Irak: un incendie provoque une panne de courant généralisée

Un homme se rafraîchit avec un brumisateur installé dans la rue al-Jumhuriya, dans le centre de Bagdad, au milieu de la flambée des températures, le 23 juillet 2023. (Photo, AFP)
Un homme se rafraîchit avec un brumisateur installé dans la rue al-Jumhuriya, dans le centre de Bagdad, au milieu de la flambée des températures, le 23 juillet 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 29 juillet 2023

Irak: un incendie provoque une panne de courant généralisée

  • Pour pallier aux délestages quotidiens, la plupart des foyers sont abonnés à des générateurs de quartier qui fournissent du courant
  • Chaque été quand le thermomètre frôle les 50 degrés dans la capitale ou dans les régions du sud, les délestages empirent

BAGDAD: En plein été caniculaire, un incendie dans une station électrique irakienne a provoqué samedi une panne de courant généralisée dans "tout l'Irak", ont annoncé les autorités, s'engageant à rétablir le courant "dans les prochaines heures".

Le dossier de l'électricité est ultra-sensible en Irak, pays de 43 millions d'habitants aux immenses richesses en hydrocarbures, mais où la population vit avec des délestages quotidiens qui empirent l'été et sont parfois à l'origine de manifestations.

"Le réseau électrique a connu un arrêt total samedi à 12H40 (09H40 GMT) en raison d'un incendie qui a touché une station de transmission dans la province de Bassora", a annoncé le ministère de l'Electricité dans un communiqué.

Le porte-parole du ministère Ahmed Moussa a confirmé à l'AFP que la panne concernait "tout l'Irak". De son côté le ministre de l'Electricité Ziad Ali Fadel a réclamé dans un communiqué la formation d'une "commission d'enquête" pour "déterminer les causes de l'incendie" à l'origine de la panne.

L'incident a provoqué "la suspension des lignes de transmission" entre les régions du sud et du centre et a mis à l'arrêt les centrales de production, selon le ministère.

"Des travaux rapides sont en cours (...) pour relancer progressivement les centrales de production et les lignes de transmission", ajoute cette même source, précisant que le réseau sera "de retour à la normale dans les prochaines heures".

En Irak, infrastructures en déliquescence et services publics défaillants témoignent des décennies de conflits qui ont miné le pays, mais aussi d'une mauvaise gestion publique et d'une corruption endémique.

Pour pallier aux délestages quotidiens, la plupart des foyers sont abonnés à des générateurs de quartier qui fournissent du courant. Mais pas toutes les familles ont les moyens de payer de tels abonnements --et cette source d'électricité ne suffit pas toujours à faire fonctionner tout l'électroménager, notamment les climatiseurs.

Chaque été quand le thermomètre frôle les 50 degrés dans la capitale ou dans les régions du sud, les délestages empirent.

Pour dire adieu aux coupures chroniques, les centrales électriques irakiennes devraient produire chaque jour plus de 32.000 mégawatts (MW), selon les autorités. Cette année, pour la première fois, le pays a atteint le seuil des 26.000 MW.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.