La culture et le patrimoine saoudiens sont désormais accessibles à plus de monde

Le visa électronique visiteur à entrées multiples permet un séjour allant jusqu’à quatre-vingt-dix jours. (Autorité saoudienne du tourisme)
Le visa électronique visiteur à entrées multiples permet un séjour allant jusqu’à quatre-vingt-dix jours. (Autorité saoudienne du tourisme)
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Publié le Jeudi 24 août 2023

La culture et le patrimoine saoudiens sont désormais accessibles à plus de monde

  • Le nombre de touristes en Arabie saoudite a radicalement changé depuis le lancement de son programme de visa électronique en 2019
  • Des investissements considérables dans des projets d’infrastructure et de développement sont mis en place à travers le pays afin de créer des possibilités d’emploi et d’autonomisation pour les citoyens

DUBAÏ: Il y a à peine dix ans, voyager pour découvrir les sites historiques et la culture de l’Arabie saoudite aurait été impensable pour beaucoup.  Cependant, au cours des dernières années, grâce au programme de réforme Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane, le Royaume s’est ouvert aux touristes, parmi une multitude d’autres transformations réalisées sur les plans économique et social. 

Le nombre de touristes dans ce pays du Golfe a radicalement changé depuis le lancement de son programme de visa électronique en 2019. Depuis, l’Arabie saoudite a enregistré 94 millions de visites en 2022, soit une augmentation de 93% par rapport à 2021, ce qui s’est traduit par des dépenses touristiques de 185 milliards de riyals saoudiens (49 milliards de dollars; 1 dollar = 0,92 euro). 

Cette croissance rapide du tourisme est due à l’expansion des initiatives de visa, qui incluent désormais 57 pays et deux régions administratives spéciales, par rapport aux 49 pays initiaux lors du lancement du programme. 

EN BREF

Les initiatives croissantes du Royaume en matière de visa incluent désormais 57 pays et deux régions administratives spéciales. 

Parmi les nouveaux pays inclus dans le programme de visas électroniques, on compte l’Albanie, le Kirghizistan, les Maldives, l’Afrique du Sud et l’Ouzbékistan. 

Les voyages et le tourisme représentent 4,5% du PIB de l’Arabie saoudite, soit une augmentation par rapport aux 3% de 2019. 

«Les annonces de visa en cours par l’Arabie saoudite depuis 2019 constituent une étape importante pour que le Royaume devienne une destination touristique incontournable, avec des millions de voyageurs en provenance du monde entier venus profiter des changements», explique à Arab News Abdallah al-Dakhil, porte-parole de l’Autorité saoudienne du tourisme. 

Le Royaume franchit désormais une nouvelle étape et réinvente son expérience touristique. Début août, il a accordé des visas électroniques aux habitants de 8 pays pour des voyages de loisirs et d’affaires, ainsi que des séjours religieux (Omra uniquement): Albanie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kirghizistan, Maldives, Afrique du Sud, Tadjikistan et Ouzbékistan. 

«En permettant à ces pays d’obtenir un visa électronique, l’Arabie saoudite franchit une nouvelle étape dans l’ouverture de ses portes au monde et offre une expérience de voyage plus facile et simplifiée à tous les visiteurs du Royaume», assure Ahmed al-Khatib, le ministre saoudien du Tourisme. 

Le visa électronique visiteur à entrées multiples est valable pendant une année avec un séjour pouvant aller jusqu’à quatre-vingt-dix jours. En outre, Visit Saudi propose un planificateur de voyage en ligne permettant aux visiteurs de créer facilement des itinéraires personnalisés. 

Nusuk est la toute première plate-forme numérique intégrée officielle du Royaume. Elle permet aux pèlerins de l’Omra de demander des visas, de réserver des forfaits et d’obtenir les conseils et les permis de visite nécessaires pour se rendre à La Mecque et à Médine. Depuis le lancement de la plate-forme numérique en septembre 2022, 1,1 million de demandes ont été reçues et plus de 800 000 visas délivrés. 

«Grâce au programme de visa électronique, au visa de transit et à la plate-forme Nusuk qui délivre désormais des visas électroniques pour l’Omra, il n’a jamais été aussi facile de visiter l’Arabie saoudite. Le Royaume s’attend à des chiffres encore plus importants cette année avec d’excellents résultats aux premier et deuxième trimestres», ajoute M. Al-Dakhil. 

