Ukraine: Zelensky se félicite de la livraison promise de 61 avions F-16

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la première ministre danoise Mette Frederiksen (Photo, AP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la première ministre danoise Mette Frederiksen (Photo, AP).
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Publié le Lundi 21 août 2023

Ukraine: Zelensky se félicite de la livraison promise de 61 avions F-16

  • Ce dernier et les Pays-Bas, qui ont accueilli le président ukrainien lors de visites surprise, se sont engagés à livrer des F-16 à Kiev
  • Ces 42 avions s'ajoutent aux 19 annoncés par le Danemark

SKRYDSTRUP: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué dimanche soir la décision "historique" des Pays-Bas et du Danemark de livrer à l'Ukraine un total de 61 avions de combat américains F-16, deux jours après le feu vert américain sur le sujet.

"Nos combattants vont recevoir 42 super avions de combat" de la part des Pays-Bas, a écrit le chef d'Etat sur X (ex-Twitter) en remerciant le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Ces 42 avions s'ajoutent aux 19 annoncés par le Danemark. Ce dernier et les Pays-Bas, qui ont accueilli le président ukrainien lors de visites surprise, se sont engagés à livrer des F-16 à Kiev une fois les pilotes ukrainiens formés.

M. Zelensky a été accueilli dans l'après-midi par la Première ministre danoise Mette Frederiksen, le ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Jakob Ellemann-Jensen.

Ils ont, pendant cette visite, examiné des F-16 et fait le point sur le début de la formation des pilotes ukrainiens, a précisé le cabinet de la Première ministre danoise.

"Nous savons que vous avez besoin de plus (d'équipements militaires, ndlr) et c'est (...) pourquoi nous allons faire don de 19 avions de combat F-16 à l'Ukraine", a annoncé Mette Frederiksen lors d'une conférence de presse avec son homologue ukrainien.

Ces avions seront livrés progressivement à Kiev: six vers la fin de l'année, huit l'année prochaine et cinq l'année suivante, a précisé la cheffe du gouvernement.

"Il s'agit d'un soutien très puissant pour nous", a dit M. Zelensky lors de la même conférence de presse, soulignant que la formation des pilotes et des ingénieurs ukrainiens avait déjà commencé au Danemark.

Quelques heures plus tôt, le dirigeant se trouvait sur une base de l'armée de l'air néerlandaise à Eindhoven pour une visite surprise au cours de laquelle Mark Rutte a officialisé la livraison d'avions de combats F-16 à l'Ukraine.

«Absolument historique»

Le Premier ministre néerlandais avait alors précisé que les Pays-Bas possédaient à ce stade 42 appareils de ce type mais qu'il devrait s'entretenir avec ses partenaires internationaux avant de décider du nombre exact à fournir à Kiev.

"C'est absolument historique, puissant et motivant pour nous. Il s'agit d'une nouvelle étape vers le renforcement du bouclier aérien de l'Ukraine", lui a répondu M. Zelensky.

"Je suis fier que le Danemark et les Pays-Bas fassent don d'avions de combat F-16 à la lutte pour la liberté de l'Ukraine contre la Russie et son agression dénuée de sens", a réagi, de son côté, le ministre danois de la Défense Jakob Ellemann-Jensen, dimanche dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont approuvé vendredi l'envoi par le Danemark et les Pays-Bas d'avions de combat F-16 à l'Ukraine une fois les pilotes ukrainiens formés.

Cette formation, par une coalition de onze pays, a commencé et des responsables ont dit espérer que les pilotes soient prêts d'ici le début 2024.

Des cours de langue pour favoriser l'utilisation des appareils par les pilotes sont en cours, a rappelé M. Rutte, ajoutant vouloir commencer "le plus tôt possible" l'entraînement militaire au Danemark, qui sera ensuite transféré en Roumanie.

Aide suédoise 

M. Zelensky avait atterri aux Pays-Bas à la mi-journée, au lendemain d'une frappe meurtrière des forces de Moscou au coeur de Tcherniguiv, dans le nord de l'Ukraine, et quelques heures après une nouvelle attaque de drone ukrainien visant Moscou et sa région selon la Russie.

Il était la veille en Suède où les discussions avec le Premier ministre Ulf Kristersson ont tourné autour d'un nouveau paquet d'aide, notamment la production conjointe de chars légers suédois CV90.

Kiev réclame inlassablement depuis le début de l'invasion russe des avions occidentaux pour combattre les forces de Moscou, largement supérieures à ce stade.

En outre, des drones ont visé dans la nuit les régions russes à la frontière avec l'Ukraine de Koursk, faisant cinq blessés, et Rostov.

Ce type d'attaques sur le sol russe est en nette hausse dans le cadre de la contre-offensive des forces de Kiev.

La région ukrainienne de Kharkiv a, elle, été la cible de l'armée russe dimanche: deux engins explosifs largués en milieu d'après-midi depuis un drone ont tué un homme, selon les autorités militaires locales.

Dimanche, plusieurs rassemblements ont été organisés à travers le monde en soutien de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny pour marquer trois ans depuis son empoisonnement à Tomsk, que l'opposant impute au Kremlin.

Brandissant pancartes sur lesquels on pouvait lire "Liberté pour les prisonniers politiques", "Pour Navalny, contre la répression" et "Russie, sort de l'Ukraine", quelques dizaines de personnes ont manifesté devant l'ambassade de Russie à Varsovie, tandis que d'autres ont manifesté à Bruxelles, Prague, Londres ou encore Tallinn.


