Incendie de Notre-Dame: une firme russe participe à la reconstruction de l'horloge

Une photographie prise le 24 novembre 2020 à Paris montre la statue de l'archevêque Cardinal de Noailles dans la cathédrale Notre-Dame lors de travaux de reconstruction. (AFP)
Une photographie prise le 24 novembre 2020 à Paris montre la statue de l'archevêque Cardinal de Noailles dans la cathédrale Notre-Dame lors de travaux de reconstruction. (AFP)
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Publié le Jeudi 17 décembre 2020

Incendie de Notre-Dame: une firme russe participe à la reconstruction de l'horloge

  • L'horlogerie russe Raketa de Saint-Pétersbourg, connue depuis l'époque soviétique, participe à la reconstruction de l'horloge de la cathédrale Notre-Dame de Paris, détruite pendant l'incendie d'avril 2019
  • Une horloge quasi-identique à celle ayant brûlé, que l'on croyait unique, avait été retrouvée à Paris après l'incendie

Paris: l'horlogerie russe Raketa de Saint-Pétersbourg, connue depuis l'époque soviétique, participe à la reconstruction de l'horloge de la cathédrale Notre-Dame de Paris, détruite pendant l'incendie d'avril 2019, a indiqué jeudi la manufacture.

«Nos spécialistes sont en train d'étudier un modèle 3D d'une copie de l'horloge qui a été détruite», pour savoir quelles pièces ils pourraient fabriquer, a confirmé à l'AFP Antonina Skouridina, du service de presse de la société Raketa.

Une horloge quasi-identique à celle ayant brûlé, que l'on croyait unique, avait été retrouvée à Paris après l'incendie.

«Dès que les horlogers de Raketa ont appris que l'horloge avait brûlé, ils se sont joints à l'association animée par leurs collègues français et ont proposé leur services», a ajouté Antonina Skouridina.

Située en banlieue de l'ancienne capitale impériale russe, la manufacture «Raketa» a notamment participé à la fabrication de la plus grosse horloge au monde, celle du magasin pour enfants «Detski mir» de Moscou, qui pèse 4,5 tonnes et se compose de plus de 5000 pièces.

Dans un communiqué publié le 7 décembre, l'association française Horloge Notre-Dame avait adressé ses «plus vifs remerciements à nos amis Russes» engagés dans le projet de reconstruction.

Construit en 1867, le mécanisme de l'horloge Collin était situé sous la flèche de la cathédrale ravagée par les flammes et permettait de donner l’heure sur quatre cadrans situés à l’extérieur de la charpente.


Pécresse conteste l'indemnité inflation, une mesure «injuste»

Valérie Pécresse. (Photo, AFP)
Valérie Pécresse. (Photo, AFP)
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  • Une «indemnité inflation» de 100 euros pour faire face à la hausse des prix de l'énergie et des carburants sera versée à chaque Français qui gagne moins de 2 000 euros nets par mois
  • Elle sera versée automatiquement à 38 millions de personnes au total

PARIS: Valérie Pécresse trouve "injuste" le choix du gouvernement de compenser la hausse des prix de l'énergie et des carburants par une "indemnité inflation", a expliqué dimanche la candidate à l'investiture des Républicains pour la présidentielle.

"Sur l'essence, on voit bien que le chèque qui a été fait est un chèque qui est injuste, parce que si vous êtes une femme seule, comme on dit une famille monoparentale, avec des enfants, et que vous gagnez 2 100 euros, vous n'êtes pas riche, et en revanche un certain nombre d'étudiants qui vont la toucher n'ont pas de voiture", a-t-elle plaidé lors du Forum Radio J.

À la place, a défendu la présidente de la région Ile-de-France, "j'aurais mis le paquet sur les personnes qui travaillent et j'aurais permis aux entreprises de pouvoir défiscaliser des aides au plein d'essence des personnes qui travaillent et j'aurais aussi mis le paquet sur les personnels de santé, les infirmières, les médecins qui se déplacent à domicile pour là aussi leur donner des aides parce qu'ils se déplacent pour nous".

Une "indemnité inflation" de 100 euros pour faire face à la hausse des prix de l'énergie et des carburants sera versée automatiquement à chaque Français qui gagne moins de 2 000 euros nets par mois à partir de décembre.

Elle sera versée automatiquement à 38 millions de personnes au total. Le président Emmanuel Macron a défendu vendredi cette mesure comme "plus juste et mieux ciblée" qu'une baisse des taxes.

"Le prix de l'essence et le prix de l'électricité, ce sont des taxes, et la TVA sur les taxes, c'est la taxe au carré. Il faut la remettre en question, il faut la supprimer", a encore assuré Mme Pécresse.

Et "pour baisser cette TVA sur l'essence, il faut faire des économies sur la sphère publique, sur la dépense publique. (...) Il n'y a pas de baisse d'impôts sans baisse des dépenses", a insisté l'ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy.


