Cinq soldats yéménites périssent dans une attaque d’Al-Qaïda

Le groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, également connu sous l’acronyme d’«Aqap», a intensifié ses attaques contre les forces de sécurité yéménites, qui cherchent à éliminer ses cachettes et emplacements militaires dans les zones rurales et montagneuses d’Abyan et de Chabwa. (Reuters)
Le groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, également connu sous l’acronyme d’«Aqap», a intensifié ses attaques contre les forces de sécurité yéménites, qui cherchent à éliminer ses cachettes et emplacements militaires dans les zones rurales et montagneuses d’Abyan et de Chabwa. (Reuters)
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Publié le Mercredi 02 août 2023

Cinq soldats yéménites périssent dans une attaque d’Al-Qaïda

  • Utilisant des obus de mortier et des mitrailleuses, des militants d’Al-Qaïda ont attaqué mardi matin un lieu contrôlé par les forces indépendantistes du sud du Yémen à Abyan
  • Plus de cent soldats ont été tués par des bombes posées en bordure de route, des engins piégés ou des attaques d’Al-Qaïda depuis le mois d’août de l’année dernière

AL-MOUKALLA (Yémen): Cinq soldats yéménites ont été tués et quatre autres blessés lors d’affrontements avec des militants d’Al-Qaïda dans la province méridionale d’Abyan, rapportent mardi des responsables et des médias locaux. 

Utilisant des obus de mortier et des mitrailleuses, des militants d’Al-Qaïda ont attaqué mardi matin un lieu contrôlé par les forces indépendantistes du sud du Yémen dans la longue vallée accidentée d’Omaran, à Abyan. Cette opération a déclenché des affrontements qui ont fait cinq morts parmi les soldats, selon Mohammed al-Naqib, porte-parole des forces indépendantistes du sud. «Les terroristes se sont retirés dans leurs cachettes après avoir échoué à prendre le contrôle de la zone», soutient le porte-parole. 

Le groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, également connu sous l’acronyme d’«Aqap», a intensifié ses attaques contre les forces de sécurité yéménites, qui cherchent à éliminer ses cachettes et emplacements militaires dans les zones rurales et montagneuses d’Abyan et de Chabwa. 

Plus de cent soldats ont été tués et près de deux cents autres blessés par des bombes posées en bordure de route, des engins piégés ou des attaques d’Al-Qaïda depuis le mois d’août de l’année dernière, lorsque l’armée yéménite a lancé une offensive contre le groupe terroriste à Abyan et Chabwa. 

M. Al-Naqib précise qu’Al-Qaïda a utilisé des tactiques d’attrition en posant des mines terrestres et des engins piégés ainsi qu’en lançant des attaques au mortier et au sol pour obliger les forces de sécurité à se retirer de leur territoire. «Al-Qaïda cherche désespérément à épuiser nos forces après avoir perdu ses bastions», ajoute-t-il. 

Le 25 juillet, une bombe posée en bordure de route par Al-Qaïda a détruit un véhicule qui transportait des soldats yéménites dans le district de Modea, à Abyan, tuant trois soldats – dont un commandant de bataillon – et en blessant d’autres. 

Entre-temps, des combats ont éclaté lundi entre les forces gouvernementales et les Houthis dans des zones contestées situées à l’est de la ville assiégée de Taïz, annonce l’armée yéménite. 

Ces affrontements se sont produits quelques jours après que les Houthis ont lancé des attaques contre des soldats gouvernementaux qui défendaient Taïz. Il s’agit de la tentative la plus récente de la milice de prendre le contrôle d’un nouveau territoire au sein de la ville. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.