Séisme au Maroc: un nouveau bilan monte à plus de 2 900 morts

Une femme réagit devant sa maison endommagée par le tremblement de terre dans la vieille ville de Marrakech, le 9 septembre 2023. (Photo/FADEL SENNA)
Une femme réagit devant sa maison endommagée par le tremblement de terre dans la vieille ville de Marrakech, le 9 septembre 2023. (Photo/FADEL SENNA)
D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour (Photo, Fournie).
D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour (Photo, Fournie).
D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour (Photo, Fournie).
D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour (Photo, Fournie).
D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour (Photo, Fournie).
D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour (Photo, Fournie).
Les gens se rassemblent dans une rue de Casablanca tôt samedi à la suite d'un puissant tremblement de terre au Maroc (Photo, Reuters).
Les gens se rassemblent dans une rue de Casablanca tôt samedi à la suite d'un puissant tremblement de terre au Maroc (Photo, Reuters).
Un habitant navigue dans les décombres suite au séisme de magnitude 6,8 à Marrakech le 9 septembre 2023. (AFP)
Un habitant navigue dans les décombres suite au séisme de magnitude 6,8 à Marrakech le 9 septembre 2023. (AFP)
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Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Séisme au Maroc: un nouveau bilan monte à plus de 2 900 morts

  • Il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour
  • La secousse tellurique de magnitude 6,8 a été enregistrée à 23H11 heure locale

MOULAY BRAHIM: Le séisme au Maroc a fait 2.900 morts, selon un dernier bilan lundi soir, selon un nouveau bilan rendu public dimanche après midi par le ministère de l'Intérieur.

Un total de 1.293 personnes ont péri dans la province d'Al Haouz et 452 dans la province de Taroudant, situées toutes deux au sud de Marrakech, avait indiqué le ministère dans un communiqué samedi.

La secousse tellurique de magnitude 6,8 a été enregistrée à 23H11 heure locale (22H11 GMT), selon l'Institut de géophysique américain (USGS).

Le Centre marocain pour la recherche scientifique et technique (CNRST) a mesuré la magnitude du séisme à 7, précisant que l'épicentre de la secousse se situait dans la province d'Al-Haouz, au sud-ouest de la ville Marrakech, destination très prisée de touristes étrangers.

Le Maroc a décrété samedi un deuil national de trois jours, a annoncé le cabinet royal. Les drapeaux sur les bâtiments officiels ont été mis en berne et une "prière de l'absent" a été accomplie dans l'ensemble des mosquées du royaume pour l'âme des victimes.

"Il a été décidé un deuil national de trois jours, avec mise en berne des drapeaux sur tous les bâtiments publics", a indiqué un communiqué du palais royal publié par l'agence officielle MAP, à l'issue d'une réunion présidée par le roi Mohammed VI, consacrée à l'examen de la situation après le séisme.

Le séisme a fait 1 305 morts et 1.204 blessés "dont 721 sont dans un état critique", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans son dernier provisoire publié samedi à 13H00 GMT.

Dimanche soir, le nombre de victimes était estimé à au moins 2.122 morts et 2.421 blessés, selon un dernier bilan publié dans l'après-midi par le ministère de l'Intérieur, un bilan susceptible de s'aggraver au fil des recherches

Plus de la moitié des morts (542) ont été recensées à Al-Haouz, épicentre du séisme et à Taroudant (321) plus au sud, deux zones rurales montagneuses au coeur du Haut Atlas, a précisé la même source.

"Les opérations de sauvetage se poursuivent et se déroulent dans des bonnes conditions", a ajouté le ministère.

Il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour.

Les secouristes à l'oeuvre

Les secouristes ont accéléré les recherches dimanche au Maroc pour tenter de retrouver des survivants coincés sous les décombres de villages rasés par un puissant séisme qui a fait plus de 2.100 morts au sud-ouest de la cité touristique de Marrakech.

Secouristes, volontaires et membres des forces armées s'activent pour retrouver des survivants et extraire des corps des décombres notamment dans des villages de la province d'Al-Haouz, épicentre du séisme au sud de la cité touristique de Marrakech, dans le centre du royaume.

Selon la télévision publique, "plus de 18.000 familles ont été affectées" par le séisme dans la province d'Al-Haouz, où plus de la moité des morts (1.351) ont été recensés. Des tentes ont été dressées dans plusieurs villages pour abriter ces familles.

De nombreux pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Italie ont proposé leur aide. Même l'Algérie voisine, aux relations houleuses avec le Maroc, a ouvert son espace aérien, fermé depuis deux ans, aux vols transportant de l'aide et des blessés.

L'Espagne a envoyé une équipe de 56 secouristes au Maroc après avoir reçu une demande d'aide officielle de Rabat.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que son pays était prêt à "intervenir" pour venir en aide au Maroc quand les autorités du royaume "le jugeront utile".

Israël, qui a normalisé en 2020 ses relations avec le Maroc, a proposé l'envoi d'équipes de sauvetage.

