Canicule: Possibles records en Espagne, accalmie au Portugal sur le front des incendies

Un avion bombardier d'eau largue de l'eau sur un incendie de forêt à Odeceixe, au sud du Portugal, le 8 août 2023 (Photo, AFP).
Un avion bombardier d'eau largue de l'eau sur un incendie de forêt à Odeceixe, au sud du Portugal, le 8 août 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 10 août 2023

Canicule: Possibles records en Espagne, accalmie au Portugal sur le front des incendies

  • Cet épisode de canicule, le troisième de l'été, doit atteindre son apogée mercredi en Espagne, avec des températures qui pourraient aller jusqu'à 44°C par endroits
  • La péninsule ibérique est lourdement frappée par le réchauffement climatique, les canicules et la sécheresse qu'il provoque ou accentue favorisant les incendies

MADRID: Pic de chaleur en Espagne et milliers d'hectares brûlés au Portugal: la péninsule ibérique, en première ligne face au réchauffement climatique en Europe, est en alerte mercredi et pourrait battre des records de températures.

Cet épisode de canicule, le troisième de l'été, doit atteindre son apogée mercredi en Espagne, avec des températures qui pourraient aller jusqu'à 44°C par endroits, selon l'Agence météorologique nationale (Aemet). Celle-ci a annoncé que cette vague de chaleur se terminerait sûrement vendredi, et non jeudi comme prévu initialement.

"La température moyenne atteinte en Espagne mercredi constituera probablement un record pour cette date depuis 1950. Ce sera probablement l'un des cinq jours les plus chauds pour un mois d'août des 73 dernières années", prévoit l'Aemet.

Onze zones sont en alerte rouge, synonyme de danger extrême: trois en Andalousie (sud), deux dans la région de Madrid, deux en Castille-La Manche (centre), trois au Pays Basque (nord) et une en Castille-et-Léon (nord).

La quasi-totalité du reste du pays, sauf ses côtes, est en alerte, mais à des niveaux inférieurs.

Jeudi, l'épicentre de la canicule se déplacera vers les côtes est, avec seulement quatre zones en alerte rouge, toutes situées au sud de Valence, dans la région éponyme, où les températures pourront atteindre 43°C. Vendredi, c'est l'Andalousie qui souffrira le plus, mais sans niveau d'alerte maximal.

Les experts considèrent la multiplication de ces périodes caniculaires, ainsi que leur durée et leur intensité croissantes, comme des conséquences du changement climatique.

Désolation 

La péninsule ibérique est lourdement frappée par le réchauffement climatique, les canicules et la sécheresse qu'il provoque ou accentue favorisant les incendies.

En moins d'une semaine, environ 15.000 hectares ont brûlé dans les deux pays, surtout au Portugal, où les feux laissent derrière eux des paysages de désolation.

L'incendie de la région d'Odemira (sud) a été déclaré "maîtrisé" mercredi midi, après avoir ravagé 8.400 hectares en cinq jours selon un nouveau bilan, a indiqué le commandant de la protection civile Vitor Vaz Pinto lors d'une conférence de presse.

Un millier de pompiers, soutenus par 359 véhicules et 15 aéronefs, restent toutefois mobilisés en raison de "réactivations possibles au cours de la journée".

Près de 1.500 personnes ont été évacuées et 42 personnes ont été prises en charge par les services d'urgence. Mercredi matin, les pompiers avaient prédit une amélioration en raison de meilleures conditions météo.

Les prévisions tablent sur une hausse du taux d'humidité de l'air et une baisse des températures, particulièrement sur le littoral, où elles devraient repasser sous les 30°C.

Le risque d'incendie reste toutefois important, avec des températures qui devraient varier entre 32 et 38°C dans l'intérieur du pays.

Chênes centenaires menacés 

En Espagne, la quasi-totalité du pays est en alerte rouge face au risque extrême d'incendie.

En Estrémadure (sud-ouest), région voisine du Portugal, des dizaines de pompiers luttent toujours contre les flammes  avec l'aide de plus d'une dizaine d'aéronefs.

Le gouvernement régional a indiqué mercredi soir que le feu, qui s'est déclaré lundi dans la commune de Valencia de Alcántara, était désormais "stabilisé".

"Nous avons évacué les clients vers un hôtel d'Alcántara, mais ici, nous sommes inquiets et angoissés, car nous avons une forêt énorme, avec des chênes centenaires et cela nous fait beaucoup de peine", a témoigné Joaquín Dieguez, propriétaire d'un gîte rural à proximité.

Un premier bilan fait état de 350 hectares touchés, ce qui en fait le troisième plus gros incendie de ces derniers jours en Espagne, après un feu de forêt qui a brûlé 573 hectares à Portbou, en Catalogne (nord-est), et un autre qui en a affecté 450 près de Bonares, en Andalousie (sud).

Près de 100.000 hectares sont déjà partis en fumée en 2023 en Espagne et au Portugal, selon des bilans provisoires, contre plus de 400.000 au total en 2022.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."