Zuckerberg et Musk s'écharpent par plateforme interposée à propos de leur hypothétique combat

Mark Zuckerberg et Elon Musk. (Dossier/Reuters)
Mark Zuckerberg et Elon Musk. (Dossier/Reuters)
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Publié le Lundi 14 août 2023

Zuckerberg et Musk s'écharpent par plateforme interposée à propos de leur hypothétique combat

  • L'idée de cet hypothétique combat a paru se préciser vendredi, Elon Musk annonçant même sur X une sorte de péplum en Italie
  • "Je pense que nous pouvons tous convenir qu'Elon n'est pas sérieux et qu'il est temps de passer à autre chose", a écrit Zuckerberg sur Threads, plateforme concurrente directe de X, lancée le mois dernier par Meta

WASHINGTON: Les patrons de Meta (Facebook) et X (ex-Twitter) se sont à nouveau écharpés par plateforme interposée dimanche, Mark Zuckerberg accusant Elon Musk de ne pas prendre l'idée de leur "combat" au sérieux.

Les milliardaires évoquent depuis fin juin un combat d'arts martiaux mixtes (MMA) censé les opposer en chair et en os, la date du 26 août ayant même été suggérée.

"Je pense que nous pouvons tous convenir qu'Elon n'est pas sérieux et qu'il est temps de passer à autre chose", a écrit Zuckerberg sur Threads, plateforme concurrente directe de X, lancée le mois dernier par Meta.

"J'ai proposé un véritable rendez-vous (...) Elon n'a pas confirmé la date, puis a dit qu'il devait se faire opérer, et maintenant, il réclame plutôt une séance entraînement dans mon jardin", a-t-il poursuivi.

Elon Musk a aussitôt répliqué sur sa plateforme X: "Zuck est une mauviette".

Puis il a annoncé qu'il se rendrait dans la Silicon Valley dès lundi avant de fanfaronner : "j'ai hâte de cogner à sa porte demain".

En réponse à un usager de X qui le soupçonnait de n'être plus très chaud pour le combat, Elon Musk a écrit : "il (Zuckerberg) ne peut pas manger chez Chick-fil-A, ce serait du cannibalisme", en référence à une chaîne de restaurants servant de la volaille.

L'idée de cet hypothétique combat a paru se préciser vendredi, Elon Musk annonçant même sur X une sorte de péplum en Italie.

"J'ai parlé à la Première ministre italienne et au ministre de la Culture. Ils ont donné leur accord pour un lieu extraordinaire", a-t-il précisé, ajoutant un seul mot dans un second message: "Gladiateur".

"J'adore ce sport et je suis prêt à me battre depuis qu'Elon m'a défié", a répondu plus tard dans la journée Mark Zuckerberg sur Threads.

Mais "nous ne nous sommes pas mis d'accord sur ce qu'il dit", a continué M. Zuckerberg, disant vouloir collaborer "avec des organisations professionnelles" comme par exemple l'UFC, la ligue d'arts martiaux mixtes Ultimate Fighting Championship, pour encadrer cet éventuel duel.

Le ministre italien de la Culture, Gennaro Sangiuliano, a confirmé avoir parlé à M. Musk de "comment organiser un grand événement caritatif évoquant l'histoire", mais a déclaré qu'aucun match "ne se tiendrait à Rome".

Mais Elon Musk a aussi évoqué vendredi une "opération mineure" pour un "problème avec (son) omoplate droite frottant contre (ses) côtes".

"Le rétablissement ne prendra que quelques mois", a-t-il ajouté.

Les deux géants de la tech s'opposent depuis des années sur leurs conceptions opposées du monde, de la politique à l'intelligence artificielle et leur animosité semble s'être accentuée début juillet avec le lancement de Threads, concurrent direct de X.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.