L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche

Une femme passe devant une fresque antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis, aujourd'hui transformée en musée, à Téhéran, le 12 juin 2026. (Photo AP/Vahid Salemi).
Une femme passe devant une fresque antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis, aujourd'hui transformée en musée, à Téhéran, le 12 juin 2026. (Photo AP/Vahid Salemi).
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  • L’Iran et les États-Unis se disent proches d’un accord pour mettre fin à plusieurs mois de tensions au Moyen-Orient
  • Des désaccords persistent sur le nucléaire iranien, les sanctions économiques et le dossier libanais

TEHERAN: L'Iran et le médiateur pakistanais ont affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis était proche pour mettre fin à trois mois et demi de conflit au Moyen-Orient, un haut responsable américain affichant également un ton optimiste.

Après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus à plusieurs reprises, est-on dans la dernière ligne droite? Les principaux protagonistes se disent confiants même si la version du texte donnée par les médias iraniens diffère significativement de celle avancée par Washington.

"Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat.

"Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir", a-t-il déclaré.

Le ministre a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz.

Il a cependant accusé Israël de chercher des "prétextes" pour faire "dérailler" un éventuel accord avec Washington.

Même tonalité positive du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", selon Shehbaz Sharif.

- Signature "à distance" -

Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat.

La Suisse a déjà proposé d'accueillir une éventuelle signature, alors qu'un sommet du G7 en présence de Donald Trump doit commencer lundi dans la ville française d'Evian, près de Genève. Mais Téhéran a affirmé qu'une fois finalisé, le protocole d'accord serait signé "à distance".

Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril.

Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis.

Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit".

"Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi.

- Dilution de l'uranium -

L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.

Washington a livré de son côté une toute autre version du texte.

Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays.

Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%.

Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires.

Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël.

- Liban -

Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance.

Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.

Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Autre point d'achoppement majeur, le front libanais.

Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts.


Erdogan et Netanyahu s'écharpent sur le Proche-Orient

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
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  • Recep Tayyip Erdogan a vivement accusé Benjamin Netanyahu de “marcher sur les pas d’Hitler”, dénonçant la politique israélienne à Gaza comme une “usine à souffrance” et un “réseau génocidaire”
  • Les échanges verbaux se sont durcis : Israël a répliqué en qualifiant Erdogan de “dictateur antisémite”, tandis que les tensions s’intensifient autour de Gaza, du Liban et de la sécurité régionale

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "marcher sur les pas d'Hitler", les deux dirigeants se renvoyant le qualificatif de "génocidaire" par discours et communiqués interposés.

Affirmant qu'Israël s'est mué en une "usine à créer de la souffrance" se nourrissant "de sang et de larmes", le chef de l'Etat turc a à nouveau comparé M. Netanyahu à Adolf Hitler, lui prédisant "le même sort que celui des autres tyrans de l'histoire".

Mercredi, le président Erdogan, à couteaux tirés avec Benjamin Netanyahu depuis le déclenchement de la guerre à Gaza fin 2023, avait déjà déclaré que "la sécurité de la Turquie commence (...) à Alep, Damas et Beyrouth", estimant que le Premier ministre israélien et "sa clique criminelle" menacent également la Turquie.

"Nous ne tolérerons aucun fait accompli dans les pays frères et ne resterons pas les bras croisés face aux attaques", a-t-il ajouté face aux députés de son parti. En soulignant que l'armée israélienne "refuse de se retirer du Liban", où ses frappes ont fait quelque 3.700 morts depuis le déclenchement le 2 mars de sa nouvelle guerre contre le Hezbollah, selon les autorités locales.

Le bureau de Benjamin Netanyahu a rétorqué mercredi soir dans un communiqué en accusant "le dictateur antisémite Erdogan, auteur d'un génocide contre les Kurdes", de soutenir le Hamas et d'emprisonner ses opposants, jugeant qu'"il est bien le dernier à pouvoir donner des leçons de morale à Israël".

Revenant à la charge, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi les méfaits à Gaza du "réseau génocidaire sioniste dirigé par Netanyahu".

"Ceux qui s'attaquent à notre région comme des requins assoiffés de sang devront un jour répondre de leurs actes", a-t-il conclu.


Médiation Etats-Unis/Iran : le Premier ministre du Pakistan affirme qu'un accord sur un texte de paix a été "atteint"

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
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  • Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme qu’un accord sur le texte final d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aurait été atteint, le Pakistan jouant un rôle de médiation entre les deux parties
  • Malgré des tensions et des accusations de désinformation, l’Iran estime que la conclusion d’un accord avec les États-Unis n’a jamais été aussi proche, tandis que Donald Trump conteste des fuites et nie qu’un texte corresponde à ce qui a été convenu

ISLAMABAD: Le Premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif a déclaré vendredi qu'un accord avait été "atteint" sur le texte d'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous pouvons confirmer qu'un accord sur le texte final de l'accord de paix a été atteint et que le Pakistan maintenant travaille avec les deux parties pour finaliser les étapes suivantes", a écrit M. Sharif sur X.

"La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a-t-il dit.

L'Iran a lui-même affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis n'avait "jamais été aussi proche", semblant vouloir calmer le jeu après un message furieux de Donald Trump accusant Téhéran de faire circuler un faux texte.

"Alors que le Pakistan déploie d'intenses efforts de médiation, nous avons pleinement conscience du fait qu'une campagne de désinformation incessante est menée par ceux qui veulent saboter l'accord de paix", a encore déclaré le ministre pakistanais.