Equateur: nouvel assassinat politique à six jours de la présidentielle

Des soldats équatoriens montent la garde devant le siège de la télévision équatorienne avant le début du débat présidentiel à Quito, le 13 août 2023 (AFP).
Des soldats équatoriens montent la garde devant le siège de la télévision équatorienne avant le début du débat présidentiel à Quito, le 13 août 2023 (AFP).
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Publié le Mardi 15 août 2023

Equateur: nouvel assassinat politique à six jours de la présidentielle

  • Pedro Briones, membre du parti correiste Révolution citoyenne et l'un des responsables de cette formation dans la province d'Esmeraldas, a été tué ce lundi
  • Cet assassinat intervient moins d'une semaine après le meurtre, le 9 août dans la capitale Quito, de l'un des favoris à la présidentielle, le centriste Fernando Villavicencio

QUITO: Un responsable politique local a été assassiné lundi en Equateur, moins d'une semaine après le meurtre de l'un des favoris à la présidentielle du 20 août prochain, a annoncé son parti.

Pedro Briones, membre du parti correiste Révolution citoyenne et l'un des responsables de cette formation dans la province d'Esmeraldas, a été tué ce lundi, a annoncé sur le réseau social X (anciennement Twitter) Luisa Gonzalez, l'une des principales candidates au scrutin présidentiel.

"Ma solidarité avec la famille du camarade Pedro Briones, nouvelle victime de la violence", a commenté sur le réseau social X Mme Gonzalez, proche de l'ancien président de gauche Rafael Correa (2007-2017).

"L'Equateur vit sa période la plus sanglante", a-t-elle ajouté, fustigeant "l'abandon total d'un gouvernement inepte" et un "Etat pris en main par les mafias".

Ni la police ni le gouvernement n'ont jusqu'à présent confirmé l'incident.

Selon la presse équatorienne, citant une source policière locale, la victime a été tuée par balle à son domicile de la localité de San Mateo par deux hommes venus à moto et qui ont pu prendre la fuite.

M. Briones était un dirigeant local du mouvement Révolution citoyenne de l'ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017) dans la province côtière d'Esmeraldas, frontalière de la Colombie.

Cet assassinat intervient moins d'une semaine après le meurtre, le 9 août dans la capitale Quito, de l'un des favoris à la présidentielle, le centriste Fernando Villavicencio.

M. Villavicencio, un journaliste de 59 ans en croisade contre la corruption dans son pays, était en deuxième position dans les enquêtes sur les intentions de vote à la présidentielle, quand il a été tué par balles alors qu'il quittait une réunion électorale dans la capitale, Quito.

L'un de ses principaux faits d'armes comme journaliste était d'avoir envoyé sur le banc des accusés l'ancien président Correa (2007-2017) grâce à l'une de ses enquêtes. M. Correa, réfugié en Belgique, a été condamné par contumace à huit ans de prison dans cette affaire.

La plus grande partie de l'Equateur est depuis soumise à l'état d'urgence, et le président Guillermo Lasso a accusé le crime organisé d'être responsable du meurtre.

Six Colombiens ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête, et un a été tué juste après l'attentat par les gardes du corps du candidat.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.