«Lancez-vous, tout simplement»: message du pionnier de la Silicon Valley aux innovateurs saoudiens

Tim Draper est une véritable légende de la Silicon Valley (Photo, AFP).
Tim Draper est une véritable légende de la Silicon Valley (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 13 décembre 2020

«Lancez-vous, tout simplement»: message du pionnier de la Silicon Valley aux innovateurs saoudiens

  • L’investisseur en capital risque américain Tim Draper affirme qu’il est très enthousiasmé par les développements dans le Royaume
  • Draper conseille les entrepreneurs d’être toujours au fait des progrès technologiques et de se tenir au courant des évolutions rapides

DJEDDAH: Tim Draper est une véritable légende de la Silicon Valley dont les fonds de capital-risque ont propulsé au sommet des sociétés de la tech très connues tels que Skype, Hotmail, Tesla, Twitter, DocuSign et SpaceX.

L’un des premiers apôtres du bitcoin, de la blockchain et de l'intelligence artificielle, il avait également prédit la montée en puissance de la Silicon Valley et, par la suite, l'émergence de la Chine en tant que puissance économique.

Où l'investisseur pionnier compte-il désormais placer sa confiance ? La réponse est, sans aucun doute, l'Arabie saoudite à l’avenir prospère en tant que centre entrepreneurial pour la région au sens large.

« Je suis vraiment excité quand je visite le royaume », a-t-il déclaré lors d'une discussion informelle virtuelle dans le cadre d'un webinaire organisé par Wa'ed, la branche entrepreneuriale d’Aramco, et Startup Grind, la plus grande communauté réunissant les startups, fondateurs d’entreprises, innovateurs et créateurs.

« Je suis un peu envieux car j’ai eu la chance de faire partie du boom de la Silicon Valley. Pareillement en Chine pendant sa vague de prospérité. J’ai le sentiment qu’il est maintenant temps pour la région MENA de prendre sa part de succès », a-t-il ajouté.

Au cours de son discours, l'homme de 62 ans a révélé qu'il croit que le Royaume devra plus se concentrer sur « la confiance et la liberté ».

« Le déracinement de la corruption a certainement envoyé un grand message au reste du pays et au monde tout entier », a-t-il affirmé.

Au niveau local, Draper conseille aux entrepreneurs d’être toujours au fait des progrès technologiques et de se tenir au courant des évolutions rapides, tels que le bitcoin, la blockchain et les contrats intelligents qui façonnent à nouveaux les secteurs bancaires, comptables et juridiques.

Lorsqu'il s'agit d'offrir des conseils, Draper exhorte les entrepreneurs du Royaume à « se lancer, tout simplement ». Créer une entreprise peut être risqué et, selon ses propres termes, « la première tentative ne fonctionnera probablement pas », mais l'échec peut souvent aider à acquérir des connaissances et de l'expérience.

« Commencez par faire deux choses : vendre vos produits au sein de la région, car on y sera plus indulgent ; il faut toutefois avoir l’ambition d’être un leader mondial également », a-t-il ajouté.

L’autre priorité de Draper était de saluer les femmes saoudiennes entrepreneuses et d’encourager davantage de femmes à rejoindre le monde des affaires.

L’investisseur a créé sa propre université en Californie en 2012 dans le but d’enseigner l'entrepreneuriat. L'Université Draper propose des programmes pour stimuler l'innovation, et il a récemment été surpris par l'afflux d'étudiants saoudiens, « surtout des femmes ».

« Les nationalités motivées en venant à l'Université Draper sont généralement celles qui connaissent des changements significatifs, positifs », a souligné Draper.

« Nous étions très impressionnés par le nombre et la qualité des femmes qui sont venues à l'Université Draper et par leur force morale. (Leur ténacité et leur esprit) leur serviront à coup sûr dans le monde de l’entrepreneuriat », a-t-il ajouté.

Les pays qui accueillent favorablement le changement et la liberté sont les meilleurs pour y investir de l'argent, a signalé Draper. « Le changement est si fondamental. Les gens sont tellement enthousiastes par les opportunités qui se présentent dans la région ».

Des organismes tels que MiSK, une fondation à but non lucratif créée par le prince héritier saoudien Mohammad ben Salman en 2011, ont beaucoup aidé des étudiants à rejoindre l'université pour y étudier.

Le programme de l'Université Draper soumet les étudiants à des épreuves telles que des hackathons, où ils sont confrontés à des défis et invités à trouver des solutions. À la fin, les stagiaires peuvent présenter leurs idées aux investisseurs et éventuellement lancer leurs propres projets.

Le PDG de Wa’ed, Wassim Basrawi, a déclaré à Arab News qu'il était vraiment ravi de la volonté de Draper de partager son expertise en capital-risque avec la prochaine génération d’entrepreneurs du Royaume.

« Nous sommes tellement ravis d’entendre que l’un des plus grands investisseurs en capital-risque au monde partage notre enthousiasme pour l’écosystème entrepreneurial saoudien, qui, selon les statistiques, est l’un des plus dynamiques et énergiques au monde », a témoigné Basrawi.

« Son évaluation audacieuse du marché des startups saoudiens confirme ce que nous constatons depuis un certain temps à Wa’ed, où nous enregistrons également une forte augmentation de la volonté entrepreneuriale dans le Royaume », a-t-il ajouté.

Wa’ed a été créé par Aramco en 2011 et est l'un des plus grands investisseurs institutionnels de capital-risque dans les startups saoudiennes, offrant un soutien par le biais de mentorats, de prêts et d'incubateurs d’entreprises.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.