Médine, européennes: à gauche, une rentrée dans le dur

Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti écologiste français Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), lors de la présentation de l'événement « Journées EELV », au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 23 août 2023. (Photo LOU BENOIST / AFP)
Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti écologiste français Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), lors de la présentation de l'événement « Journées EELV », au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 23 août 2023. (Photo LOU BENOIST / AFP)
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Publié le Jeudi 24 août 2023

Médine, européennes: à gauche, une rentrée dans le dur

  • Point d'orgue de cette première journée, l'artiste controversé est attendu aux journées d'été des écologistes dans sa ville natale du Havre
  • Partisans au contraire de l'union à tous les scrutins, les Insoumis ne se privent pas d'appuyer là où le bât blesse

PARIS: Les quatre partis de la Nupes font leur rentrée politique en ordre dispersé à partir de jeudi, sur fond de désaccords au sujet des élections européennes et de polémique autour du rappeur Médine qui accentue les tensions à gauche.

Point d'orgue de cette première journée, l'artiste controversé est attendu aux journées d'été des écologistes dans sa ville natale du Havre, pour une "explication de texte" à 18H45 avec la secrétaire générale d'EELV Marine Tondelier.

Un véritable clash-test pour la patronne des Verts, dont l'invité vedette est depuis deux semaines au coeur d'une polémique pour son tweet jugé antisémite à l'encontre de l'essayiste Rachel Khan, juive et petite-fille de déportés qualifiée de "resKHANpée".

"Une erreur" que Médine a reconnue mercredi dans la presse, affirmant que "l'antisémitisme est un poison (qu'il) combat depuis longtemps", pour mieux fustiger un "anti-racisme de salon" qui cherche à "discréditer la gauche à travers (lui)".

Pas de quoi ramener le calme à EELV, dont plusieurs ténors ont pris leurs distances avec la direction, de Yannick Jadot à Sandrine Rousseau, les maires écolos de Bordeaux et Strasbourg renonçant même à venir dans la cité Océane.

La tête de liste aux européennes, Marie Toussaint, a enfoncé le clou en affirmant que son parti s'est "tendu un piège" tout seul. "On a cherché le buzz, on l'a eu, de la pire des manières possibles". Ambiance délétère et sentiment de gâchis, alors que l'événement devait servir de rampe de lancement à une campagne sans les autres forces de gauche.

«Hypocrites»

Partisans au contraire de l'union à tous les scrutins, les Insoumis ne se privent pas d'appuyer là où le bât blesse. A l'instar d'un Jean-Luc Mélenchon jugeant que "Médine n'est pas raciste" et que les Verts sont "soumis au qu'en-dira-t-on des hypocrites", et d'un Manuel Bompard dénonçant des écologistes qui "cèdent à une campagne orchestrée par l'extrême droite etreprise par la macronie".

Point d'états d'âme au contraire à LFI, "heureuse" comme Mathilde Panot d'accueillir à son tour le "rappeur engagé", victime d'une "cabale ignoble", samedi à son université d'été dans la Drôme.

Durant ces quatre jours, la cheffe des députés insoumis entend insister sur les vertus d'une "liste unique" aux européennes, qui pourrait selon elle damer le pion à la majorité et à l'extrême droite. "Sinon la Nupes n'aurait plus de matérialité", prévient-elle.

Mais leurs alliés ne l'entendent pas ainsi et récoltent des accusations de "double langage", en particulier le numéro un du PS Olivier Faure vivement interpellé sur X (ex-Twitter) par M. Mélenchon qui lui a reproché des "choix sectaires" notamment aux prochaines élections sénatoriales, où LFI a été exclue des accords conclus entre le PS, les Ecologistes et le PCF.

Les socialistes, qui se réunissent à Blois à partir de vendredi, n'ont pas encore annoncé de liste autonome aux européennes, mais ils semblent en prendre le chemin. Le député européen socialiste Christophe Clergeau, proche d'Olivier Faure, a rappelé mercredi sur X (ex- Twitter) qu'il n'y avait "pas eu d'accord sur les questions européennes et internationales", dans le cadre de l'alliance Nupes de 2022, s'attirant les foudres des Insoumis.

A cela s'ajoute la venue à Blois de l'ex-président François Hollande, farouche opposant d'Olivier Faure et d'une liste commune Nupes aux européennes, invité en amont de l'université d'été par les socialistes anti-LFI, à parler de l'Ukraine et de l'Europe.

Le PS entend focaliser ses journées d'été sur la reconquête des "classes populaires", même si l'intitulé de leur table-ronde "La France périurbaine est-elle la France +des beaufs+?" a fait lever quelques sourcils.