Haine en ligne: jugements pour menaces contre l'ex-journaliste Nicolas Hénin

Le journaliste français et ancien otage en Syrie Nicolas Henin lors d’une conférence de presse au siège du journal Le Point le 6 septembre 2014 à Paris. (Alain Jocard / AFP)
Le journaliste français et ancien otage en Syrie Nicolas Henin lors d’une conférence de presse au siège du journal Le Point le 6 septembre 2014 à Paris. (Alain Jocard / AFP)
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  • Nicolas Hénin, qui fut l'otage de l'organisation État islamique pendant dix mois en Syrie en 2013-2014, avait porté plainte début 2019 contre X pour menaces, menaces de morts et harcèlement moral en ligne
  • Ces menaces étaient apparues alors que M. Hénin avait appelé à signaler à Twitter et à la plateforme Pharos (chargée de la lutte contre les contenus illicites sur internet) des tweets publiés par le père d'une victime des attentats du 13-Novembre

PARIS : Cinq personnes seront jugées en avril à Paris pour s'être acharnées en ligne contre l'ancien journaliste Nicolas Hénin, qui avait signalé le compte Twitter du père d'une victime du Bataclan qui appelait à fusiller les jihadistes à leur retour en France, a indiqué dimanche une source proche du dossier.

Ces cinq personnes, trois hommes et deux femmes, sont convoquées le 20 avril pour répondre de menaces et harcèlement, selon cette source qui confirmait une information du Journal du Dimanche (JDD).

Nicolas Hénin, qui fut l'otage de l'organisation État islamique pendant dix mois en Syrie en 2013-2014, avait porté plainte début 2019 contre X pour menaces, menaces de morts et harcèlement moral en ligne.

"J'appelle à ce que vous vous fassiez égorger", "c'est lui qui mérite l'exécution", "on aurait dû te laisser crever chez Daesh", affirmaient certains des milliers de messages ciblant le journaliste, désormais spécialisé dans le conseil sur la lutte contre le terrorisme et la radicalisation islamiste.

Ces menaces étaient apparues alors que M. Hénin avait appelé à signaler à Twitter et à la plateforme Pharos (chargée de la lutte contre les contenus illicites sur internet) des tweets publiés par le père d'une victime des attentats du 13-Novembre, Patrick Jardin, à propos du retour envisagé à l'époque de plusieurs dizaines de jihadistes français détenus par les Kurdes.

"Fusillons-les (...) comme Leclerc a fait fusiller les Français de la Waffen SS", "tuons aussi leurs enfants d'ailleurs", avait publié M. Jardin sur le réseau social, qui avait fini par bloquer son compte.

Sur un nouveau compte, ce dernier avait ensuite traité M. Hénin de "petit journaleux délateur gauchiasse" et obtenu le soutien de plusieurs figures du Rassemblement national.

Faute de réponse de Twitter à ses requêtes, le parquet de Paris avait classé sa plainte en 2020. Mais l'avocat du journaliste, Me Eric Morain, avait fait un recours permettant de relancer l'enquête.

Twitter a alors accédé aux réquisitions et identifié une trentaine de comptes, sur lesquels cinq ont été retenus par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, mis en place en janvier 2021.

"On peut dire qu'il n'y en a pas assez, on peut regretter que le parquet n'ait pas retenu plus de comptes", a réagi auprès de l'AFP Me Morain. "Mais l'important, c'est le message. Chaque nouvelle affaire est une pierre supplémentaire de l'édifice contre la haine en ligne", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Patrick Jardin, partie civile au procès des attentats du 13-Novembre, témoignera mardi.


En Corse, un atelier de fabrication de munitions dissimulé dans un conteneur

Cet atelier a pu être identifié dans le cadre d'une enquête menée par la police judiciaire, après l'ouverture d'une information judiciaire pour importation, fabrication et détention d’armes. (AFP)
Cet atelier a pu être identifié dans le cadre d'une enquête menée par la police judiciaire, après l'ouverture d'une information judiciaire pour importation, fabrication et détention d’armes. (AFP)
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  • Il s’agit d’une découverte inédite au regard de la qualité de la dissimulation de l’atelier, du nombre des machines de confection retrouvé et du volume d’armes et de munitions stocké
  • Les enquêteurs devront désormais déterminer si cet arsenal avait vocation à être revendu, a encore précisé le parquet

AJACCIO: Un atelier "inédit" de fabrication de munitions et d’assemblage d’armes à feu a été découvert dans un conteneur accessible uniquement par un passage enterré dans la région de Saint-Florent (Haute-Corse), a annoncé dimanche le parquet de Bastia.

Le propriétaire de cet atelier a été mis en examen et placé en détention provisoire. 

"A l’intérieur, les services de police ont notamment découvert plusieurs presses à munitions, machines à usiner des pièces métalliques, une cinquantaine d’armes de poing et d’armes longues et plusieurs milliers de munitions", a détaillé le procureur de la République de Bastia, Arnaud Viornery, dans un communiqué.

"Il s’agit d’une découverte inédite au regard de la qualité de la dissimulation de l’atelier, du nombre des machines de confection retrouvé et du volume d’armes et de munitions stocké", a-t-il insisté.

Cet atelier a pu être identifié dans le cadre d'une enquête menée par la police judiciaire, après l'ouverture d'une information judiciaire pour importation, fabrication et détention d’armes. 

Les enquêteurs devront désormais déterminer si cet arsenal avait vocation à être revendu, a encore précisé le parquet.