Mondial féminin: France-Maroc, duel de voisins pour une place en quarts

Honoka Hayashi (C) du Japon assiste à une séance d'entraînement au North Harbour Stadium à Auckland le 8 août 2023, avant le match de la Coupe du monde de football féminin Australie et Nouvelle-Zélande 2023 contre la Suède. (AFP).
Honoka Hayashi (C) du Japon assiste à une séance d'entraînement au North Harbour Stadium à Auckland le 8 août 2023, avant le match de la Coupe du monde de football féminin Australie et Nouvelle-Zélande 2023 contre la Suède. (AFP).
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Publié le Mardi 08 août 2023

Mondial féminin: France-Maroc, duel de voisins pour une place en quarts

  • Riche en symboles, ce match à l'autre bout du monde ravive aussi un souvenir plus récent, celui de la demi-finale France-Maroc du Mondial qatari (2-0), il y a presque huit mois
  • Trop de favorites (Allemagne, Canada, Etats-Unis) ont déjà chuté dans ce Mondial riche en surprises pour que les Bleues aient le culot de s'imaginer trop vite en quarts

ADELAIDE: Bien lancée dans sa Coupe du monde, l'équipe de France féminine défie mardi (13h00) le Maroc pour une place en quarts de finale, une affiche aussi inattendue que symbolique pour Hervé Renard et plusieurs joueuses, à Adélaïde.

Sur les bords de l'océan Indien souffle un vent méditerranéen: la discrète enceinte du Hindmarsch Stadium, la plus petite du tournoi (moins de 14.000 places), accueille un huitième de finale chargé en émotions, entre deux pays aux liens forts.

Quelle nation rejoindra l'Australie en quarts pour un sommet face au pays co-organisateur samedi à Brisbane ? Une chose est certaine, son sélectionneur sera Français: Hervé Renard comme Reynald Pedros ont des allures de chefs de meute à la tête des Bleues et des Lionnes de l'Atlas.

"C'est un clin d'oeil du destin", a remarqué Pedros, qui connaît les Bleues par coeur pour en avoir entraîné six lors de son passage à Lyon comme entraîneur (2017-19). Quand à Renard, arrivé au printemps pour guider la France vers un premier titre international tant espéré, il garde "de merveilleux souvenirs" du Maroc, dont il a dirigé l'équipe masculine entre 2016 et 2019.

Riche en symboles, ce match à l'autre bout du monde ravive aussi un souvenir plus récent, celui de la demi-finale France-Maroc du Mondial qatari (2-0), il y a presque huit mois.

Lancées dans une épopée similaire et encore moins attendue que leurs homologues masculins, les Lionnes de l'Atlas vivent un rêve éveillé en Australie, pour la première Coupe du monde de leur histoire.

La France de Wendie Renard et Kadidiatou Diani, 5e nation mondiale, ne peut pas se permettre le moindre faux pas contre les Marocaines, équipe la moins bien classée des huitièmes (72e). Une élimination éteindrait en effet brusquement toutes les promesses apportées par Hervé Renard, nommé en avril à la tête des Bleues.

«Ne pas tomber dans le piège »

"Même quand on fait un petit match entre amis, on le fait pour le gagner", a prévenu Hervé Renard, refusant de céder à l'émotion de ces retrouvailles.

"A nous de ne pas tomber dans le piège de penser que notre parcours est plus facile qu'un autre", a prévenu la milieu Kenza Dali, précieuse en poules contre le Brésil (2-1), un "match référence" dont les Bleues veulent se servir.

Trop de favorites (Allemagne, Canada, Etats-Unis) ont déjà chuté dans ce Mondial riche en surprises pour que les Bleues aient le culot de s'imaginer trop vite en quarts.

Avec une équipe alliant joueuses locales de l'AS FAR (Rabat), le principal club féminin du pays, et binationales récemment convaincues, les Lionnes de l'Atlas comptent surfer sur une dynamique insensée, celle qui leur a permis de se relever après une gifle subie d'entrée contre l'Allemagne (6-0).

Amitiés

A leur tête, Pedros symbolise cette nation en plein développement. "Je suis français et mon staff est français. Mais mon cœur est marocain. Je n'aurai aucun remords ni scrupule à battre la France", s'enthousiasme l'ancienne vedette de Nantes.

Comme le France-Maroc de décembre, ce duel dans le foot féminin - seulement le deuxième de l'histoire - prend également une dimension particulière pour les centaines de milliers de binationaux vivant dans l'Hexagone, laissant présager d'un pic d'audience malgré le décalage horaire.

Ce paysage unique résonne aussi différemment pour plusieurs actrices de la rencontre. L'effectif du Maroc compte sept joueuses nées en France et encore plus de binationales passées par la D1 dans l'Hexagone. Pour la Française Grace Geyoro et la Marocaine Anissa Lahmari, il s'agit même de retrouvailles entre amies intimes.

Et du côté de Miramas près de Marseille, la famille de la défenseure des Bleues Sakina Karchaoui, née en France de parents marocains, s'apprête à vivre un moment unique. "On connaît la place que le Maroc a dans notre famille, au même titre que la France", assure la joueuse du Paris SG. "Cela va être un match plein d'émotions".


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.