De leur côté, les communistes se retrouveront à Strasbourg autour de leur secrétaire national Fabien Roussel, et de leur tête de liste aux européennes, Léon Deffontaines, mais sans Médine, qui sera à l'affiche de la Fête de l'Humanité en septembre.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.


La France proche d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, première en Europe

Vue générale de l’hémicycle lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 27 janvier 2026. (AFP)
Vue générale de l’hémicycle lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 27 janvier 2026. (AFP)
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  • Le Parlement français devrait adopter définitivement une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes
  • Les plateformes devront vérifier l’âge des utilisateurs, malgré des critiques sur les modalités d’application

PARIS: Le Parlement français devrait définitivement adopter mardi un texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe, que le président Emmanuel Macron veut voir mise en oeuvre dès la rentrée en septembre afin de protéger la santé des plus jeunes.

La proposition de loi sera soumise au vote du Sénat - la chambre haute - dans l'après-midi, puis à l'Assemblée nationale - la chambre basse - en fin de journée, étapes qu'elle devrait sauf surprise passer sans encombre.

L'entrée en vigueur est ensuite prévue rapidement: dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes. Pour les comptes existants, l'interdiction s'appliquerait "à l'expiration d'un délai de quatre mois", soit le 1er janvier 2027.

Durant ce délai, "on ira fermer les comptes des moins de 15 ans qui existaient déjà", avait expliqué le mois dernier le président de la République, qui s'est personnellement engagé sur cette réforme, une mesure phare de la fin de son mandat.

Le texte prévoit aussi l'interdiction du téléphone portable au lycée, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement.

Récemment, les alertes se sont multipliées quant aux effets néfastes des réseaux sociaux sur les enfants et adolescents, qui captent leur attention et peuvent les exposer à des contenus problématiques.

La France est très regardée par d'autres pays européens réfléchissant à des législations similaires.

Le texte ne prévoit aucune sanction pour les enfants ou parents. Concrètement, il reviendra aux plateformes de mettre en place un dispositif de vérification d'âge, voire plusieurs simultanément pour laisser le choix aux utilisateurs.

"Les grandes plateformes sont à mon sens largement prêtes", a déclaré à l'AFP la députée rapporteure du texte, Laure Miller, du camp gouvernemental.

La Commission européenne a également présenté en avril une application paneuropéenne de vérification d'âge, et des solutions privées sont aussi développées.

Mais le député socialiste Arthur Delaporte a fustigé auprès de l'AFP un "grand flou sur les mécanismes de vérification d'âge", pour un texte qui entrera en vigueur "à la hâte, avec des risques d'effets de bord, de contournement".

Son groupe saisira "probablement" le Conseil constitutionnel, a-t-il ajouté, regrettant que les réseaux concernés ne soient pas davantage distingués.

- Fin de l'anonymat -

La France insoumise (gauche radicale) votera contre le texte, a annoncé le député Louis Boyard critiquant "une loi de fin d'anonymat sur internet".

Les sénateurs, qui avaient initialement privilégié un système de "liste noire" ciblant certains réseaux sociaux - finalement abandonné face aux craintes de non-conformité avec le droit européen - redoutent également une censure du Conseil constitutionnel.

"C'est un risque", estime la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, rapporteure à la chambre haute, rappelant que le Conseil d'Etat a mis en garde sur la préservation de la "liberté d'expression" des jeunes.

Mais, depuis, un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a clairement alerté sur le danger des réseaux sociaux pour la santé mentale des adolescents, pointe Laure Miller, ce qui permettra d'argumenter sur "la proportionnalité de la mesure".

La proposition de loi prévoit quelques exceptions à l'interdiction pour les "encyclopédies en ligne" ou les "projets numériques à vocation éducative".

Concernant YouTube et WhatsApp, très utilisés, Mme Miller précise que ces plateformes devront mettre en place une vérification d'âge pour la partie assimilée à un réseau social (chaînes de partage, commentaires...). La visualisation simple de vidéos, ou la messagerie interpersonnelle, ne seraient pas concernées par l'interdiction selon elle.

Tout au long de l'examen au Parlement, les débats ont notamment porté sur la formulation précise à adopter, avec un impératif: que le texte soit conforme au droit européen, sous peine de ne pas pouvoir être appliqué.

Dans un avis rendu il y a deux semaines, la Commission européenne a aiguillé les parlementaires français, qui se sont finalement accordés sur un texte suivant ses recommandations.

Elle a par ailleurs elle-même annoncé la semaine dernière son intention d'instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux.

Un comité d'experts a recommandé une interdiction aux moins de 13 ans, mais les pays de l'UE seraient libres d'instaurer une interdiction plus tardive.

Pour Mme Miller, la loi française serait ainsi "en concordance" avec une future législation européenne.