La Centrafrique vote sur un projet de nouvelle Constitution

Un panneau d'affichage exhortant les gens à voter oui lors du prochain référendum est vu sur le bord d'une route à Bangui, le 25 juillet 2023 (AFP).
Un panneau d'affichage exhortant les gens à voter oui lors du prochain référendum est vu sur le bord d'une route à Bangui, le 25 juillet 2023 (AFP).
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Publié le Dimanche 30 juillet 2023

La Centrafrique vote sur un projet de nouvelle Constitution

  • Elu en 2016, M. Touadéra a été réélu en 2020 à l'issue d'un scrutin perturbé par des groupes armés rebelles et entaché d'accusations de fraude
  • Le projet de nouvelle Constitution prévoit d'allonger notamment la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, et supprime la limite de mandat

BANGUI: Les Centrafricains se rendent aux urnes dimanche pour se prononcer par référendum sur un projet de nouvelle Constitution qui permettrait au président Faustin Archange Touadéra de briguer un troisième mandat dans un pays dévasté par plusieurs coups d'Etat.

Elu en 2016, M. Touadéra a été réélu en 2020 à l'issue d'un scrutin perturbé par des groupes armés rebelles et entaché d'accusations de fraude.

Le chef de l'Etat, qui est âgé de 66 ans, est désormais accusé par ses adversaires de vouloir rester "président à vie" d'un des pays les plus pauvres de la planète, le tout sous la protection des mercenaires de la société de sécurité privée russe Wagner déployés dans le pays depuis 2018.

Les bureaux de vote ouvriront à 06H00 (05Hh00 GMT) et fermeront à 16H00 (17H00 GMT), pour environ 1,9 million d'électeurs. Les résultats provisoires doivent être publiés sous huit jours, et la Cour constitutionnelle proclamera les résultats définitifs le 27 août, selon l'autorité nationale des élections (ANE).

Appels au boycott

Le projet de nouvelle Constitution prévoit d'allonger notamment la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, et supprime la limite de mandat.

Aucune enquête d'opinion crédible ne permet de prédire l'issue du vote, mais la victoire du "oui" fait peu de doute.

"Nous savons que le oui va l’emporter, mais nous mettons l’accent sur la participation", a déclaré à l'AFP Evariste Ngamana, vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole de la majorité présidentielle.

Les principaux partis d’opposition et organisations de la société civile, ainsi que les groupes armés rebelles, ont appelé à boycotter le scrutin.

L’opposition dénonce notamment l’absence de fichier électoral à jour et le manque d’indépendance des institutions chargées de garantir la régularité des résultats.

A Bangui, la capitale centrafricaine, quelque 2 000 à 3 000 personnes favorables au "oui" se sont réunies vendredi pour un dernier meeting de soutien au référendum.

"La majorité de la population centrafricaine, qui peine à survivre dans un contexte économique et sécuritaire difficile, a sans doute d’autre priorité que ce référendum qui mobilise peu en dehors des cercles du pouvoir", estime Charles Bouessel, analyste pour International Crisis group.

Influence russe

M. Touadéra a annoncé que la Russie et le Rwanda, deux Etats dont l’influence s’est considérablement accrue depuis quelques années en Centrafrique, allaient "appuyer " la sécurisation du scrutin.

Un organe lié au groupe Wagner a assuré en juillet que plusieurs centaines de ses combattants étaient arrivés sur le territoire pour assurer cette mission.

"C’est un scrutin poussé par les Russes et organisé avec leur aide, le président de la Cour constitutionnelle et celui de l'Autorité nationale des élections ont été invités en Russie où on se doute bien qu’ils ont reçu des instructions", assure une source diplomatique à l'AFP.

Selon HRW, des responsables de l'ambassade de Russie en Centrafrique ont rendu visite à l'ancienne présidente de la Cour constitutionnelle pour demander des conseils sur la manière de modifier la Constitution.

En septembre 2022, la Cour constitutionnelle avait infligé un revers juridique au pouvoir en annulant la mise en place d’un Comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution.

Le pouvoir avait ensuite mis la présidente de cette cour, Mme Darlan, à la retraite d'office en janvier 2023.

Des responsables gouvernementaux centrafricains ont menacé et harcelé des adversaires du référendum, d'après Human Rights Watch (HRW), et les autorités ont interdit une manifestation de l’opposition dans la capitale.

Des centaines de mercenaires de Wagner ainsi que des soldats rwandais ont été déployés en décembre 2020 pour sauver le régime de Bangui d'une offensive menée par une alliance des plus puissants groupes rebelles, qu'ils ont repoussé dans les zones rurales.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.