Plus récemment, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle lancerait la plate-forme Nusuk au Bangladesh pour les pèlerins en provenance de ce pays. 

Les visiteurs musulmans titulaires de tous types de visas seront désormais éligibles pour accomplir l’Omra. Qu’ils visitent l’Arabie saoudite en tant que touristes ou pour un voyage d’affaires, ils pourront ajouter l’Omra à leur programme. 

Les nouveaux visas électroniques présentent également des avantages économiques pour le Royaume. L’Arabie saoudite donne le ton à l’échelle mondiale et offre certaines des plus grandes possibilités touristiques. 

Selon l’Autorité saoudienne du tourisme, le Royaume est le plus grand investisseur mondial dans ce secteur. Avec des investissements sectoriels de 800 milliards de dollars d’ici à 2030 et 550 milliards de dollars supplémentaires destinés au développement des destinations touristiques, le Royaume crée de la valeur pour ses partenaires. Par exemple, au cours des cinq prochaines années, le nombre de chambres d’hôtel en Arabie saoudite va presque doubler, atteignant environ 200 000. 

Par ailleurs, les voyageurs continuent d’affluer vers le Royaume. Selon le ministère, l’Arabie saoudite est bien partie pour atteindre son objectif de 100 millions de visites d’ici à 2030, sachant que de nouveaux objectifs devraient être bientôt établis. Le but est que le secteur du tourisme contribue à hauteur de 10 % au PIB d’ici à 2030. Actuellement, les voyages et le tourisme représentent 4,5% du PIB saoudien, soit une augmentation par rapport aux 3% de 2019. 

De plus, le nouveau programme de visa électronique vise également, selon les autorités, à garantir l’autonomie économique des Saoudiens. Des investissements considérables dans des projets d’infrastructure et de développement sont mis en place à travers le pays afin de créer des possibilités d’emploi et d’autonomisation pour les citoyens. 

«L’Arabie saoudite connaît actuellement une transformation majeure. Nous invitons les personnes à venir découvrir le pays et à constater les changements survenus au cours des dernières années», déclare M. Al-Khatib à Arab News. «Notre objectif est ambitieux. Nous avons accompli beaucoup de choses jusqu’à présent. Le mieux serait de venir expérimenter la vie ici et de constater les changements sur le terrain», conclut-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le festival d'Avignon «n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien», selon le maire de la ville

Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
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  • "J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré
  • "Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté

PARIS: Le nouveau maire divers droite d'Avignon, Olivier Galzi, a estimé mardi que le drapeau palestinien n'avait pas sa place lors du festival de théâtre qui se tient chaque été dans sa ville, estimant que la culture devait "rassembler" et non "diviser".

"Le festival n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien", a jugé sur France Inter l'ex-journaliste, regrettant que lors de l'édition de 2025 du festival, une des plus célèbres manifestations de théâtre au monde, les références à la défense de la cause palestinienne aient été trop présentes.

"J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré.

"Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté, précisant que "quand vous mettez cette question (de la cause palestinienne, NDLR) sur le devant de la scène, ça crée de la division".

En 2025, année où la langue arabe était à l'honneur, le festival avait été marqué par plusieurs actions de militants de la défense de la cause palestinienne.

Une tribune intitulée "Nouvelle déclaration d'Avignon" avait été signée par plus d’une centaine d’artistes du monde théâtral et publiée dans Télérama en juillet pour dénoncer "le massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants".

"Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d'Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l'application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l'accord d'association UE-Israël, et à l'arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne", avaient plaidé ces acteurs de la culture dont le chorégraphe et danseur Radouan Mriziga, Olivier Py, ex-directeur du Festival d’Avignon (2013-2022) et actuel directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, l'écrivain Édouard Louis ou encore l'actuel directeur du festival d'Avignon Tiago Rodrigues.

Ce dernier avait également été présent à la lecture de cet appel, sans toutefois prendre la parole, sur la place du Palais des Papes où plusieurs drapeaux palestiniens avaient été déployés.

