Espagne: trois morts et trois disparus après des pluies torrentielles

Dans la région voisine de Madrid, un homme était également recherché après avoir été emporté dans la nuit dans son véhicule par une rivière en crue dans la commune d'Aldea del Fresno. (AFP)
Dans la région voisine de Madrid, un homme était également recherché après avoir été emporté dans la nuit dans son véhicule par une rivière en crue dans la commune d'Aldea del Fresno. (AFP)
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Publié le Lundi 04 septembre 2023

Espagne: trois morts et trois disparus après des pluies torrentielles

  • Ces intempéries ont touché en particulier les régions de Madrid et de Castille-La-Manche (centre), où des trombes d'eau se sont abattues dans la nuit de dimanche à lundi
  • Plusieurs ponts se sont écroulés dans une commune située à l'ouest de la capitale espagnole, et des torrents de boue sortis du lit de la rivière ont emporté de nombreuses voitures

MADRID: Après des mois de sécheresse historique, l'Espagne est frappée par des pluies torrentielles qui ont fait trois morts et trois disparus, tandis qu'un enfant de dix ans a réussi à échapper à la noyade en se réfugiant dans un arbre.

Ces intempéries, qui affectent le pays depuis ce week-end, ont touché en particulier les régions de Madrid et de Castille-La-Manche (centre), où des trombes d'eau se sont abattues dans la nuit de dimanche à lundi.

Le président de la Castille-La-Manche, Emiliano García-Page, a annoncé lundi matin sur les réseaux sociaux "la mort de deux personnes dans la province de Tolède", dans les localités de Casarrubios del Monte et de Bargas. Il n'a pas donné de détails sur les circonstances des décès.

La Garde civile a annoncé plus tard dans la journée la mort d'une troisième personne, un homme de 50 ans dont le corps a été localisé près d'un cours d'eau à Camarena, dans la même province de Tolède.

Des recherches sont par ailleurs en cours pour retrouver, dans la même zone, une "femme disparue à la suite de la crue (d'une rivière) à Valmojado", a également indiqué la Garde civile.

Dans la région voisine de Madrid, un homme était également recherché après avoir été emporté dans la nuit dans son véhicule par une rivière en crue dans la commune d'Aldea del Fresno.

"Nous sommes en train d'inspecter la rivière pour essayer de localiser le véhicule", a dit sur la télévision publique le porte-parole des services d'urgence de la région de Madrid, Javier Chivite.

Son fils de 10 ans, qui voyageait avec lui, a été secouru après avoir trouvé refuge sur un arbre, ont indiqué les autorités. Sa mère et sa soeur, qui se trouvaient aussi dans le véhicule, avaient été secourues un peu plus tôt.

"Le pauvre (enfant) a passé toute la nuit perché sur un arbre", a précisé la présidente de la région, Isabel Diaz Ayuso, en visite à Aldea del Fresno, l'une des localités les plus affectées par ces intempéries.

Selon un photographe de l'AFP sur place, plusieurs ponts se sont écroulés dans cette commune située à l'ouest de la capitale espagnole, et des torrents de boue sortis du lit de la rivière ont emporté de nombreuses voitures.

Un homme de 83 ans, "emporté par le courant" dans la commune voisine de Villamanta, est également recherché, selon la Garde civile.

Sanchez appelle à la «prudence»

Le Premier ministre Pedro Sanchez a lancé lundi matin un "appel aux citoyennes et citoyens pour qu'ils continuent à agir avec prudence".

Dans les régions affectées, de nombreuses routes étaient coupées. Le trafic ferroviaire, suspendu temporairement depuis dimanche, restait fortement perturbé, notamment entre Madrid et l'Andalousie et sur la côte méditerranéenne.

A Madrid, ces pluies torrentielles ont également entraîné la fermeture temporaire de plusieurs lignes de métro.

Bien que les pluies se soient quelque peu calmées lundi, l'Agence météorologique nationale a maintenu en alerte sept régions, dont Madrid, la Castille-La-Manche, la Catalogne, les îles Baléares et le Pays basque.

Les autorités madrilènes ont recommandé aux près de sept millions d'habitants de la région de télétravailler et d'éviter les déplacements non nécessaires dans la capitale, dont les accès étaient très encombrés lundi matin.

Dimanche, les Madrilènes avaient reçu sur leurs téléphones portables une alerte d'urgence accompagnée d'un fort signal sonore, sans précédent en Espagne, les invitant à rester chez eux.

Pays en première ligne du réchauffement climatique et dont 75% du territoire est menacé de désertification, l'Espagne est régulièrement frappée par des pluies torrentielles en fin d'été et à l'automne, qui peinent à pénétrer dans le sol et font brutalement gonfler le lit des rivières.

Ce phénomène, appelé "Dana" par les météorologues ("dépression isolée à des niveaux élevés"), a parfois des conséquences dramatiques. En 2018, 13 personnes sont mortes dans l'île de Majorque aux Baléares.


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

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  • Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone
  • M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.