Algérie: l'ex-correspondant de France 24 et son collègue ont été libérés

Devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, Khaled Drareni, directeur du site Casbah Tribune, en détention depuis la fin mars, doit être jugé lundi prochain. (Ryad KRAMDI/AFP)
Devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, Khaled Drareni, directeur du site Casbah Tribune, en détention depuis la fin mars, doit être jugé lundi prochain. (Ryad KRAMDI/AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 29 juillet 2020

Algérie: l'ex-correspondant de France 24 et son collègue ont été libérés

  • Les deux journalistes seraient accusés de « nuire à l'intérêt national, en vertu de l'article 96 du code pénal, de financement étranger et de collaboration sans accréditation avec une chaîne de télévision »
  • « Si les deux journalistes sont aujourd’hui privés de leur liberté c’est parce que ce sont des acteurs de l’information »

PARIS: Le journaliste algérien Moncef Aït Kaci, ex-correspondant de France 24 et le caméraman Ramdane Rahmouni ont été libérés mercredi après plusieurs heures de détention, ont annoncé la chaîne d'information internationale et RSF.

« L'ancien correspondant de France 24 Moncef Aït Kaci et son collègue Ramdane Rahmouni ont été libérés », a indiqué la chaîne d'information en continu sur un bandeau.

Les deux journalistes algériens avaient été arrêtés puis placés en détention mardi par le procureur du tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger.

Les faits qui leur sont reprochés n'ont pas été officiellement précisés. Selon Reporters sans Frontières (RSF), les deux journalistes sont poursuivis depuis novembre 2019. Ils sont accusés de « nuire à l'intérêt national, en vertu de l'article 96 du code pénal, de financement étranger et de collaboration sans accréditation avec une chaîne de télévision », a précisé RSF dans un communiqué.

Il est obligatoire d'être accrédité auprès des autorités pour travailler en tant que correspondant de médias étrangers en Algérie.

« Le 1er juillet 2020, mes employeurs (France 24) ont décidé de mettre fin à leur collaboration avec moi en tant que correspondant, car je ne travaillais plus sur le terrain car, justement, j’ai respecté les instructions », avait écrit avant son interpellation M. Aït Kaci dans une lettre publiée sur le site d'information en ligne Casbah Tribune.

Aucune accréditation pour l'année 2020 n'avait été délivrée jusqu'à ce début de semaine pour les correspondants locaux de la presse étrangère.

Mardi, une « cérémonie de remise des accréditations » s'est néanmoins déroulée à Alger en présence du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ammar Belhimer, ont rapporté mercredi des médias publics, évoquant « une cinquantaine de représentants de médias étrangers ».

Une partie de ces correspondants restaient néanmoins toujours dans l'attente de leur accréditation mercredi.

Joint par RSF, Me Omar Baahmed, l’avocat de M. Aït Kaci, a déclaré que le procès contre son client et Ramdane Rahmouni était politique, affirmant que « si les deux journalistes sont aujourd’hui privés de leur liberté c’est parce que ce sont des acteurs de l’information ».

« Leur travail journalistique est la seule cause des poursuites judiciaires à leur encontre », a dénoncé l'avocat.

« Répression accrue »

Leur détention avait suscité dès mardi soir un grand émoi parmi leurs confrères et déclenché une vague de protestation sur les réseaux sociaux.

Mercredi, dans une note interne obtenue par l'AFP, la direction de France Médias Monde, groupe qui chapeaute RFI et France 24, avait dit travailler « sans relâche afin d’obtenir leur libération ».

« Nous tenons, bien évidemment, à apporter tout notre soutien à nos confrères injustement arrêtés », était-il encore écrit.

Ramdane Rahmouni avait contribué à « l’entretien avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune le 4 juillet dernier », selon France 24 - entretien consacré aux turbulentes relations franco-algériennes et à la question mémorielle.

Cette affaire survient au moment où s'amorce un rapprochement entre l'Algérie et l'ancienne puissance coloniale sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », en vue selon Paris de favoriser « la réconciliation entre les peuples français et algérien ».

Elle s'inscrit également dans un contexte de « répression accrue de la liberté de la presse en Algérie », selon les organisations de défense des droits humains.

Les arrestations de Moncef Aït Kaci et Ramdane Rahmouni interviennent « après celles de Khaled Drareni, notre correspondant et celui de TV5, incarcéré depuis quatre mois et dont nous réclamons la libération », a relevé RSF. 

Devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, Khaled Drareni, directeur du site Casbah Tribune, en détention depuis la fin mars, doit être jugé lundi prochain.

Il est accusé « d'incitation à un attroupement non armé et d'atteinte à l'intégrité du territoire national » après avoir couvert début mars à Alger une manifestation du Hirak, le mouvement populaire antirégime qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an, jusqu'à sa suspension en raison de l'épidémie de Covid-19.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Short Url
  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Short Url
  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Short Url
  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.