Affaire Rubiales: fin de l'ère du contesté Vilda, remplacé par son adjointe Tomé

L'entraîneur espagnol Jorge Vilda donne des instructions à ses joueuses depuis la ligne de touche lors du match de football de la finale de la Coupe du monde féminine Australie et Nouvelle-Zélande 2023 entre l'Espagne et l'Angleterre au Stadium Australia à Sydney, le 20 août 2023. (AFP)
L'entraîneur espagnol Jorge Vilda donne des instructions à ses joueuses depuis la ligne de touche lors du match de football de la finale de la Coupe du monde féminine Australie et Nouvelle-Zélande 2023 entre l'Espagne et l'Angleterre au Stadium Australia à Sydney, le 20 août 2023. (AFP)
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Publié le Mardi 05 septembre 2023

Affaire Rubiales: fin de l'ère du contesté Vilda, remplacé par son adjointe Tomé

  • La RFEF a indiqué dans un communiqué «se séparer de Jorge Vilda en tant que directeur sportif et sélectionneur de l'équipe nationale féminine»
  • Il est remplacé par Montse Tomé, qui devient à 41 ans la première femme à prendre la tête de la sélection féminine espagnole

MADRID: Jorge Vilda, c'est terminé. Le sélectionneur de l'équipe féminine d'Espagne, proche de Luis Rubiales et dont les méthodes étaient critiquées par ses joueuses, a finalement été limogé mardi et remplacé par son ancienne adjointe, Montse Tomé.

La RFEF a indiqué dans un communiqué "se séparer de Jorge Vilda en tant que directeur sportif et sélectionneur de l'équipe nationale féminine".

Il est remplacé par Montse Tomé, qui devient à 41 ans la première femme à prendre la tête de la sélection féminine espagnole.

Le limogeage de Vilda a été présenté par la fédération comme "l'une des premières mesures de restructuration" consécutives à l'affaire du baiser forcé de Luis Rubiales après le sacre mondial des Espagnoles, qui a plongé le football espagnol dans le chaos.

En poste depuis 2015, Vilda, 42 ans, avait été lâché par l'ensemble de ses joueuses qui ont annoncé qu'elles ne rejoueraient pas sous sa direction en réaction au refus de démissionner de Rubiales. Dans un discours, le président de la Fédération, suspendu depuis par la Fifa, avait présenté son geste comme un "petit bisou consenti" à la joueuse Jennifer Hermoso; l'internationale avait dit pour sa part s'être sentie "victime d'une agression".

Six membres de l'encadrement de l'équipe d'Espagne, dont Tomé, avaient par la suite présenté leur démission en signe de protestation contre le comportement de Luis Rubiales à l'égard de Jenni Hermoso.

Vilda avait déjà été ébranlé en septembre 2022 par la rébellion inédite de plusieurs joueuses qui lui avaient reproché ses méthodes et ne voulaient plus porter le maillot de la Roja tant qu'il resterait à la tête de l'équipe.

Surnommées "le groupe des 15", ces joueuses estimaient que leur "état émotionnel" et leur "santé" étaient affectées par le management parfois intrusif de leur sélectionneur et critiquaient la faiblesse du niveau de ses entraînements.

Ecartées du groupe pour les matches de préparation au Mondial en Australie et en Nouvelle-Zélande, la plupart avaient fini par faire part de leur envie de revenir en sélection.

Trois d'entre elles, Mariona Caldentey, Ona Batlle et Aitana Bonmati, avaient finalement été convoquées pour la compétition, cette dernière étant même désignée meilleure joueuse du tournoi.

«La goutte d'eau» 

Malgré ces frondes, Vilda, que la fédération présente dans son communiqué comme l'"homme clé de la progression du football féminin espagnol", était parvenu à amener la Roja sur le toit du monde.

Mais son isolement lors des célébrations du sacre mondial, le 20 août à Sydney, semblait indiquer que le conflit n'était pas terminé avec ses joueuses.

Vilda, qui a tardé à condamner "le comportement inapproprié" de Rubiales et qui a été filmé en train d'applaudir le discours virulent de son ancien patron contre le "faux féminisme", était sur la sellette depuis plus de deux semaines.

Ce fut "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", a estimé l'ex-capitaine de la sélection Veronica Boquete, écartée en 2017 pour avoir dénoncé "l'incompétence" de Vilda.

Vilda aura donc fait les frais du changement voulu par le président par intérim de la fédération, Pedro Rocha, au sommet du foot espagnol dont l'image a été considérablement écornée par le comportement de Rubiales, en pleine candidature avec le Portugal et le Maroc pour l'organisation du Mondial 2030.

"Les dommages causés au football espagnol, au sport espagnol, à la société espagnole et à toutes les valeurs du football et du sport" par l'attitude de Rubiales "ont été énormes", a insisté M. Rocha mardi peu avant l'annonce du limogeage de Jorge Vilda, en demandant "pardon" au "monde du football et à l'ensemble de la société" pour le comportement "inacceptable" de Rubiales.

Jorge Vilda, dont le contrat expirait en août 2024, avait été conforté dans ses fonctions par Luis Rubiales qui lui promettait "quatre ans de plus" en étant payé "un demi-million par an".


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.