Algérie: Une nouvelle loi pour le foncier économique présentée à l’Assemblée populaire nationale

Le ministère des Finances en Algérie. (Photo fournie).
Le ministère des Finances en Algérie. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 04 août 2023

Algérie: Une nouvelle loi pour le foncier économique présentée à l’Assemblée populaire nationale

  • Le projet de loi prévoit des facilitations pour les investisseurs en offrant la possibilité d’effectuer le paiement des redevances une fois que les projets entrent en exploitation
  • «Le foncier industriel en tant qu’instrument de développement socio-économique a beaucoup évolué pour devenir un levier d’aménagement du territoire et de promotion de l’activité économique»

PARIS: Présenté à l’Assemblée populaire nationale (APN) le 3 juillet 2023 par le ministre algérien des Finances, Laaziz Faïd, le projet de loi sur le foncier économique a pour objectifs de réduire les obstacles, d’accorder des facilitations et des avantages et d’assurer la transparence dans le traitement des dossiers liés aux projets d’investissement.

Devant les députés, M. Faïd a qualifié le texte de «jalon supplémentaire qui vient s’ajouter à la nouvelle approche de dimension économique et de développement initiée par l’État pour améliorer le climat d’investissement et le rendre plus attractif et efficace». Selon lui, ce texte s’inscrit dans une optique «de complémentarité avec la loi sur l’investissement en accordant à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (Aapi), via son guichet unique, le droit exclusif d’octroyer le foncier économique relevant du domaine privé de l’État destiné à la réalisation de projets d’investissement».

Le ministre des Finances a précisé qu’à travers cette future loi l’État s’engage «à viabiliser le foncier économique avant son attribution à des investisseurs par des organismes publics spécialisés dans le domaine du foncier industriel, touristique et urbain». Il rappelle qu’en cas de rareté de foncier public, l’État s’engage à fournir aux investisseurs le foncier nécessaire, notamment via les prérogatives qui seront accordées à l’Aapi dans l’acquisition directe ou par l’exercice du droit de préemption pour le compte de l’État.

Le projet de loi prévoit des facilitations pour les investisseurs en offrant la possibilité d’effectuer le paiement des redevances une fois que les projets entrent en exploitation ainsi que l’accompagnement des banques dans l’octroi de prêts nécessaires au financement des projets.

Devant les députés, le ministre des Finances, Laaziz Faïd, a qualifié le texte de «jalon supplémentaire qui vient s’ajouter à la nouvelle approche de dimension économique et de développement initiée par l’État pour améliorer le climat d’investissement et le rendre plus attractif et efficace».

Transparence dans le traitement des dossiers

Les pouvoirs publics comptent mettre fin aux anciennes pratiques dans l’octroi du foncier industriel en instaurant le principe de transparence dans le traitement des dossiers. En effet, le projet de loi prévoit la mise en ligne via une plate-forme numérique des informations relatives aux disponibilités du foncier économique. Le nouveau texte prévoit également une modification dans son mode d’attribution, qui passe de concession en gré à gré incessible, de trente-trois ans renouvelables deux fois, à une concession en gré à gré pour la même période et cessible après la réalisation effective et l’entrée en exploitation du projet. Selon le ministre: «Ce texte va permettre aux investisseurs de bénéficier d’un environnement basé sur les principes de transparence et d’égalité, mais aussi de surmonter les difficultés potentielles lors de la réalisation de leurs projets d’investissement.»

Instrument de développement socio-économique

Interrogé par Arab News en français sur l’apport du texte de loi régissant l’accès au foncier économique, Abderrahmane Hadef, expert en développement économique déclare: «Le foncier industriel en tant qu’instrument de développement socio-économique a beaucoup évolué pour devenir un levier d’aménagement du territoire et de promotion de l’activité économique.» Il considère que le nouveau dispositif juridique doit permettre un encadrement du foncier. «Il ne s’agit plus de l’octroi d’assiettes de terrain pour d’éventuels entrepreneurs, mais d’aménagement de parcs et de zones industrielles clés en main», précise-t-il, rappelant que «la réalisation et la gestion de ces zones doivent obéir aux normes internationales».

Sur la question relative aux modalités de gestion du foncier économique, M. Hadef affirme que «la nouvelle loi devrait donner lieu à une nouvelle organisation plus flexible des entités chargées de la gestion du foncier».

Quant aux conditions d’octroi des assiettes foncières aux opérateurs économiques, l’expert considère que «le mode de contractualisation pour les concessions doit impérativement veiller au respect de l’obligation de l’activité de production durable». Il considère qu’il est «plus opportun d’encourager le partenariat public-privé pour la réalisation et la gestion des zones et des parcs industriels» et souligne que «l’appel à l’investissement privé devrait apporter plus de performance et d’agilité dans ce sens».


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.