Le budget du festival est d'environ 16 millions d'euros, parmi lesquels figurent quelque deux millions de subventions partagés environ à parts égales entre la ville et la métropole d'Avignon, dont Olivier Galzi est également à la tête.

Quarante-sept spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, sont au menu de la 80e édition de ce grand rendez-vous du théâtre international qui se tiendra du 4 au 25 juillet et mettra à l'honneur la Corée du Sud.


"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise

Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
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  • Le projet de rénovation de l’immeuble Immeuble Mouchotte, classé passoire énergétique, divise les habitants entre rénovation lourde de la façade et solutions plus légères pour préserver ce patrimoine des années 1960
  • Une association demande son inscription aux monuments historiques pour éviter une transformation jugée coûteuse, écologique­ment discutable et menaçant sa valeur architecturale

PARIS: Le projet de rénovation de l'immeuble Mouchotte, emblématique de l'architecture parisienne des Trente Glorieuses, mais classé comme passoire énergétique, inquiète une partie de ses résidents qui demande son inscription aux monuments historiques.

"Une véritable catastrophe architecturale, financière, écologique et culturelle !" : l'association d'habitants Sauvons Mouchotte a lancé une pétition en ligne pour demander au ministère de la Culture l'inscription "en urgence" de l'immeuble au titre des monuments historiques. Le texte a recueilli plus de 12.000 signatures depuis octobre 2025.

Cette longue barre en verre et en métal du 14e arrondissement, qui fête ses 60 ans, compte 17 étages, 13 escaliers, 753 logements et quelque 2.500 habitants.

Comme la tour Montparnasse voisine, fermée pour travaux le 31 mars, l'immeuble Mouchotte, conçu par Jean Dubuisson, architecte du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, est typique du style années 1960.

Le bâtiment, équipé de simple vitrage et d'huisseries en aluminium, n'a jamais été restauré et fait l'objet d'un projet de rénovation pour une moitié de sa façade.

Cet ensemble de logements sociaux à l'origine se divise, depuis 2017, en deux parties gérées différemment : le 8-20 rue du Commandant René-Mouchotte (436 logements appartenant à des propriétaires individuels), pas concerné par le projet, et le numéro 26 de cette rue (317 appartements, dont 172 appartiennent au bailleur intermédiaire In'li et les autres à des propriétaires individuels).

Ce sont les 10.000 m2 de façade du "26" qui doivent être rénovés, car, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F, il est considéré comme une passoire énergétique. Sans travaux, les appartements seront interdits à la location en 2028.

Deux projets ont été présentés aux copropriétaires lors de la dernière assemblée générale en 2025 : une rénovation "légère" et une "lourde", qui impliquerait le remplacement total de la façade à l'identique par des matériaux neufs.

- "Patrimoine majeur" -

Sauvons Mouchotte craint qu'In'li, avec ses 47% de droits de vote, privilégie cette solution.

Ce serait "une décision aberrante", s'alarme auprès de l'AFP la fondatrice de l'association, Nathalie Amar, également avocate.

"L'idée de détruire la façade en aluminium d'origine pour la refaire à l'identique, toujours en aluminium, est un immense gâchis écologique", s'indigne-t-elle un matin ensoleillé de fin mars, sur la dalle au pied du bâtiment.

En outre, "le coût global du projet, présenté à 11 millions d'euros, est largement sous-évalué selon de nombreux professionnels" consultés par l'association, qui prédit plutôt 25 à 30 millions.

L'association met aussi en doute le DPE F de l'immeuble, puisque le "8-20", conçu à l'identique et jamais refait non plus, est diagnostiqué E.

L'inscription aux monuments historiques permettrait de "sauvegarder ce patrimoine architectural majeur", souligne Sauvons Mouchotte.

Michel Sebald, architecte et habitant de l'immeuble, a déposé une demande d'inscription aux monuments historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France.

Dans son salon au 13e étage, avec une vue spectaculaire sur Paris, il évoque les "éléments exceptionnels" de la façade actuelle, où "il n'y a pas un point de rouille !"

- "L'été, ça tape" -

"Pourquoi tout casser ?", se désole l'architecte, alors qu'"il existe des solutions intelligentes, minimes et pas chères".

