Macron accuse le directeur de la DGSE d’avoir échoué à prévoir le coup d’État au Niger

Des manifestants brandissent une pancarte antifrançaise lors d’une manifestation à l’occasion de la fête de l’indépendance, à Niamey, le 3 août 2023. (AFP)
Des manifestants brandissent une pancarte antifrançaise lors d’une manifestation à l’occasion de la fête de l’indépendance, à Niamey, le 3 août 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 05 août 2023

Macron accuse le directeur de la DGSE d’avoir échoué à prévoir le coup d’État au Niger

  • Bernard Emié aurait dû prévoir le renversement de Mohammed Bazoum, estime le président français
  • L’ancienne colonie du Sahel est une source essentielle pour l’industrie nucléaire française

LONDRES: Le président français Emmanuel Macron a critiqué le chef de l’agence d’espionnage de son pays pour son incapacité à prévoir le coup d’État au Niger, a rapporté le quotidien The Times vendredi.

La France, qui possédait ce pays du Sahel sous forme de colonie jusqu’en 1960, dépend fortement du Niger pour l’approvisionnement en uranium de son système d’énergie nucléaire, et a tout intérêt à le protéger du terrorisme et des conflits.

Macron estime que Bernard Emié, le directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), âgé de 64 ans, aurait dû prévoir le coup d’État, qui aurait permis à la France d’empêcher le renversement du président Mohammed Bazoum, un allié clé.

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a donné au général Abdourahamane Tchiani, chef du coup d’État, jusqu’à dimanche pour libérer Bazoum. Les juntes du Mali et du Burkina Faso ont proposé de défendre les putschistes en envoyant des troupes, ce qui fait craindre un conflit régional.

La France a évacué 1079 personnes de la capitale Niamey après que son ambassade a été attaquée. Macron a également accusé les chefs des services d’espionnage de ne pas avoir répondu aux attentes concernant le coup d’État de 2021 au Mali.

«Nous constatons que le fonctionnement de la DGSE n’est pas satisfaisant. Quand on ne voit rien venir, c’est qu’il y a un problème», a-t-il observé. Les tensions auraient atteint leur paroxysme lors d’un conseil de défense français qui s’est tenu le week-end dernier au palais de l’Élysée.

Emié risque de perdre son poste à la suite des accusations de Macron, le président ayant le pouvoir de révoquer les principaux responsables des services de renseignement. Le chef des services d’espionnage s’est défendu en déclarant «avoir rédigé un rapport sur la situation au Niger en janvier».

Selon le général Christophe Gomart, ancien chef d’un autre service de renseignement français, la recherche sur les risques menée par la DGSE pourrait avoir été ignorée par le président Macron. «Nous n’avons peut-être pas suffisamment pris en compte ce qui pouvait se passer au Niger, tant au niveau politique qu’au niveau du renseignement», a souligné le général Gomart.

Il a ajouté que le général Tchiani avait décidé d’initier le coup d’État peu après avoir appris qu’il était sur le point d’être démis de ses fonctions de chef de la garde présidentielle. «La France n’a-t-elle pas anticipé ce limogeage et la réaction du général Tchiani, qui n’a pas accepté son licenciement alors qu’il est âgé de 63 ans? C’est difficile à dire.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.