Equateur: dernier hommage au candidat à la présidentielle assassiné

Des policiers montent la garde pendant que les partisans du candidat présidentiel équatorien assassiné Fernando Villavicencio se recueillent lors d'un acte organisé par le parti Movimiento Construye et ses amis au Centre des expositions de Quito, le 11 août 2023. (AFP).
Des policiers montent la garde pendant que les partisans du candidat présidentiel équatorien assassiné Fernando Villavicencio se recueillent lors d'un acte organisé par le parti Movimiento Construye et ses amis au Centre des expositions de Quito, le 11 août 2023. (AFP).
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Publié le Samedi 12 août 2023

Equateur: dernier hommage au candidat à la présidentielle assassiné

  • Tard dans la soirée de vendredi, le corps de M. Villavicencio a été inhumé au cimetière de Monteolivo, au nord de la capitale, lors d'une cérémonie privée à laquelle peu de personnes ont assisté
  • Auparavant, le cercueil de l'ex-journaliste avait reposé dans un palais des congrès, situé dans le nord de Quito

QUITO : Des centaines de personnes ont rendu hommage vendredi à Quito à Fernando Villavicencio, un des favoris de la présidentielle en Equateur, tué par balles mercredi à la fin d'un meeting électoral.

Tard dans la soirée de vendredi, le corps de M. Villavicencio a été inhumé au cimetière de Monteolivo, au nord de la capitale, lors d'une cérémonie privée à laquelle peu de personnes ont assisté.

Auparavant, le cercueil de l'ex-journaliste avait reposé dans un palais des congrès, situé dans le nord de Quito.

Sur les murs étaient accrochées d'immenses banderoles à l'effigie de ce centriste de 59 ans, abattu mercredi par un commando de tueurs colombiens appartenant au crime organisé, selon les autorités.

"Mon pouvoir est dans la Constitution" pouvait-on lire sur une écharpe présidentielle symbolique, posée sur le cercueil recouvert du drapeau de l'Equateur.

Un écran géant diffusait des vidéos du candidat, qui figurait en deuxième position des intentions de vote au premier tour de la présidentielle le 20 août.

Six Colombiens ont été arrêtés après cet assassinat. Un septième assaillant, également colombien, avait été abattu par les forces de sécurité.

"Avant-hier, ils ont criblé la démocratie de balles, avant-hier, ils ont mutilé une partie de la lutte contre la corruption", a déclaré Antonio Lopez, son directeur de campagne, lors de la cérémonie d'hommage.

Farouche pourfendeur de la corruption, M. Villavicencio, ancien député, briguait pour la première fois la présidence du pays.

"Je me battrai jusqu'à ce que j'identifie (les coupables) et je ne laisserai pas cela impuni", a assuré son ami Christian Zurita, un journaliste avec lequel il avait mené une enquête qui a conduit l'ex-président de gauche Rafael Correa (2007-2017) sur le banc des accusés. Réfugié en Belgique, M. Correa avait été condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption.

«Mesures urgentes»

M. Villavicencio était en deuxième position en intentions de vote au premier tour (13,2)%, derrière l'avocate Luisa Gonzalez (26,6%), proche de M. Correa.

Il a été député au sein de l'Assemblée nationale dissoute en mai par le président Guillermo Lasso pour mettre fin à une grave crise politique.

Après cet assassinat qui a choqué le pays, M. Lasso a instauré l'état d'urgence pour une durée de 60 jours afin de garantir la tenue du scrutin. Le premier tour, le 20 août, a été maintenu.

Le président a également décrété trois jours de deuil national et a accusé le "crime organisé" d'être à l'origine de cet assassinat.

Les candidats à la présidentielle Yaku Perez, Xavier Hervas, Otto Sonnenholzner et Bolivar Armijos ont signé un "accord pour la sécurité et la paix", dans lequel ils demandent "des mesures urgentes" afin de garantir le bon déroulement du processus électoral.

Ils ont également demandé que l'enquête sur l'assassinat soit menée de manière "rapide, transparente et rigoureuse".

La semaine dernière, M. Villavicencio, qui était sous protection policière, avait fait état par deux fois de menaces contre lui et son équipe.

Ces dernières années, l'Equateur est confronté à une vague de violence liée au trafic de drogue qui, en plein processus électoral, a déjà entraîné la mort d'un maire et d'un candidat au Parlement.

Le pays, situé entre le Pérou et la Colombie - plus grands producteurs de cocaïne au monde - était autrefois un havre de paix. En 2022, l'Equateur a enregistré un taux de 26 homicides pour 100 000 habitants, un record pour ce pays de 18,3 millions d'habitants.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com