Les opposants à une rénovation lourde, qui reconnaissent que "l'été, ça tape" et "l'hiver, il fait froid quand il y a du vent", préfèreraient des travaux moins invasifs.

"On peut avoir une restauration énergétique correcte en mettant les bons éléments, le bon vitrage, les bons stores, la VMC (système d'aération, NDLR)...", estime Nadia Coutsinas, archéologue de 51 ans qui réside là depuis ses 6 ans.

In'li se dit "plutôt favorable" à une rénovation complète de la façade, indique El Houssine Tabou, directeur de la proximité du bailleur. Il relève "un inconfort important toute l'année" qui entraîne "des consommations d'énergie et des charges élevées".

Si l'immeuble était inscrit aux monuments historiques, "ça redessinerait un peu les lignes, peut-être les techniques d'intervention", note-t-il. "Mais la protection architecturale n'empêche pas une amélioration énergétique", ajoute-t-il.

L'association attend désormais le 8 avril et la prochaine assemblée générale des copropriétaires du "8-20", auxquels sera aussi présenté un projet de remplacement de leur façade.

S'ils s'y opposent, Sauvons Mouchotte aura un argument supplémentaire. "Vous imaginez, visuellement, si on change la façade et pas eux ?", s'interroge Nathalie Amar.


Paris accueille la 11e édition de la Modest Fashion Week : une vitrine mondiale de créativité et d’inclusion

La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
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  • Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie
  • À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style

PARIS: La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste.

Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie. À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style.

Une scène internationale en pleine effervescence

Cette édition réunira des créateurs venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de Turquie, du Nigeria, d’Indonésie, du Royaume-Uni, de France et d’Australie. Tous présenteront des collections qui marient héritage culturel et design contemporain.

Des marques établies aux talents émergents, les participants illustrent l’évolution rapide d’un secteur autrefois considéré comme de niche. Aujourd’hui, la mode modeste s’affirme comme un segment dynamique, porté par une clientèle mondiale en quête d’élégance, d’authenticité et de diversité.

Selon Ozlem Sahin, directrice générale de Modest Fashion Weeks by Think Fashion, « cet événement dépasse le cadre d’un simple défilé. Il s’agit d’un mouvement mondial qui relie créativité, héritage et opportunités économiques, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable ».

Une visibilité mondiale et des opportunités économiques

La Paris Modest Fashion Week attire chaque année un public influent composé d’acheteurs internationaux, de médias et d’influenceurs. Avec une portée médiatique estimée à plus de deux milliards de personnes et un réseau de plus de 1 000 partenaires, l’événement offre une vitrine exceptionnelle aux marques participantes.

Il constitue également un point de rencontre stratégique pour les acteurs de l’industrie souhaitant développer leur présence sur les marchés européens, moyen-orientaux, asiatiques et américains.

Une expérience immersive portée par des partenaires clés

L’édition 2026 promet une expérience multisensorielle grâce à des collaborations avec plusieurs partenaires. Des marques spécialisées dans la beauté, la parfumerie et le bien-être contribueront à enrichir les défilés, en y apportant une dimension sensorielle et artistique supplémentaire.

Cette synergie entre mode, beauté et innovation reflète l’esprit collaboratif qui caractérise aujourd’hui l’écosystème de la mode modeste à l’échelle mondiale.

Pendant trois jours, les visiteurs assisteront à 30 défilés et participeront à 8 conférences consacrées aux enjeux majeurs du secteur, tels que la durabilité, l’innovation et le commerce international.

Un espace B2B dédié permettra également aux créateurs, distributeurs et investisseurs de nouer des partenariats et de favoriser des collaborations transfrontalières.

Depuis sa création en 2016 à Istanbul, la Modest Fashion Week s’est imposée comme un acteur clé du développement de cette industrie. Présente dans plusieurs capitales mondiales, elle accompagne la montée en puissance d’une mode qui conjugue identité, culture et modernité.

À Paris, cette 11e édition s’annonce comme une nouvelle étape dans l’affirmation d’une mode sans frontières, où l’inclusivité et la créativité occupent une place centrale.

Alors que l’industrie de la mode évolue vers des modèles plus responsables et diversifiés, la mode modeste s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation, attirant une audience toujours plus large et internationale.