Sénégal: 24 morts dont 4 enfants dans un accident d'autocar

L'accident est dû à "un dérapage suivi d'un renversement" du véhicule qui est retombé "les quatre pneus en l'air", a déclaré à la presse un membre de l'équipe de secours des sapeurs-pompiers. (Photo, capture d'écran, AFP).
L'accident est dû à "un dérapage suivi d'un renversement" du véhicule qui est retombé "les quatre pneus en l'air", a déclaré à la presse un membre de l'équipe de secours des sapeurs-pompiers. (Photo, capture d'écran, AFP).
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Publié le Mercredi 26 juillet 2023

Sénégal: 24 morts dont 4 enfants dans un accident d'autocar

  • Dans un paysage semi-aride où a eu lieu l'accident, la carcasse du bus accidenté gît sur le bord de la route, broyé par l’effet du choc
  • Il y a eu 76 victimes dont 24 décès, dont quatre enfants, et 52 blessés

DAKAR : Vingt-quatre personnes dont quatre enfants sont mortes dans l'accident d'un autocar mercredi matin dans le nord du Sénégal, a annoncé le ministre de l'Intérieur dans un nouveau bilan.

Dans un paysage semi-aride où a eu lieu l'accident, la carcasse du bus accidenté gît sur le bord de la route, broyé par l’effet du choc. Les objets de certains passagers sont encore visibles, a constaté un correspondant de l’AFP.

"Il y a eu 76 victimes dont 24 décès, dont quatre enfants, et 52 blessés", a déclaré à la presse le ministre Antoine Félix Abdoulaye Diome, en visite sur le lieu de l'accident survenu à "07H40" (locales et GMT) à hauteur du village de Diélerlou Syll, dans la région de Louga (nord).

De précédents bilans communiqués par le président Macky Sall et des sapeurs-pompiers avaient fait état respectivement de 23 et 22 morts et des blessés. Deux de ces derniers, évacués dans des hôpitaux, sont ensuite décédés portant le bilan à 24 morts, a dit le ministre.

Le véhicule arrivait d'une ville du nord du pays et était "en surnombre" avec 76 personnes à bord alors que sa capacité sur la carte grise est limitée à 60, a-t-il déploré, sans lier l'accident à ce dépassement de passagers. Les blessés ont été évacués vers des hôpitaux de Louga et Saint-Louis (nord), a-t-il ajouté.

L'accident est dû à "un dérapage suivi d'un renversement" du véhicule qui est retombé "les quatre pneus en l'air", a déclaré à la presse un membre de l'équipe de secours des sapeurs-pompiers, en présence du ministre.

Le nombre d'accidents était en baisse au Sénégal depuis janvier après une vingtaine de mesures prises par le gouvernement à la suite de drames de la route, a dit M. Diome.

"Le travail doit se poursuivre avec beaucoup plus de fermeté sur certaines mesures", a-t-il ajouté, en allusion au "surnombre" dans le véhicule accidenté.

Le 16 janvier, dix-neuf personnes avaient été tuées et 24 blessées dans une collision entre un car et un camion dans la zone autour de Louga où est survenu l'accident de mercredi.

Le 8 janvier, une collision entre deux bus avait causé la mort d'environ 40 personnes le 8 janvier dans le centre du pays. Ce drame imputé à l'éclatement d'un pneu, avait suscité un flot de critiques contre les autorités pour leur incapacité à faire respecter les règles de conduite, mais aussi la réglementation sur l'état des véhicules, malgré la multiplication des accidents.

Le gouvernement sénégalais avait annoncé dans la foulée de nouvelles mesures dont l'interdiction des voyages nocturnes des bus et l'utilisation de pneus d'occasion. Mais nombre de ces mesures avaient été décriées comme étant inapplicables par les professionnels du transport.

Les accidents sont fréquents en Afrique où ils sont souvent provoqués par la vétusté et l'aménagement dangereux des véhicules, la conduite inconsidérée, ou encore la corruption répandue des agents chargés de faire respecter les lois ou faire passer le permis de conduire.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.