Au Liban, une hausse de plus de 700% des prix de l'Internet

Une enseigne de l'entreprise publique de télécommunications Ogero est affichée sur l'un de ses bâtiments à Beyrouth, au Liban. (AP)
Une enseigne de l'entreprise publique de télécommunications Ogero est affichée sur l'un de ses bâtiments à Beyrouth, au Liban. (AP)
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Publié le Mercredi 23 août 2023

Au Liban, une hausse de plus de 700% des prix de l'Internet

  • Désormais, les frais d'accès à Internet sont fixés en dollars et varient chaque mois en fonction du taux de change quotidien
  • Ogero a précisé que «ces modifications tarifaires ont été mises en place à la suite d’une décision gouvernementale» et que les nouveaux tarifs sont désormais disponibles sur son site Internet

BEYROUTH: À moins d'un mois de la rentrée scolaire, Ogero, l'opérateur national de télécommunications libanais, a récemment annoncé une augmentation de plus de 700% de ses tarifs pour les services Internet. Cette décision survient dans un contexte de crise économique sans précédent dans le pays, une crise qui a profondément affecté la vie de millions de Libanais au cours des quatre dernières années.  

Le taux de change du dollar, qui a été pendant vingt-cinq ans maintenu à 1 500 livres libanaises (LL) pour un dollar, a grimpé en flèche pour dépasser les 89 000 LL. Jusqu'à présent, les frais d'accès à Internet étaient basés sur un ancien taux de change, mais il semble que désormais, comme c’est le cas pour l'ensemble des prix dans le pays, ils sont fixés en dollars et varient donc chaque mois en fonction du taux de change quotidien. 

Sami, chef de section informatique travaillant au sein d'une entreprise libanaise, exprime son inquiétude en déclarant: «Cette augmentation des prix de 700% est un fardeau financier considérable pour moi en tant que citoyen.»  

«Concernant les entreprises, nous avions la possibilité de régler nos factures par chèque ou en espèces. Mais à présent, nous sommes contraints de tout payer en espèces en dollar américain, ce qui représente un nouveau défi en termes de mode de paiement», explique-t-il à Arab News en français.  

Les tarifs des différents forfaits Internet ont été ajustés de manière spectaculaire et entreront en vigueur dès le 1er septembre 2023. Désormais, les prix varient de 4,7 à 70 dollars (1 dollar = 0,92 euro) par mois pour une connexion Internet. Ces modifications ont un impact significatif, à la fois sur le plan individuel et professionnel, et soulignent l'ampleur des défis économiques auxquels le pays est confronté

Cette augmentation des prix de 700% est un fardeau financier considérable pour moi en tant que citoyen.

Sami, chef de section informatique travaillant au sein d'une entreprise libanaise

Yara, une jeune professionnelle, exprime son désarroi en ces termes: «Honnêtement, je suis choquée. L’Internet au Liban est souvent de mauvaise qualité, même lorsque vous essayez d'utiliser un hotspot depuis votre téléphone. De plus, les mégabytes sont consommées de manière irrationnelle.»  

Ogero a précisé sur la plate-forme X (anciennement Twitter) que «ces modifications tarifaires ont été mises en place à la suite d’une décision gouvernementale» et que les nouveaux tarifs sont désormais disponibles sur son site Internet. 

Rita, une mère de famille libanaise, exprime le sentiment général: «Nous ne pouvons rien y faire. En tant que citoyens, nous sommes prêts à payer tous les montants qui nous sont imposés, mais bien sûr, à condition d'obtenir la qualité de service correspondante, qu'il s'agisse de l'électricité, de l'eau ou d'Internet.» Elle souligne par ailleurs que les citoyens ont l'habitude de payer pour des services qui ne sont pas à la hauteur de la qualité attendue. 

Ces témoignages reflètent la frustration croissante des citoyens libanais face à la situation actuelle du pays. Que ce soit pour l'Internet, l'électricité ou l'eau, il est urgent que le gouvernement apporte une réponse aux préoccupations légitimes de la population et garantisse la qualité des services en échange des montants de plus en plus élevés exigés. 


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.