontière pakistano-iranienne. Par ailleurs, les gens peuvent traverser la frontière», ajoute-t-il.
Le Pakistan a déjà fermé sa frontière avec l’Iran, précise le porte-parole.
«Personne n’a le droit de traverser les zones frontalières.»
«Nos forces de sécurité y sont déployées et surveillent le moindre mouvement. Nous avons utilisé tous les efforts possibles pour sécuriser notre frontière.»
Le 8 juillet, l’AFP a rapporté que deux policiers et quatre assaillants avaient été tués lors d’une fusillade dans la province revendiquée par le groupe extrémiste Jaish al-Adl.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
Après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus à plusieurs reprises, est-on dans la dernière ligne droite? Les principaux protagonistes se disent confiants même si la version du texte donnée par les médias iraniens diffère significativement de celle avancée par Washington.
"Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat.
"Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir", a-t-il déclaré.
Le ministre a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz.
Il a cependant accusé Israël de chercher des "prétextes" pour faire "dérailler" un éventuel accord avec Washington.
Même tonalité positive du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", selon Shehbaz Sharif.
- Signature "à distance" -
Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat.
La Suisse a déjà proposé d'accueillir une éventuelle signature, alors qu'un sommet du G7 en présence de Donald Trump doit commencer lundi dans la ville française d'Evian, près de Genève. Mais Téhéran a affirmé qu'une fois finalisé, le protocole d'accord serait signé "à distance".
Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril.
Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis.
Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit".
"Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi.
- Dilution de l'uranium -
L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.
Washington a livré de son côté une toute autre version du texte.
Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays.
Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%.
Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires.
Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël.
- Liban -
Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance.
Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.
Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.
Autre point d'achoppement majeur, le front libanais.
Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts.







