Des drones russes attaquent la région d'Odessa et Kiev

Les sauveteurs nettoient les débris après qu'un drone a frappé un établissement d'enseignement, à Kharkiv, le 1er août 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (AFP).
Les sauveteurs nettoient les débris après qu'un drone a frappé un établissement d'enseignement, à Kharkiv, le 1er août 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (AFP).
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Publié le Mercredi 02 août 2023

Des drones russes attaquent la région d'Odessa et Kiev

  • La veille, la Russie avait affirmé avoir déjoué une vague d'attaques de drones aériens et marins contre Moscou, la Crimée et la flotte russe en mer Noire
  • La Russie a annoncé lundi qu'elle allait intensifier ses frappes contre les infrastructures militaires ukrainiennes pour riposter aux attaques de drones contre son territoire, qu'elle attribue à Kiev

ODESSA: Des attaques de drones russes ont visé mercredi à l'aube des infrastructures portuaires de la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, ainsi que la capitale Kiev, provoquant des dégâts matériels mais aucune victime, selon les autorités.

Des drones explosifs "Shahed" de fabrication iranienne, lancés depuis la mer Noire, ont visé dans la nuit le sud de la région d'Odessa, a indiqué l'armée ukrainienne sur Telegram.

"La cible évidente de l'ennemi était l'infrastructure portuaire et industrielle de la région. Les forces de défense aérienne ont travaillé sans relâche pendant près de trois heures", a-t-elle expliqué.

"L'attaque a provoqué des incendies dans les installations industrielles et portuaires, et un ascenseur a été endommagé", a ajouté l'armée, selon qui aucun blessé n'a été signalé dans l'immédiat.

Les forces russes ont frappé à plusieurs reprises ces dernières semaines les infrastructures portuaires ukrainiennes de la mer Noire, particulièrement à Odessa, d'où étaient auparavant exportées les céréales ukrainiennes vers le reste du monde.

Ces bombardements ont commencé après que la Russie a mis fin le 17 juillet à un accord, sous l'égide de l'ONU et de la Turquie, qui avait permis l'exportation de 33 millions de tonnes de céréales ukrainiennes, malgré l'invasion russe.

Depuis, de petits ports fluviaux sur le Danube, Reni et Izmaïl, dans la région d'Odessa frontalière avec la Roumanie, sont devenus la principale voie de sortie des produits agricoles ukrainiens.

Mais ces ports sont aussi devenus des cibles: le 24 juillet, celui de Reni a ainsi été attaqué par la Russie à l'aide de drones.

Attaque contre Kiev 

Une autre importante attaque de drones explosifs a visé dans la nuit la capitale Kiev.

Selon le chef de l'administration militaire de la capitale Serguiï Popko, des groupes de drones "Shahed" provenant de plusieurs directions ont pénétré simultanément dans le ciel de la capitale. "Toutes les cibles - plus de dix drones - ont été détectées et détruites à temps", a-t-il indiqué sur Telegram.

Des débris de drones abattus ont cependant chuté sur les quartiers de Solomyansky, Golosiivsky et Svyatoshynsky. "Il y a des dégâts dans des locaux non-résidentiels et sur la surface des routes, sans destruction ni incendie sérieux", a ajouté l'administration militaire.

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé la chute de débris sur plusieurs quartiers et des dégâts matériels. "Il n'y a ni morts ni blessés dans la capitale", a-t-il écrit sur Telegram.

Un journaliste de l'AFP à Kiev a rapporté avoir entendu au moins trois explosions vers 03H00 locales (00H00 GMT).

Dans le district de Golosiivsky, les débris sont tombés sur une aire de jeu et sur un immeuble non-résidentiel, selon l'administration militaire.

La veille, la Russie avait affirmé avoir déjoué une vague d'attaques de drones aériens et marins contre Moscou, la Crimée et la flotte russe en mer Noire. Un gratte-ciel du quartier financier de la capitale a été touché pour la deuxième fois en quelques jours.

Les attaques contre la capitale russe et ses environs se sont elles multipliées depuis le printemps, une incursion ayant même visé le Kremlin en mai.

La Russie a annoncé lundi qu'elle allait intensifier ses frappes contre les infrastructures militaires ukrainiennes pour riposter aux attaques de drones contre son territoire, qu'elle attribue à Kiev.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.