Les principaux séismes qui ont secoué le Maroc à travers l’histoire

  • 24 février 2004: Un séisme d’une magnitude de 6,3 degré sur l’échelle de Richter a frappé la ville d’Al Hoceima et ses régions, faisant près de 628 morts et causant des dégâts matériels considérables.
  • 29 février 1960: Un séisme dévastateur d’une magnitude de 5,7 degré sur l’échelle de Richter, a détruit la ville d’Agadir faisant 12 000 morts causant d’importants dégâts matériels.
  • 1er et 18 novembre 1755: Le séisme qui a frappé Lisbonne a détruit des villes côtières marocaines.
  • 1731: un séisme détruit la ville d’Agadir.
  • Juillet 1719: Violent séisme au niveau des villes côtières marocaines qui a également détruit une partie de la ville de Marrakech.
  • 5 août 1660: Melilla violemment secouée par un séisme qui a provoqué des dégâts considérables.
  • 1624: Un séisme dévastateur détruit une grande partie d’importantes villes marocaines dont Taza, Fès et Meknès.
  • 28 mai 881: un très violent séisme frappe les deux rives du détroit.

Des tombes creusées 

Dans le village montagneux de Moulay Brahim dans la province d'Al-Haouz, des secouristes étaient à l'oeuvre en milieu de journée, à la recherche de survivants parmi les décombres de maisons effondrées. Non loin de là, des habitants creusent déjà des tombes sur une colline pour enterrer les victimes, selon une équipe de l'AFP sur place.

L'armée marocaine a déployé de son côté "des moyens humains et logistiques importants, aériens et terrestres", ainsi que des équipes de recherche, de sauvetage, et un hôpital de campagne dans la région d'Al-Haouz, a rapporté l'agence de presse marocaine MAP.

A Marrakech, des Marocains inspectaient samedi, l'air hébété, les dégâts de leur habitation au milieu des tas de gravats, de la poussière et de voitures écrasées par des pierres.

Sur des images reproduites par les médias et sur les réseaux sociaux, on peut voir une partie d'un minaret qui s'est effondrée sur la célèbre place Jemaa el-Fna, coeur battant de Marrakech, faisant deux blessés.

"J'ai pensé qu'une ou plusieurs voitures défonçaient le mur d'enceinte de ma propriété", raconte à l’AFP Edwige Vilhies, une Française de 70 ans qui vit à Sidi Bouzguia, un village situé à une vingtaine de km au sud de Marrakech, sur la route menant vers la chaîne montagneuse de l'Atlas.

"J'ai été éjecté de mon lit et n'ai pas pu me relever immédiatement tellement les secousses étaient fortes. J'ai cru que c'était un crash d'avion", confie Bernard Curi, patron d'un hôtel situé dans le même secteur.

Mimi Theobald, une touriste anglaise de 25 ans, s'apprêtait à prendre un dessert sur la terrasse d'un restaurant avec des amies "quand les tables ont commencé à trembler, les plats à voler, on a paniqué".

"Après, on a essayé d'aller à notre hôtel pour récupérer nos bagages et passeports car notre vol était programmé demain mais c'était impossible car notre hôtel est situé dans la médina. Il y avait des débris de partout, ce n'était pas très prudent. C'est la première fois qu'on vit un séisme. Quand l'adrénaline est retombée, on s'est rendu compte qu'on était très chanceuses d'être toujours en vie", ajoute-t-elle.

Solidarité 

Outre Marrakech, la secousse a été ressentie à Rabat, Casablanca, Agadir et Essaouira, semant la panique parmi la population. De nombreuses personnes sont sorties dans les rues de ces villes, craignant l'effondrement de leurs habitations, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

"L'endroit où se trouve l'épicentre de ce tremblement et sa puissance nous place devant une situation d'urgence exceptionnelle", a déclaré à la télévision publique le chargé des opérations de secours à la direction générale de la protection civile, le colonel Hicham Choukri.

Le centre régional de transfusion sanguine à Marrakech a appelé les habitants à se rendre samedi dans ses locaux pour donner leur sang pour les blessés.

"On avait l'impression que c'était une rivière qui débordait violemment. Les cris et les pleurs étaient insoutenables", affirme un autre habitant de la ville, Fayssal Badour, 58 ans.

Le drame a suscité un élan de solidarité dans le monde, plusieurs pays, dont Israël, la France, l'Espagne, l'Italie et les Etats-Unis proposant leur aide.

Même l'Algérie voisine, aux relations houleuses avec le Maroc, a annoncé avoir décidé d'ouvrir son espace aérien, fermé depuis septembre 2021, aux vols transportant des aides humanitaires et des blessés.

Par ailleurs, la Fédération marocaine de football (FRMF) a annoncé le report sine die du match contre le Libéria initialement prévu samedi à Agadir, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).

Le 24 février 2004, un séisme de 6,4 degrés sur l'échelle de Richter avait secoué la province d'Al Hoceima, 400 km au nord-est de Rabat, faisant 628 morts.

Et le 29 février 1960, un tremblement de terre de magnitude 5,7 avait détruit Agadir, sur la côte ouest du pays, et fait près de 15.000 morts, soit un tiers de la population de la ville.

(Avec AFP).


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com