La Chine dit avoir mis au jour une «affaire d'espionnage» au profit de la CIA

Le directeur de la CIA William Burns arrive à un dîner d'État officiel en l'honneur du Premier ministre indien Narendra Modi, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 22 juin 2023. (Photo de Stefani Reynolds / AFP)
Le directeur de la CIA William Burns arrive à un dîner d'État officiel en l'honneur du Premier ministre indien Narendra Modi, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 22 juin 2023. (Photo de Stefani Reynolds / AFP)
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Publié le Vendredi 11 août 2023

La Chine dit avoir mis au jour une «affaire d'espionnage» au profit de la CIA

  • Le communiqué précise que Zeng, âgé de 52 ans, avait été envoyé en Italie pour ses études, où il s'était lié d'amitié avec un agent de la CIA en poste à l'ambassade des États-Unis à Rome
  • Zeng aurait signé un contrat avec la partie américaine et reçu une formation avant de retourner en Chine pour y mener des activités d'espionnage

PÉKIN: La Chine a déclaré vendredi avoir récemment découvert une «affaire d'espionnage» au profit de l'Agence centrale de renseignement américaine (CIA) impliquant un ressortissant chinois du nom de Zeng qui a fourni des «informations secrètes essentielles» contre de l'argent.

«Après une enquête minutieuse, l'autorité de sécurité de l'État a obtenu des preuves des activités d'espionnage de Zeng et, conformément à la loi, a pris des mesures coercitives à son encontre afin de parer le préjudice en temps opportun», a déclaré le ministère de la Sécurité de l'État de Pékin dans un communiqué publié en ligne.

Aucun détail sur la sanction infligée à Zeng n'a été rendu public.

Le communiqué précise que Zeng, âgé de 52 ans, avait été envoyé en Italie pour ses études, où il s'était lié d'amitié avec un agent de la CIA en poste à l'ambassade des États-Unis à Rome.

Cet agent a convaincu Zeng de fournir des «informations sensibles sur l'armée» chinoise en échange d'une «énorme compensation» et d'une aide pour que Zeng et sa famille puissent s'installer aux États-Unis, selon le communiqué.

Zeng aurait signé un contrat avec la partie américaine et reçu une formation avant de retourner en Chine pour y mener des activités d'espionnage.

L'affaire a rapidement fait l'objet d'une grande attention en Chine et s'est retrouvée en tête des sujets les plus consultés et commentés sur le site de médias sociaux chinois Weibo vendredi matin.

-Une loi qui pourrait compromettre l’activité commerciale-

La révision par Pékin de sa loi anti-espionnage a effrayé de nombreuses entreprises américaines ayant des activités en Chine, à l'heure où les relations entre les deux pays continuent de se dégrader.

En vertu de ces modifications, le fait de «s'appuyer sur des organisations d'espionnage et leurs agents» ainsi que l'obtention non autorisée de «documents, données, matériaux et articles liés à la sécurité et aux intérêts nationaux» peuvent constituer un délit d'espionnage.

Les changements «ont suscité des inquiétudes légitimes quant à la conduite de certaines activités commerciales de routine, qui risquent désormais d'être considérées comme de l'espionnage», a écrit Craig Allen, président de la Chambre de commerce sino-américaine, dans un récent blog.

«La confiance dans le marché chinois souffrira davantage si la loi est appliquée fréquemment et sans lien clair, étroit et direct avec les activités universellement reconnues comme de l'espionnage», a écrit M. Allen.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.